[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"author":7,"title":8,"meta_title":8,"og_title":8,"description":9,"meta_description":9,"og_description":9,"changed":10,"changed_time":11,"full_changed_time":12,"created":13,"visual":14,"radios":18,"category":30,"body":36},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fsecret-des-affaires-un-texte-menacant-pour-la-liberte-dinformer","28885","Florence Gault","Secret des affaires: un texte menaçant pour la liberté d'informer","​Une semaine avant le Sénat, l’Assemblée nationale doit définitivement adopter jeudi 14 juin le texte sur le secret des affaires, pour lutter contre l’espionnage industriel.","15 juin 2018","13:56","2018-06-15T13:56:18+02:00","14 juin 2018",{"url":15,"alt":16,"url_carre":17,"alt_carre":17},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fsecret-3037639_640.jpg.webp","Pixabay","",[19],{"id":20,"name":21,"code":22,"shortname":23,"liveURL":24,"alias":25,"region":26,"channelId":29},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":27,"name":28},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":31,"type":32,"name":33,"alias":34,"description":35},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[37],{"id":38,"target_paragraph_type":39,"target_wysiwyg":40},"42859","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>Ce texte cr&eacute;e un droit g&eacute;n&eacute;ral au secret pour les entreprises qui leur permet de poursuivre quiconque obtiendrait, utiliserait ou publierait une information interne qu&rsquo;elle consid&egrave;re comme relevant du secret d&rsquo;affaires. \u003C\u002Fstrong>Un texte mena&ccedil;ant pour la libert&eacute; de la presse et pour les lanceurs d&rsquo;alerte. C&rsquo;est du moins l&rsquo;avis du collectif Stop Secrets d&rsquo;affaires. Le CCFD Terre Solidaire fait partie de ce collectif.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Ch2>Cela fait des mois que vous interpellez le public sur les risques que repr&eacute;sente ce texte. Pourquoi dites-vous non &agrave; la transposition de la directive europ&eacute;enne sur le secret des affaires&nbsp;?\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>\"\u003C\u002Fstrong>\u003Cem>\u003Cstrong>Nous sommes un collectif de 52 organisations et syndicats.\u003C\u002Fstrong> Nous avons publi&eacute; une p&eacute;tition en ligne qui a rassembl&eacute; 500.000 signatures. Ce que le collectif dit, c&rsquo;est qu&rsquo;il ne faut pas que le secret devienne la r&egrave;gle, comme le veut cette loi. Cette loi nous explique que tout ce qui rev&ecirc;t une valeur commerciale potentielle ou effective doit &ecirc;tre prot&eacute;g&eacute; par le secret des affaires et ne peut pas &ecirc;tre divulgu&eacute; &agrave; quelques exceptions pr&egrave;s. Cela introduit une culture du secret o&ugrave; la libert&eacute; et la transparence sont des exceptions. Nous demandons un renversement de la charge de la preuve\u003C\u002Fem>\" explique&nbsp;Swann Bommier, charg&eacute; de plaidoyer au CCFD.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>Tout le probl&egrave;me porte sur la d&eacute;finition du secret d&rsquo;affaires. Si l&rsquo;on prend un des exemples tels que le Mediator ou les Panama papers, que ce serait-il pass&eacute; si cette loi avait &eacute;t&eacute; en vigueur&nbsp;?\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>\"\u003C\u002Fstrong>\u003Cem>\u003Cstrong>A partir du moment o&ugrave; une personne va publier une information qui a une valeur commerciale effective ou potentielle\u003C\u002Fstrong>, quasiment toute information dans une entreprise rentre dans cette cat&eacute;gorie, l&rsquo;entreprise peut attaquer en justice en demandant des dommages et int&eacute;r&ecirc;ts. A ce moment-l&agrave;, il va falloir d&eacute;montrer que l&rsquo;on tombe dans les exceptions pr&eacute;vues par le texte, et de prouver notre bonne foi. Ce que les ONG, les syndicats et les journalistes demandent, c&rsquo;est que ce n&rsquo;est pas &agrave; nous de d&eacute;montrer notre bonne foi, mais bien &agrave; l&rsquo;entreprise, dans un but de concurrence ill&eacute;gitime\u003C\u002Fem>\" pr&eacute;cise-t-il.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>Le texte va &ecirc;tre adopt&eacute;. De quelle marge de man&oelig;uvre disposez-vous encore&nbsp;?\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>\"\u003C\u002Fstrong>\u003Cem>\u003Cstrong>C&rsquo;est une victoire aujourd&rsquo;hui d&rsquo;en arriver l&agrave; car ce vote final &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e et au S&eacute;nat ne va pas passer comme une lettre &agrave; La Poste. \u003C\u002Fstrong>On peut imaginer que le pr&eacute;sident ou le Premier ministre ne valident pas cette loi en derni&egrave;re instance. Il y a bien &eacute;videmment des recours possibles devant le Conseil constitutionnel ou devant la CEDH. On a encore beaucoup de moyens m&ecirc;me si &agrave; chaque fois que le texte franchit une &eacute;tape, les moyens d&rsquo;opposition se restreignent. Mais on ne s&rsquo;avoue pas vaincu. Que ce texte soit en vigueur ou non, il faut que la libert&eacute; d&rsquo;informer prime\u003C\u002Fem>\" conclut Swann Bommier.\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]