[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":9,"visual":12,"radios":16,"category":28,"body":34},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fquand-la-finance-solidaire-met-a-distance-la-brutalite-du-toujours-plus","27882","Quand la finance solidaire met à distance la brutalité du \"toujours plus\"","Du 5 au 12 novembre c'est la Semaine de la finance solidaire. Le P. Bernard Devert livre sa réflexion sur la progression de l'économie solidaire en France et y voit une raison d'espérer.","12 novembre 2018","16:29","2018-11-12T16:29:24+01:00",{"url":13,"alt":14,"url_carre":15,"alt_carre":15},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fpere_bernard_devert_v_29.jpg.webp","DR - Père Bernard Devert","",[17],{"id":18,"name":19,"code":20,"shortname":21,"liveURL":22,"alias":23,"region":24,"channelId":27},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":25,"name":26},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":29,"type":30,"name":31,"alias":32,"description":33},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[35],{"id":36,"target_paragraph_type":37,"target_wysiwyg":38},"41856","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>La finance est omnipr&eacute;sente et omnipuissante.\u003C\u002Fstrong> Ne parle-t-on pas fort justement de la financiarisation de l&rsquo;&eacute;conomie ? Tout est financier. Dans ce contexte, quelle place a l&rsquo;&eacute;conomie solidaire dont il faut reconna&icirc;tre qu&rsquo;elle reste tr&egrave;s discr&egrave;te (trop) alors qu&rsquo;elle a une r&eacute;elle efficience sur le plan social ? Sans l'&eacute;pargne solidaire, que de familles tr&egrave;s fragilis&eacute;es n&rsquo;auraient pas trouv&eacute; de toit, ou encore que de personnes en recherche d&rsquo;un emploi n&rsquo;auraient pu l&rsquo;obtenir. Aussi, comment ne pas saluer la pr&eacute;sente Semaine de la finance solidaire (du 5 au 12 novembre 2018), un temps pr&eacute;cieux pour mieux la faire conna&icirc;tre. Il y a urgence, son d&eacute;veloppement, sans conteste, r&eacute;duit de graves iniquit&eacute;s.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\n\u003Cstrong>L'&Eacute;conomie sociale et solidaire (ESS) n&rsquo;est pas une niche, \u003C\u002Fstrong>pas davantage une forme marginale de l&rsquo;&eacute;conomie au motif qu&rsquo;elle sert, par priorit&eacute;, la cause de ceux qui sont aux marges. Quel en est le carburant ? La solidarit&eacute;. Elle est surtout celle de salari&eacute;s&nbsp;: plus d&rsquo;un million, en concertation avec leurs entreprises, investissent au titre de l&rsquo;&eacute;pargne salariale solidaire&nbsp;; ils sont les premiers investisseurs de cette &eacute;conomie.&nbsp;Quelle belle raison d&rsquo;esp&eacute;rer, ceux qui b&eacute;n&eacute;ficient d&rsquo;une s&eacute;curit&eacute; avec l&rsquo;emploi se pr&eacute;occupent de ceux qui sont en grande vuln&eacute;rabilit&eacute; pour ne pas avoir de toit.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\n\u003Cstrong>L&rsquo;&eacute;conomie solidaire est en constante progression&nbsp;:\u003C\u002Fstrong> 10, 5% de l&rsquo;emploi en France et 14% de l&rsquo;emploi priv&eacute;. L'&eacute;pargne solidaire a atteint en 2017 un encours de 11,5 milliards d&rsquo;euros (+ 18,3% par rapport &agrave; 2016).&nbsp;Cette nouvelle &eacute;conomie suscite un r&eacute;el int&eacute;r&ecirc;t pour &ecirc;tre porteuse de sens de par son attention &agrave; faire &eacute;merger des orientations corrigeant de graves fractures soci&eacute;tales. Comment ne pas observer que, l&agrave; o&ugrave; on injecte de la solidarit&eacute; dans l&rsquo;&eacute;conomie, on assiste &agrave; des transformations qui impactent le \"vivre ensemble\".&nbsp;\u003Cp>\u003Cstrong>La finance solidaire fait &eacute;cole. \u003C\u002Fstrong>Elle interroge d&eacute;sormais le champ &eacute;conomique via l&rsquo;entrepreneuriat social. Le vote de la loi Pacte facilite la cr&eacute;ation d&rsquo;entreprises dont l&rsquo;objet n&rsquo;est pas seulement de se r&eacute;unir pour se r&eacute;partir des b&eacute;n&eacute;fices mais pour les affecter &agrave; des programmes de lutte contre la pauvret&eacute; et la mis&egrave;re. Un autrement se fait jour qui n&rsquo;&eacute;chappe pas &agrave; l'attention d'&eacute;tudiants qui, sortis des grandes &eacute;coles - mais pas seulement - entendent participer &agrave; des entreprises contribuant &agrave; &ecirc;tre proches des oubli&eacute;s et des rejet&eacute;s de la soci&eacute;t&eacute;.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\n\u003Cstrong>Cette &eacute;conomie, cr&eacute;atrice d&rsquo;un avenir, na&icirc;t d&rsquo;une sagesse mettant &agrave; distance la brutalit&eacute; du \"toujours plus\" et du \"tout, tout de suite\". \u003C\u002Fstrong>La recherche de ce qui est juste, &eacute;quilibr&eacute;, t&eacute;moigne de la volont&eacute; de construire un monde plus attentif au bien commun.&nbsp;La qualit&eacute; de vie ne d&eacute;pend pas seulement de la possession de biens mais d&rsquo;une vigilance &agrave; des partages cr&eacute;atifs. Alors, les cupidit&eacute;s et f&eacute;brilit&eacute;s s&rsquo;estompent pour faire place &agrave; des valeurs qui rassemblent.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\n\u003Cstrong>Ce samedi, je rencontrais dans un jardin public une famille de quatre enfants de 12 ans &agrave; quatre ans, sans domicile. \u003C\u002Fstrong>Le p&egrave;re dispose d&rsquo;un contrat de travail &agrave; dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e de 24 heures par semaine. Surgit un petit gar&ccedil;on de quatre ou cinq ans &agrave; la t&ecirc;te blonde, manifestement d&rsquo;un milieu ais&eacute;, qui aura ces mots&nbsp;: \"Je veux partager &agrave; l&rsquo;enfant.\"&nbsp;Je me retourne et m&rsquo;adresse &agrave; sa m&egrave;re&nbsp;: \u003Cem>\"Ee me remerciez pas,\u003C\u002Fem> me dit-elle, \u003Cem>nous avons parl&eacute; de ce foyer sans domicile &agrave; notre table familiale ; notre plus jeune fils a tenu &agrave; exprimer &agrave; l&rsquo;enfant de son &acirc;ge un signe chaleureux.\"&nbsp;\u003C\u002Fem>Je ne peux m&rsquo;emp&ecirc;cher de voir dans la spontan&eacute;it&eacute; de ce geste, le signe d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; qui s&rsquo;&eacute;veille pour refuser la mis&egrave;re qui d&eacute;truit. La finance solidaire, prenant en compte une part de gratuit&eacute;, est l&rsquo;un des leviers d&eacute;cisifs pour la combattre.&nbsp;Si parfois les march&eacute;s d&eacute;crochent, la finance solidaire, avec une constante d&eacute;termination, s&rsquo;accroche &agrave; cr&eacute;er des espaces plus lumineux&nbsp;; rejoignons-l&agrave;.\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]