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SNCF. TER. Salaire, suppression de postes, pourquoi les cheminots font grève en Pays de la Loire ?

SNCF. TER. Salaire, suppression de postes, pourquoi les cheminots font grève en Pays de la Loire ?

Un article rédigé par Florian Perray -  - Modifié le 17 novembre 2021

Le trafic TER en Pays de la Loire sera une nouvelle fois fortement perturbé ce mercredi 17 novembre 2021. En cause : un mouvement national réclamant un dégel des salaires des cheminots. Mais une autre grève, plus locale cette fois-ci, touche en ce moment la circulation de vos trains régionaux.

Train SNCF ©Libre de droit - hpgruesenTrain SNCF ©Libre de droit - hpgruesen

Ce mercredi 17 novembre, seulement 1 TER sur 2 devrait rouler en Pays de la Loire. Certains axes seraient plus particulièrement concernés, par exemple, la ligne Nantes-Ancenis-Angers qui devrait pouvoir faire rouler 3 TER sur 10. Le trafic TGV et Intercités, lui, ne sera pas touché par les suppressions de trains.

 

Grève nationale et locale 

L’appel à la grève de ce mercredi 17 novembre a été lancé nationalement par plusieurs syndicats cheminots. Ils réclament un dégel des salaires qui n’ont pas bougé depuis sept ans dans l’entreprise.

Mais parallèlement, un autre mouvement de contestation, plus local, touche également le trafic des TER. Une première journée d’action avait été organisée la semaine dernière, à la fin des vacances de la Toussaint. Les cheminots dénoncent cette fois-ci une dégradation de leurs conditions de travail, liées, selon eux, à la prochaine ouverture à la concurrence du rail dans notre région.

« La SNCF va se présenter à travers une filiale de droit privé, avertit Vincent Graton, conducteur de train TER à Angers et membre du syndicat Sud-Rail, donc le but du jeu c’est que le TER en Pays de la Loire puisse faire un maximum d’économie pour pouvoir se présenter en tant qu’entreprise concurrentielle pour la Région Pays de la Loire. »

 

Une logique qui serait à la base de nombreuses suppressions de postes et donc de la dégradation des conditions de travail des cheminots, notamment, concernant la sécurité.

« Avant, dans les gares, vous aviez des chefs de service, des agents de quai, qui vérifiaient que les voyageurs étaient montés en toute sécurité. Aujourd’hui, toute la charge incombe au conducteur ! » avance le syndicaliste.

 

« On explique à des gens que leur poste ne sert plus à rien »

 

Cette dégradation des conditions de travail ne se limiterait donc pas aux seuls conducteurs de trains.

« On a eu énormément de fermeture de guichets et de gares dans les Pays de la Loire, déplore Vincent Graton, ça veut dire que ce sont des gens qui se retrouvent avec des postes qui n’existent plus ou qui sont déqualifiés. Ça touche à leur rémunération et aussi à leur motivation. On explique à des gens que leur poste, soit ne sert plus à rien, soit va être diminué. »

 

Quatre préavis de grève, sur des revendications locales, ont été déposés par les syndicats.
Les dates et les formes des journées d’action seront fixées lors d’assemblée générale organisée ce mercredi matin.

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