[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"author":7,"title":8,"meta_title":8,"og_title":8,"description":9,"meta_description":9,"og_description":9,"published":10,"published_time":11,"changed":10,"changed_time":11,"full_changed_time":12,"created":10,"visual":13,"tags":17,"radios":22,"category":34,"body":40},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fpresidentielle-labstention-vatelle-encore-battre-un-record","36731","Clotilde Dumay","Présidentielle : l'abstention va-t-elle (encore) battre un record ?","\u003Cp>Les sondages prévoient un taux d’abstention proche des 30%, pour l’élection présidentielle organisée en avril. Au niveau du record établi en 2002, à un peu plus de 28%.\u003C\u002Fp>\r\n","31 mars 2022","10:00","2022-03-31T10:00:00+02:00",{"url":14,"alt":15,"url_carre":16,"alt_carre":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2023-08\u002FEmmanuel%20Macron%20r%C3%A9%C3%A9lu%20pr%C3%A9sident%20de%20la%20R%C3%A9publique_1.jpg.webp","Drapeau de la France. ©Unsplash","",[18],{"id":19,"label":20,"alias":21},"57030","Présidentielle 2022","\u002Fdossiers\u002Fpresidentielle-2022",[23],{"id":24,"name":25,"code":26,"shortname":27,"liveURL":28,"alias":29,"region":30,"channelId":33},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":31,"name":32},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":35,"type":36,"name":37,"alias":38,"description":39},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[41],{"id":42,"target_paragraph_type":43,"target_wysiwyg":44},"53382","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>À moins de deux semaines du 1e tour prévu le 10 avril, c’est l’autre candidat en tête dans les sondages&nbsp;:\u003C\u002Fstrong> le taux d’abstention, proche des 30% dans les enquêtes d’opinion, à un niveau équivalent à celui d’Emmanuel Macron. Et tout près du record de 28,4% enregistré le 21 avril 2002, lors du 1e tour de la présidentielle. \u003Cem>\"Pour ce type d’élection, il est rare d’avoir un très gros plantage des sondages\"\u003C\u002Fem>, prévient d’emblée le politologue Bruno Cautrès, chercheur au Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof). \u003Cstrong>Paradoxalement, 48,7 millions de personnes sont inscrites sur les listes électorales cette année,\u003C\u002Fstrong> soit 95% des Français en âge de voter. Le nombre d’inscrits a progressé de plus de 800.000 personnes entre mai 2021 et mars 2022.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Ch2>Un vote de plus en plus optionnel\u003C\u002Fh2>\r\n\r\n\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cstrong>D’après Bruno Cautrès, \u003Cem>\"les jeunes générations et les électeurs des classes populaires\"\u003C\u002Fem> devraient davantage s’abstenir, comme c’est le cas à chaque scrutin.\u003C\u002Fstrong> Mais le politologue observe une tendance qui se confirme&nbsp;: \u003Cem>\"une érosion du sentiment du vote comme un devoir civique absolu\"\u003C\u002Fem>. \u003Cem>\"Dans les jeunes générations, s’installe le modèle d’un citoyen plus optionnel qui, en fonction de l’intérêt de l’élection et de l’offre politique, va aller voter ou non,\u003C\u002Fem> précise le politologue. \u003Cem>Même si l’intérêt pour la chose public reste important.\"\u003C\u002Fem>&nbsp;Certains citoyens sont ainsi prêts à s’abstenir pour le 1e tour de la présidentielle, mais à aller voter pour les législatives, ou vice versa.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Ch2>Un rebond de mobilisation à la dernière minute&nbsp;?\u003C\u002Fh2>\r\n\r\n\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cstrong>Une volatilité qui complique davantage encore le travail des sondeurs.\u003C\u002Fstrong> \u003Cem>\"La participation aux élections est socialement bien vue,\u003C\u002Fem> ajoute Guillaume Caline, responsable du pôle Enjeux publics et opinion, chez Kantar Public. \u003Cem>Il y a donc une tendance chez ceux qu’on interroge à surestimer la participation, à dire qu’ils vont se déplacer alors qu’ils ne vont finalement pas le faire. Mais ce que montrent les indicateurs actuellement, c’est que, par rapport à 2017, lorsqu’on pose des questions sur l’intention d’aller se déplacer, on est plutôt en retrait de quelques points. Il y a cinq ans, la mobilisation a progressé dans les dernières semaines.\"\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>Difficile, toutefois, d’imaginer un scénario similaire pour 2022. \u003Cstrong>\u003Cem>\"La guerre en Ukraine parasite la campagne,\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fstrong> \u003Cstrong>reconnaît Guillaume Caline.\u003C\u002Fstrong> \u003Cem>Et puis, les sondages indiquent aujourd’hui un second tour opposant Emmanuel Macron à Marine Le Pen, donc la même configuration qu’il y a cinq ans. Or, la dernière fois que les sondages annonçaient un second tour identique à celui de la présidentielle précédente, c’était en 2002 avec un second tour prévu entre Jacques Chirac et Lionel Jospin, comme en 1995. Et en 2002, il y a eu un faible taux de participation au 1e tour.\"\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Ch2>La crainte de Marine Le Pen et d’Emmanuel Macron\u003C\u002Fh2>\r\n\r\n\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cstrong>L’abstention pourrait en tout cas déstabiliser certaines dynamiques.\u003C\u002Fstrong> \u003Cem>\"Marine Le Pen est particulièrement préoccupée,\u003C\u002Fem> estime le sondeur et politologue Jérôme Sainte-Marie, président de l’institut Pollingvox. \u003Cem>Les listes du Rassemblement national ont été très handicapées par l’abstention record lors des régionales et départementales, puisque beaucoup d’électeurs critiques vis-à-vis de ce qu’ils appellent 'le système' hésitent en permanence entre exprimer un vote de protestation ou ne pas aller voter. \u003Cstrong>Du côté d’Emmanuel Macron, qui a un électorat relativement âgé et qui pourrait donc profiter de la situation, on se préoccupe aussi d’une forme de confiance qui pourrait amener l’électorat à ne pas se déplacer.\"\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fem> Les soutiens du président sortant en ont bien conscience, et misent notamment sur le grand meeting d’Emmanuel Macron, prévu samedi 2 avril, à la Défense Arena, à Paris, pour mobiliser les électeurs.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cstrong>Les Insoumis et Jean-Luc Mélenchon pourraient, en revanche, tirer profit de l’abstention, en adoptant une double stratégie.\u003C\u002Fstrong>&nbsp;\u003Cem>\"D’un côté, il doit mobiliser son électorat puisque trois électeurs sur dix se disent encore qu’ils aimeraient voter pour lui, sans être certains de se déplacer,\u003C\u002Fem> note Antoine Bristielle, directeur de l’Observatoire de l’opinion, à la Fondation Jean Jaurès. \u003Cem>D’un autre côté, il peut espérer un phénomène de vote utile à gauche, avec des électeurs qui se disent que Jean-Luc Mélenchon serait un second choix, mieux que rien pour éviter un duel entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen.\"\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Ch2>Le retour du débat sur une éventuelle réforme du vote\u003C\u002Fh2>\r\n\r\n\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cstrong>Reste tout de même à relativiser&nbsp;: en avril, l’abstention sera, comme de tradition, beaucoup moins importante que pour les autres élections.\u003C\u002Fstrong> Mais après les récents records à plus de 58% aux dernières municipales, et à plus de 66% aux régionales et départementales, la tendance à la hausse pourrait se confirmer, et rouvrir le débat sur une réforme du système de vote. \u003Cem>\"L’abstention a deux ressorts essentiels,\u003C\u002Fem> estime Bruno Cautrès. \u003Cem>Un ressort ancré dans les injustices et les inégalités sociales. Et un autre ressort sur lequel on tarde trop à faire quelque chose&nbsp;: la facilitation du vote. Il y a des Français qui travaillent le dimanche&nbsp;: que fait-on pour eux&nbsp;? \u003Cstrong>On peut réfléchir au vote par correspondance ou électronique.\u003C\u002Fstrong> Il y a des choses à faire pour qu’une petite partie de l’abstention trouve enfin un motif de participer aux élections.\"\u003C\u002Fem>&nbsp;En attendant, un autre élément est à prendre en compte, dans l’analyse de cette forte abstention attendue : l’élection se déroulera en période de vacances scolaires.\u003C\u002Fp>\r\n"]