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Octobre Rose, cancer du sein et dépistage : beaucoup de fait, beaucoup reste à faire 

Octobre Rose, cancer du sein et dépistage : beaucoup de fait, beaucoup reste à faire 

Un article rédigé par Marius Rolland - le 19 octobre 2022 - Modifié le 20 octobre 2022

Ce mois-ci, on célèbre la 28ème édition d’Octobre Rose : le mois de la campagne de prévention et du dépistage pour lutter contre le cancer du sein, qui touche 1 femme sur 8 en France. Nous recevons Benjamin Gandouet, directeur général du centre régional de coordination des dépistages du cancer en Nouvelle Aquitaine.

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C’est l'une des premières causes de décès chez les femmes. Sur 350 000 nouveaux cancers par an, 59 000 sont des cancers du sein, dont 12 100 mènent au décès. En 2021, 10 000 cancers agressifs ont été diagnostiqués en France, dont 2168 en Nouvelle Aquitaine.

 

En 2021, la région à connu une recrudescence de dépistages (54% de participation, soit plus qu’au niveau national). “Mais on ne peut pas s’en satisfaire” atteste Benjamin Gandouet. À 70% (comme ce que souhaite la norme européenne), 600 cancers de plus auraient pu être détectés. “Derrière tous ces chiffres, il y a des vies qui basculent, que l’on peut sauver”.

 

Les disparités de participation en région (62,3% dans le Lot-et-Garonne, 47,5% en Charente) poussent à réinterroger les méthodes de sensibilisation. En réaction, un plan régional inédit pour la prévention des cancers permet de diagnostiquer forces et faiblesses locales. L’institut national du cancer et l’ARS ont défini des plans d’actions autour de territoires sous-participants. 

“S’il y a des embouteillages, c’est parce que le système est en souffrance”. La main d'œuvre soignante est en peine, donc les délais s’allongent. En Charente Maritime, il faut attendre jusqu’à 12 mois pour se faire dépister. 

 

D’après Benjamin Gandouet, on ne compter que sur Octobre Rose. Les plus précaires et isolées doivent être davantage considérés. Il faut faire “dans la dentelle”, au cas-par-cas, ce que permet notamment le concept des mammo-mobiles, déjà lancé en Île-de-France et en Occitanie. “La prévention en santé publique ne peut plus se contenter de grands plans de communication”.

Selon ses dires, le “Global Health” s’impose et la santé publique devrait donc être interministérielle et transversale. “Il faut arrêter d’être organisés en tuyaux d’orgues”.

 

Octobre Rose est l'occasion de promouvoir le dépistage via de nombreuses manifestations en Nouvelle Aquitaine, à retrouver sur : https://octobre-rose.ligue-cancer.net/?gclid=CjwKCAjwwL6aBhBlEiwADycBIHjoim-cFqP2h5hkpI-72zDBJLGXmoF3p_2guRb0qukKWGoF4JpjkxoCIdwQAvD_BwE


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