[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":9,"visual":12,"radios":16,"category":28,"body":34},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fphotographies-dun-monde-confine","23982","Photographies d'un monde confiné","Sur son compte Twitter, le photographe américain Noah Kalina publie les photos prises par des webcams du monte entier: rues, plages et lieux touristiques déserts. L'effet est saisissant!","30 mars 2020","08:48","2020-03-30T08:48:05+02:00",{"url":13,"alt":14,"url_carre":15,"alt_carre":15},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Foui.jpg.webp","Skyline \u002F Noah Kalina","",[17],{"id":18,"name":19,"code":20,"shortname":21,"liveURL":22,"alias":23,"region":24,"channelId":27},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":25,"name":26},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":29,"type":30,"name":31,"alias":32,"description":33},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[35],{"id":36,"target_paragraph_type":37,"target_wysiwyg":38},"37956","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>Il y a des photographes qui continuent &agrave; prendre des risques pour faire leur m&eacute;tier\u003C\u002Fstrong>, qui documentent la r&eacute;alit&eacute;, pour nous informer aujourd&rsquo;hui, et pour t&eacute;moigner demain. Mais le photographe dont je veux vous parler ne sort pas de chez lui. \u003Cstrong>\u003Ca href=\"https:\u002F\u002Ftwitter.com\u002Fnoahkalina\" target=\"_blank\">Noah Kalina\u003C\u002Fa> est am&eacute;ricain\u003C\u002Fstrong>, il vit &agrave; New York. Mais c&rsquo;est plus un artiste qu&rsquo;un journaliste&nbsp;: il s&rsquo;est fait conna&icirc;tre en prenant \u003Ca href=\"https:\u002F\u002Fwww.youtube.com\u002Fwatch?v=wAIZ36GI4p8\" target=\"_blank\">une photo de lui avec son t&eacute;l&eacute;phone chaque jour depuis 20 ans&nbsp;!\u003C\u002Fa> On peut ainsi le voir vieillir &ndash; \u003Cstrong>dans une sorte de confinement &eacute;ternel \u003C\u002Fstrong>&ndash; dans une vid&eacute;o Youtube o&ugrave; les photos se succ&egrave;dent &agrave; la vitesse de l&rsquo;&eacute;clair. C&rsquo;est marrant et impressionnant. Cette semaine, il a eu une autre id&eacute;e g&eacute;niale. Il fait le \u003Cstrong>tour du monde des webcams\u003C\u002Fstrong>.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Ch2>\u003Cstrong>Des photos &eacute;poustouflantes !\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Il a commenc&eacute; lundi\u003C\u002Fstrong> avec une image de la fontaine de Trevi &agrave; Rome. L&rsquo;image est prise en contre-plong&eacute;e, depuis le toit d&rsquo;un immeuble voisin. On voit toujours Neptune, dans son char en forme de coquillage tir&eacute; par des chevaux marins, la fontaine en cascade, les rochers, le grand plan d&rsquo;eau dans lequel les touristes jettent d&rsquo;habitude des pi&egrave;ces de monnaie. Sauf que l&agrave;, il n&rsquo;y a personne. Pas un touriste, pas un Romain. Le trottoir est vide. Du jamais vu.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>Un tour du monde d&eacute;sert\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Et Noah Kalina fait ainsi le tour du monde.\u003C\u002Fstrong> La place Saint-Marc, &agrave; Venise, compl&egrave;tement vierge. Une photo prise &agrave; 17 heures, sans groupes de touristes, sans guides agitant leur petit drapeau. Et m&ecirc;me pas de pigeon. En regardant cette \u003Cstrong>image de webcam\u003C\u002Fstrong>, j&rsquo;ai m&ecirc;me d&eacute;couvert des motifs au sol que je n&rsquo;avais jamais rep&eacute;r&eacute;s. Il encha&icirc;ne avec une plage de Floride &agrave; midi, sans une serviette &eacute;tal&eacute;e sur le sable, sans un baigneur. Le soleil est pourtant &eacute;blouissant.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Los Angeles, Hollywood Boulevard... \u003C\u002Fstrong>sans personne pour se prendre en photo au dessus de l&rsquo;&eacute;toile de sa star pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e. Un trottoir d&eacute;sert, remplie d&rsquo;&eacute;toiles, et en surface, seules quatre trottinettes bien gar&eacute;es. La Puerta del Sol &agrave; Madrid, vide. Les casinos de Las Vegas, d&eacute;serts. Time Square, &agrave; New York, toujours &eacute;clair&eacute;, mais sans personne pour admirer les n&eacute;ons. Abbey Road, &agrave; Londres, sans groupes de copains pour traverser le c&eacute;l&egrave;bre passage pi&eacute;ton, le sourire aux l&egrave;vres. Et les Alpes, nos montagnes pr&eacute;f&eacute;r&eacute;es, sans skieurs&nbsp;: La Rosi&egrave;re, Saint-Gervais&hellip; La neige a l&rsquo;air bonne pourtant&nbsp;!\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>Ces lieux autrefois tr&egrave;s touristiques...\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>C&rsquo;est un r&ecirc;ve de touriste&nbsp;: &ecirc;tre tout seul dans ces endroits iconiques\u003C\u002Fstrong>, sans une t&ecirc;te de Russe ou de Chinois qui entre subrepticement dans votre cadre, qui g&acirc;che votre image avec leur bras, leur tee-shirt, leur sourire un peu niais. C&rsquo;est le d&eacute;cor vierge de nos voyages, de nos imaginaires, de nos civilisations aussi. La beaut&eacute; de la nature, les &eacute;difices et les monuments des hommes.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Mais finalement,\u003C\u002Fstrong> on se rend compte qu&rsquo;on les aimait bien ces gars &agrave; casquette qui g&acirc;chent la photo, ces groupes de copines qui sourient en arri&egrave;re-plan. 2,6 milliards de personnes confin&eacute;es, &ccedil;a cr&eacute;&eacute; un vide, une forme de d&eacute;solation, \u003Cstrong>des images un peu tristes\u003C\u002Fstrong>. En fait, on a h&acirc;te de pouvoir refaire des clich&eacute;s de touristes, des photos mal cadr&eacute;es avec trop de monde dedans.&nbsp;&Agrave; vrai dire, on ne les aura m&ecirc;me jamais autant aim&eacute;es&nbsp;!\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]