JavaScript is required
Accueil
Stéphane Galais : "On doit faire en sorte que les prix payés aux paysans ne soient pas en dessous des coûts de production"

Stéphane Galais : "On doit faire en sorte que les prix payés aux paysans ne soient pas en dessous des coûts de production"

Un article rédigé par Julie Rolland - le 30 janvier 2024 - Modifié le 30 janvier 2024
Grand invité régionalStéphane Galais :"on doit faire en sorte que les prix payés aux paysans ne soient pas en dessous des coûts de production"

Ce mardi 30 janvier, les représentants de la Confédération paysanne seront reçus par le Premier ministre. Pour Stéphane Galais, éleveur en Ille-et-Vilaine et secrétaire national du syndicat agricole, les mesures annoncées jusque là par le gouvernement ne sont pas de nature à permettre des changements structurels.

La Confédération paysanne réclame la sortie des accords de libre-échange. © Julie RollandLa Confédération paysanne réclame la sortie des accords de libre-échange. © Julie Rolland

"Il faut qu'on change de modèle, d'orientations", lance Stéphane Galais. L'éleveur breton marque là sa distinction, comme pour rappeler que s'il partage la colère qui s'exprime depuis le début de la mobilisation agricole, il y a des différences avec les autres organisations syndicales comme la FNSEA et la Coordination rurale.

"Depuis des années, on rappelle que la problématique, c'est la captation de la valeur ajoutée, du travail des paysans par l'agro-industrie et que c'est ça le coeur du problème avec la libéralisation des échanges et la marchandisation de l'agriculture", explique l'éleveur. Et d'ajouter, "détricoter les mesures agroenvironnementales comme le propose la FNSEA, ça ne nous paraît pas être la solution prioritaire".

Des mesures pas suffisamment structurelles

La Confédération paysanne a choisi d'appeler à la poursuite de la mobilisation, malgré les premières mesures annoncées par Gabriel Attal, vendredi dernier en Haute-Garonne. "Il y a des mesures qui vont dans le bon sens [...] mais ce sont des réponses à très court terme, et pas des réponses réellement structurelles, pour orienter correctement l'avenir de l'agriculture", regrette le secrétaire national. "On doit faire en sorte que les prix payés aux paysans ne soient pas en dessous des coûts de production".

Une nouvelle rencontre avec Gabriel Attal ce mardi

Avec les autres membres du syndicat, Stéphane Galais espère faire avancer les choses. Ce mardi, les représentants de la Confédération paysanne seront reçus par le locataire de Matignon.
Parmi les requêtes de l'éleveur, deux priorités : améliorer les revenus agricoles "en faisant respecter la loi Egalim sur les rapports de forces avec les transformateurs et distributeurs" et sortir des accords de libre-échange "mortifères pour les paysans puisqu'on importe des produits en dessous des coûts de production"

Actualité
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
Grand invité régional
Actualité
Découvrir cette émission
Cet article vous a plu ? Partagez-le :

Pour aller plus loin

Suivez l’actualité nationale et régionale chaque jour

Votre Radio vit grâce à vos dons

Nous sommes un média associatif et professionnel.
Pour préserver la qualité de nos programmes et notre indépendance, nous comptons sur la mobilisation  de tous nos auditeurs. Vous aussi participez à son financement !

Faire un don
Qui sommes-nous ?

RCF NOTRE DAME, la radio chrétienne.

RCF NOTRE DAME est née de la rencontre de deux grandes voix de la radio chrétienne en France : RCF et Radio Notre Dame.

Écoutée chaque semaine par 1 350 000 personnes, RCF NOTRE DAME propose une information rigoureuse, des débats exigeants et des programmes qui donnent du sens. Le réseau rassemble 65 radios locales et diffuse ses programmes sur 270 fréquences en France et en Belgique.

Reconnues d'intérêt général, les radios associatives du réseau RCF NOTRE DAME vivent essentiellement grâce aux dons de leurs auditeurs.