[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":12,"visual":13,"radios":15,"episode":27,"category":51,"body":57},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fspeculation-financiere-si-on-ny-croit-plus-le-systeme-seffondre-explique","25413","Spéculation financière: \"si on n’y croit plus, le système s’effondre\" explique Pierre-Yves Gomez","Comment le capitalisme a-t-il évolué ces dix dernières années ? Entre financiarisation et digitalisation, la logique capitaliste s’est immiscée insidieusement dans notre quotidien.","24 juin 2021","20:04","2021-06-24T20:04:59+02:00","16 octobre 2019",{"url":14,"alt":14,"url_carre":14,"alt_carre":14},"",[16],{"id":17,"name":18,"code":19,"shortname":20,"liveURL":21,"alias":22,"region":23,"channelId":26},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":24,"name":25},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":28,"type":29,"title":30,"digas":31,"published":12,"datetime":32,"description":8,"url_linked_article":5,"presenters":33,"visual":35,"show":38,"duration":44,"radios":45,"audio_file":48,"rolls":49},"80967","episode","Spéculation financière: si on n’y croit plus, le système s’effondre explique Pierre-Yves Gomez","PR-15487","2019-10-16T08:10:00+02:00",[34],"Stéphanie Gallet",{"alt":36,"url":37,"url_carre":14,"copyright":14},"©RCF","https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2023-08\u002FL%27invit%C3%A9%20de%20la%20matinale.png.webp",{"id":39,"title":40,"alias":41,"visual":42,"description":43},"6708","L'Invité de la Matinale","\u002Factualite\u002Fle-grand-invite-de-lamatinalercf",{"url":37,"alt":36,"url_carre":14,"alt_carre":14},"\u003Cp>Chaque matin, Pierre-Hugues Dubois reçoit une personnalité au cœur de l’actualité nationale ou internationale. Décryptage singulier de notre monde et de ses enjeux, mais aussi découverte d’un parcours, d’un engagement. Au cœur de la grande session d’information du matin, une rencontre quotidienne pour prendre de la hauteur avec bienveillance et pour donner du sens à l’information.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n","720000",[46],{"id":17,"name":18,"code":19,"shortname":20,"liveURL":21,"alias":22,"region":47,"channelId":26},{"id":24,"name":25},"https:\u002F\u002Faudio.audiomeans.fr\u002Fguid\u002F{source_code}\u002F\u002F84515fd5c76f22338dd4f466c1ef5611224925f5b893fd5145c69c96f0e3f967.mp3",{"podcast_not_roll":50},false,{"id":52,"type":53,"name":54,"alias":55,"description":56},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[58],{"id":59,"target_paragraph_type":60,"target_wysiwyg":61},"39387","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>Dans son dernier essai, Pierre-Yves Gomez &eacute;tudie le fonctionnement du capitalisme contemporain.\u003C\u002Fstrong> \"\u003Cem>L&rsquo;esprit du capitalisme est rus&eacute;, plus fin que l&rsquo;on imagine. Mais dans son double sens, malin veut aussi dire que le capitalisme produit des cons&eacute;quences qui sont malignes. Je laisserai le lecteur trancher\u003C\u002Fem>\" explique Pierre-Yves Gomez, &eacute;conomiste, enseignant &agrave; l&rsquo;EM Lyon, sp&eacute;cialiste du travail et des liens dans l&rsquo;entreprise, auteur de \u003Ca href=\"https:\u002F\u002Fwww.editionsddb.fr\u002Flivre\u002Ffiche\u002Fl-esprit-malin-du-capitalisme-9782220096261\">\"L&rsquo;esprit malin du capitalisme\" (&eacute;d. DDB)\u003C\u002Fa>.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Ch2>Le capitalisme insidieux\u003C\u002Fh2>\u003Cp>Ce livre fait r&eacute;f&eacute;rence au grand livre de Max Weber, \"l&rsquo;esprit du capitalisme\". \"\u003Cem>C&rsquo;est un livre du d&eacute;but du XX&egrave;me si&egrave;cle qui montrait qu&rsquo;il y avait un lien entre les valeurs chr&eacute;tiennes et l&rsquo;&eacute;mergence du capitalisme. Le livre a &eacute;t&eacute; tr&egrave;s critiqu&eacute; mais elle a instaur&eacute; dans l&rsquo;espace intellectuel l&rsquo;id&eacute;e que les mentalit&eacute;s, les id&eacute;es, les croyances, permettent ou non de d&eacute;velopper l&rsquo;&eacute;conomie. Dans mon livre j&rsquo;essaie de montrer l&rsquo;inverse. \u003Cstrong>C&rsquo;est le d&eacute;veloppement de l&rsquo;&eacute;conomie qui produit des croyances, des mentalit&eacute;s, et un esprit qui peut &ecirc;tre malin\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fem>\u003Cstrong>\" ajoute-t-il.\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Le capitalisme est insidieux. A notre insu, nous sommes devenus des micro-capitalistes, lance l&rsquo;&eacute;conomiste. \"\u003Cem>Quand on travaille, on est &eacute;valu&eacute; sur ses performances, et on va avoir des primes individuelles. Dans mon travail, je vais trouver du sens au fait de r&eacute;aliser mes objectifs. Je valorise mon capital personnel, qui a un prix, la prime. Quand on est consommateur, je vais aussi valoriser mes avoirs. Au lieu de pr&ecirc;ter une chambre d&rsquo;amis, je vais la louer sur AirBnb. Au lieu de prendre un autostoppeur, je vais passer par Blablacar etc.\u003Cstrong> Petit &agrave; petit, je deviens un micro-capitaliste, par extension et sans l&rsquo;avoir voulu. C&rsquo;est insidieux\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fem>\u003Cstrong>\" analyse Pierre-Yves Gomez.\u003C\u002Fstrong>\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\"On a besoin d'y croire\"\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Dans le d&eacute;veloppement r&eacute;cent du capitalisme, Pierre-Yves Gomez distingue deux &eacute;tapes&nbsp;: la financiarisation et la digitalisation. \u003C\u002Fstrong>\"\u003Cem>En 1974, une d&eacute;cision qui para&icirc;t anodine consiste &agrave; demander aux fonds de pension am&eacute;ricains de placer les cotisations des &eacute;pargnants en Bourse pour de bonnes raisons. Ce qui a entra&icirc;n&eacute; une transformation radicale de l&rsquo;&eacute;conomie. Des milliards de dollars ont &eacute;t&eacute; entrain&eacute;s sur les march&eacute;s financiers. Les 10.000 entreprises cot&eacute;es ont absorb&eacute; cet argent. C&rsquo;est alors la fin de la finance au service des entreprises, tout le syst&egrave;me de production se financiarise\u003C\u002Fem>\" rappelle-t-il.\u003C\u002Fp>\u003Cp>En 2008, c&rsquo;est la crise des subprimes. On croit que le capitalisme s&rsquo;effondre, mais il n&rsquo;en est rien. Tout repart. Pour que la financiarisation fonctionne, il faut de la sp&eacute;culation. \"\u003Cem>Pour que la sp&eacute;culation fonctionne, il faut que tout le monde y croit. En 2010, on injecte dans l&rsquo;&eacute;conomie des milliards d&rsquo;euros, et on va trouver un relai de croyance, un nouvel espace de sp&eacute;culation, la digitalisation. On croit alors que le digital va tout changer. Ce sont d&rsquo;&eacute;normes investissements pour tout changer, mais peu de cr&eacute;ation de valeur. \u003Cstrong>On d&eacute;truit beaucoup plus de valeur qu&rsquo;on n&rsquo;en cr&eacute;e. On survalorise car on a besoin d&rsquo;y croire. Si on n&rsquo;y croit plus, le syst&egrave;me s&rsquo;effondre\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fem>\u003Cstrong>\" conclut-il.\u003C\u002Fstrong>\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]