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Pour Solidarités International, "le droit humanitaire international est moins respecté" aujourd'hui

Pour Solidarités International, "le droit humanitaire international est moins respecté" aujourd'hui

Un article rédigé par Jean-Baptiste Le Roux -  - Modifié le 20 décembre 2017
C'est ce qu'affirme le directeur général de Solidarités International, Alexandre Giraud, à l'occasion de la journée internationale de la solidarité humaine.
Alexandre Giraud, directeur général de Solidarités International - SOLIDARITES INTERNATIONALAlexandre Giraud, directeur général de Solidarités International - SOLIDARITES INTERNATIONAL

Rappeler l’importance de la solidarité pour éliminer la pauvreté en sensibilisant l’opinion publique. C’est l’un des objectifs principaux de la Journée internationale de la solidarité humaine. Elle est célébrée mercredi 20 décembre, et a été proclamée par les Nations- Unies.

Il s’agit aussi à cette occasion de rappeler aux gouvernements de respecter leurs engagements internationaux en matière de solidarité et d'aide humanitaire. Solidarité internationale est une association française d’aide humanitaire. Elle vient en aide aux populations frappées par les conflits, les épidémies et les catastrophes naturelles. A l’occasion de la Journée de solidarité humaine, Alexandre Giraud, directeur général de Solidarités International, constate des problématiques grandissantes dans ce domaine.
 

Aide humanitaire: "il faut un relais politique"

"On travaille principalement sur les questions liées à l’eau et à l’assainissement dans les crises humanitaires. On constate des problématiques grandissantes ces dix dernières années : l’accroissement des inégalités, l’augmentation du nombre de conflits. On a vu une proportion en baisse des catastrophes naturelles et un large développement des conflits qui fragilisent profondément et durablement les pays dans lesquels on intervient. Cela fait partie des préoccupations du sommet humanitaire mondial. On est là pour apporter des remèdes mais on ne travaille pas sur les causes de ces problématiques. Et quand ces causes sont principalement des conflits, il y a besoin d’avoir une application politique au niveau mondial. C’est là où se heurte l’efficacité de l’aide humanitaire. Il faut un relais politique" explique-t-il notamment. 

â–º Alexandre Giraud, directeur général de Solidarités International: 

Une tendance à la baisse du respect du droit humanitaire

Alexandre Giraud rappelle également que le droit humanitaire est de plus en plus bafoué. "Il y a une tendance à la baisse du respect du droit humanitaire international qui permet un accès libre de l’aide humanitaire auprès des populations par les parties aux conflits. Ce droit humanitaire international est moins respecté depuis un certain temps notamment de la part de groupes qui ont des positionnements anti-occidentaux et qui assimilent l’aide humanitaire à une action occidentale. Enfin, il va y avoir aussi une tendance des Etats eux-mêmes à instrumentaliser et politiser l’aide humanitaire" dans des pays dépendants largement de cette dernière.

â–º Alexandre Giraud, directeur général de Solidarités International:

Par ailleurs, l’ONU souhaite rappeler à travers cette journée, l’importance d’agir pour encourager les nouvelles initiatives de lutte contre la pauvreté.

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