JavaScript is required
Accueil
Présidentielle: les Iraniens sont appelés aux urnes

Présidentielle: les Iraniens sont appelés aux urnes

 - Modifié le 1 juillet 2021
L'Invité de la MatinalePrésidentielle: les Iraniens sont appelés aux urnes
Les enjeux de l'élection avec la sociopolitologue Azadeh Kian, professeur à l'université Paris Diderot. Elle est l'invitée de Florence Gault.
podcast image par défaut

Vendredi 19 mai, les Iraniens sont appelés aux urnes. L’élection d’Hassan Rohani il y a quatre ans avait soulevé l’enthousiasme mais celui que l’on présentait alors comme le président des droits de l’homme a déçu à bien des égards. Le guide suprême iranien a appelé ses compatriotes à se mobiliser lors de la présidentielle de ce vendredi, pour afficher face aux ennemis leur calme et leur détermination.

 

L'Iran peut-il basculer dans le camp conservateur ?

Cette année, l’Iran pourrait basculer de nouveau dans le camp conservateur. "La question principale qui se pose est de savoir si le président sortant pourra se faire réélire et continuer ses réformes, y compris l’ouverture vers le monde extérieur et notamment vers l’Europe, ou si finalement son rival parviendra à se faire élire grâce à son soutien auprès du guide et des gardiens de la révolution. Auquel cas le pays aura bien évidemment un autre avenir" explique la sociopolitologue Azadeh Kian, professeur à l'université Paris Diderot.

Elle ajoute que "le président n’est que le chef du gouvernement alors que le guide est le chef de l’Etat. Il a sous son contrôle les forces armées. En même temps, selon la Constitution de la République islamique, le président a beaucoup de pouvoirs. Notamment celui de pouvoir constituer son gouvernement. Ce qu’on a pu constater durant la campagne électorale, c’est que Monsieur Rohani a attaqué et critiqué les trois institutions qui sont sous le contrôle du guide. C’est totalement inédit. Le président Rohani remet actuellement en question les prérogatives du guide."

 

Le rival de Rohani, baptisé l'ayatollah de la mort

Le rival d’Hassan Rohani, Ebrahim Raisi, faisait partie de l’équipe qui a voté en faveur de l’exécution de 4 000 prisonniers politiques en 1988. "On l’appelle de ce fait l’ayatollah de la mort. Il a toujours continué à servir dans le judiciaire. Il a ordonné beaucoup d’exécutions. L’an dernier, il a été nommé à la tête de la fondation la plus riche d’Iran. De ce fait, il a à sa disposition des milliards de dollars qu’il n’hésite pas à utiliser dans le cadre de sa campagne" précise Azadeh Kian.

On dit que le président sortant a toutes les chances d’être réélu. Pourtant il a déçu à bien des égards. Azadeh Kian ne pense cependant pas que l’Iran pourrait rebasculer dans le camp conservateur. "Les déçus de Rohani ont vu un candidat ultraconservateur qui ont pour projet d’opérer des régressions. Maintenant, la craint de l’électorat est que si Raisi se fait élire, ce sera sûrement sur le compte de fraudes électorales" conclut-elle.

©RCF
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
L'Invité de la Matinale
©RCF
Découvrir cette émission
Cet article vous a plu ? Partagez-le :

Votre Radio vit grâce à vos dons

Nous sommes un média associatif et professionnel.
Pour préserver la qualité de nos programmes et notre indépendance, nous comptons sur la mobilisation  de tous nos auditeurs. Vous aussi participez à son financement !

Faire un don
Qui sommes-nous ?

RCF NOTRE DAME, la radio chrétienne.

RCF NOTRE DAME est née de la rencontre de deux grandes voix de la radio chrétienne en France : RCF et Radio Notre Dame.

Écoutée chaque semaine par 1 350 000 personnes, RCF NOTRE DAME propose une information rigoureuse, des débats exigeants et des programmes qui donnent du sens. Le réseau rassemble 65 radios locales et diffuse ses programmes sur 270 fréquences en France et en Belgique.

Reconnues d'intérêt général, les radios associatives du réseau RCF NOTRE DAME vivent essentiellement grâce aux dons de leurs auditeurs.