[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":12,"visual":13,"radios":15,"episode":27,"category":50,"body":56},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Frana-plaza-cinq-ans-apres-les-entreprises-ontelles-tire-des-lecons","29234","Rana Plaza: cinq ans après, les entreprises ont-elles tiré des leçons?","Focus sur le Rana Plaza, cinq ans après le drame, et sur les conséquences de cet accident qui a dévoilé la responsabilité de certaines entreprises dans les pays en voie de développement.","27 juin 2021","20:04","2021-06-27T20:04:46+02:00","24 avril 2018",{"url":14,"alt":14,"url_carre":14,"alt_carre":14},"",[16],{"id":17,"name":18,"code":19,"shortname":20,"liveURL":21,"alias":22,"region":23,"channelId":26},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":24,"name":25},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":28,"type":29,"title":7,"digas":30,"published":12,"datetime":31,"description":8,"url_linked_article":5,"presenters":32,"visual":34,"show":37,"duration":43,"radios":44,"audio_file":47,"rolls":48},"81956","episode","UAC-38479","2018-04-24T08:10:00+02:00",[33],"Stéphanie Gallet",{"alt":35,"url":36,"url_carre":14,"copyright":14},"©RCF","https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2023-08\u002FL%27invit%C3%A9%20de%20la%20matinale.png.webp",{"id":38,"title":39,"alias":40,"visual":41,"description":42},"6708","L'Invité de la Matinale","\u002Factualite\u002Fle-grand-invite-de-lamatinalercf",{"url":36,"alt":35,"url_carre":14,"alt_carre":14},"\u003Cp>Chaque matin, Pierre-Hugues Dubois reçoit une personnalité au cœur de l’actualité nationale ou internationale. Décryptage singulier de notre monde et de ses enjeux, mais aussi découverte d’un parcours, d’un engagement. Au cœur de la grande session d’information du matin, une rencontre quotidienne pour prendre de la hauteur avec bienveillance et pour donner du sens à l’information.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n","720000",[45],{"id":17,"name":18,"code":19,"shortname":20,"liveURL":21,"alias":22,"region":46,"channelId":26},{"id":24,"name":25},"https:\u002F\u002Fpodcast-prep.rcf.fr\u002FRCFNational\u002FRCFNational_GRANINVITE_20180424.mp3",{"podcast_not_roll":49},false,{"id":51,"type":52,"name":53,"alias":54,"description":55},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[57],{"id":58,"target_paragraph_type":59,"target_wysiwyg":60},"43208","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>Il y a cinq ans, au Bengladesh, l&rsquo;immeuble du Rana Plaza s&rsquo;effondrait, provoquant la mort de 1138 ouvriers, et faisant plus de 2000 bless&eacute;s parmi les 5000 personnes qui travaillaient dans les entreprises textiles regroup&eacute;es dans cet immeuble de huit &eacute;tages.\u003C\u002Fstrong>\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Ch2>\"Un plancher social et environnemental\"\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Dans les d&eacute;combres, on a retrouv&eacute; des &eacute;tiquettes de grandes marques occidentales&nbsp;: Auchan, Benetton, Cama&iuml;eu, H&amp;M, Mango ou encore Primark. \u003C\u002Fstrong>Un drame &agrave; part dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;industrie textile. \"\u003Cem>Il faut se rendre compte que c&rsquo;est l&rsquo;un des drames qui a entach&eacute; l&rsquo;ann&eacute;e 2013. Il y en a eu beaucoup avant. Mais ce que celui-l&agrave; a de particulier, c&rsquo;est le nombre de morts qu&rsquo;il y a eu. C&rsquo;&eacute;tait une catastrophe industrielle par son ampleur, mais aussi par la lumi&egrave;re crue que cela a jet&eacute; sur les v&ecirc;tements que nous portons, et les liens entre les consommateurs dans les pays occidentaux, et les conditions de travail des personnes qui sont inclues dans ces cha&icirc;nes de sous-traitance mondiale\u003C\u002Fem>\" explique&nbsp;Swann Bommier, docteur en sciences politiques, sp&eacute;cialiste de la responsabilit&eacute; des acteurs priv&eacute;s dans les questions de d&eacute;veloppement, membre du CCFD Terre Solidaire.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Un sujet qui met &eacute;videmment en lumi&egrave;re les d&eacute;rives de la mondialisation.\u003C\u002Fstrong>&nbsp;\"\u003Cem>On a une cha&icirc;ne de sous-traitance mondiale. Plus de 60 % du commerce international est intra-firmes. Les produits sont des composants ou des sous-produits qui vont ensuite &ecirc;tre assembl&eacute;s. Et dans cette cha&icirc;ne de valeur mondiale, on ne peut pas &ecirc;tre &agrave; l&rsquo;abri de violation des droits de l&rsquo;homme, des droits environnementaux, et il s&rsquo;agit aujourd&rsquo;hui de r&eacute;ussir &agrave; mettre un plancher social et environnemental pour s&rsquo;assurer que les produits que nous achetons sont faits dans de bonnes conditions\u003C\u002Fem>\" ajoute ce sp&eacute;cialiste.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>Des progr&egrave;s en demi-teinte\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Au lendemain de cette catastrophe, les syndicats et les associations de d&eacute;fense des droits humains se sont mobilis&eacute;s pour obtenir l&rsquo;indemnisation des victimes et la s&eacute;curisation des usines dans ce pays. \"\u003C\u002Fstrong>\u003Cem>Sur l&rsquo;indemnisation des victimes, cela a &eacute;t&eacute; un combat extr&ecirc;mement long puisque les marques ont tout d&rsquo;abord dit que ce n&rsquo;&eacute;tait pas leur responsabilit&eacute; mais celle de leurs sous-traitants. Il a fallu plusieurs ann&eacute;es de bataille pour que le fonds d&rsquo;indemnisation des victimes soit abond&eacute; par ces entreprises, qui ne l&rsquo;ont pas fait de fa&ccedil;on compl&egrave;te. Les victimes garderont des s&eacute;quelles toute leur vie et ont re&ccedil;u 1800 euros de d&eacute;dommagement alors que ces personnes sont en incapacit&eacute; de travailler pour le restant de leurs jours\u003C\u002Fem>\" pr&eacute;cise Swann Bommier.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Sur la s&eacute;curisation des usines textiles en revanche, il y a eu du progr&egrave;s. \"\u003C\u002Fstrong>\u003Cem>Il y a eu un accord appel&eacute; Bengladesh Accord, propos&eacute; par l&rsquo;OIT, des ONG internationales ainsi que des syndicats pour permettre de meilleurs audits des b&acirc;timents. Cet accord &eacute;tait propos&eacute; depuis de nombreuses ann&eacute;es mais les entreprises ne voulaient pas le signer car elles le trouvaient trop contraignant. A la suite du Rana Plaza, l&rsquo;&eacute;motion et la pression &eacute;taient telles que de nombreuses entreprises ont sign&eacute; cet accord, pour couvrir 1600 usines, et deux millions de travailleurs. Cet accord a vis&eacute; &agrave; identifier les travaux n&eacute;cessaires pour &eacute;viter d&rsquo;&eacute;viter une nouvelle catastrophe\u003C\u002Fem>\" lance encore Swann Bommier.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>Consommer diff&eacute;remment\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>En France, il y a moins d&rsquo;un an, a &eacute;t&eacute; adopt&eacute;e une loi historique, sur le devoir de vigilance des entreprises.\u003C\u002Fstrong>&nbsp;\"\u003Cem>Elle a &eacute;t&eacute; adopt&eacute;e en mars 2017. Ce fut un processus extr&ecirc;mement long. C&rsquo;est la premi&egrave;re loi au monde &agrave; rendre les entreprises responsables de leur impact tout au long des cha&icirc;nes de valeur et ce aussi bien sur les droits humaines, et environnementaux avec l&rsquo;id&eacute;e que le commanditaire final est responsable\u003C\u002Fem>\" explique-t-il. Aujourd&rsquo;hui, ces entreprises doivent r&eacute;aliser des plans de vigilance, pour montrer comment elles g&egrave;rent les risques en vue de les minimiser.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Aujourd&rsquo;hui pourtant, ces grandes marques n&rsquo;ont pas chang&eacute; leur mod&egrave;le &eacute;conomique.\u003C\u002Fstrong>&nbsp;\"\u003Cem>On a aujourd&rsquo;hui un ph&eacute;nom&egrave;ne qui s&rsquo;appelle fast fashion. Les collections changent extr&ecirc;mement rapidement. Les gens sont de plus en plus incit&eacute;s &agrave; changer leur garde-robe, sans m&ecirc;me que leurs habits soient us&eacute;s. On voit une acc&eacute;l&eacute;ration du processus de la mode, avec une course vers des prix de plus en plus bas, ce qui se traduit par des conditions de travail d&eacute;grad&eacute;es pour les personnes qui travaillent dans les cha&icirc;nes de sous-traitance\u003C\u002Fem>\" conclut Swann Bommier.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Face &agrave; cela, les consommateurs peuvent agir&nbsp;: opter pour une mode plus lente, ne pas gaspiller, ne pas jeter trop vite. \u003C\u002Fstrong>Choisir o&ugrave; l&rsquo;on ach&egrave;te ses v&ecirc;tements. Consommer de mani&egrave;re plus responsable en somme.\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]