JavaScript is required
Accueil
Nouvelle-Aquitaine : les collectivités locales en colère contre Bruno Le Maire après ses critiques sur le déficit

Nouvelle-Aquitaine : les collectivités locales en colère contre Bruno Le Maire après ses critiques sur le déficit

Un article rédigé par Tanguy Sanlaville - le 6 septembre 2024 - Modifié le 9 septembre 2024

Les propos de Bruno Le Maire continuent de faire réagir les collectivités locales. En début de semaine, le ministre démissionnaire de l’économie les avait blâmées pour le nouveau dérapage financier de l’Etat.

Stéphane Villain, vice-président du département de Charente-Maritime, juge "inadmissible" la position de Bruno Le Maire. © Mélanie Chaigneau Stéphane Villain, vice-président du département de Charente-Maritime, juge "inadmissible" la position de Bruno Le Maire. © Mélanie Chaigneau

Une sortie remarquée. Le 3 septembre, le ministre démissionnaire de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire s'est attiré les foudres des collectivités locales. En cause, un courrier adressé aux sénateurs et aux députés et consulté par FranceInfo, dans lequel il estime que "l'augmentation extrêmement rapide des dépenses des collectivités territoriales (...) pourrait à elle seule dégrader les comptes 2024 de 16 milliards d'euros". Un avis qui a rapidement fait réagir les collectivités locales. Dans un communiqué, l'association des départements de France a estimé que cette mise en cause des collectivités était "infondée".

Interrogé par RCF Bordeaux, le président PS du conseil départemental de Gironde Jean-Luc Gleyze a de son côté dénoncé l'étouffement des politiques locales par le gouvernement : "nous ne pouvons plus lever l'impôt, par contre on nous impose des dépenses qui viennent de décisions nationales [...], on ne nous accorde pas les moyens en face, donc évidemment, nos dépenses augmentent et nos recettes baissent".

Nous ne pouvons plus lever l'impôt, par contre on nous impose des dépenses qui viennent de décisions nationales

Même état d'esprit chez Stéphane Villain, vice-président divers droite du conseil départemental de Charente-Maritime, qui a trouvé la position de Bruno Le Maire "inadmissible". Pour le maire de Châtelaillon-Plage, commune limitrophe de La Rochelle, le problème réside dans le manque de moyens des collectivités locales : "ce qu'il faut qu'on dise absolument à Bruno Le Maire, c'est qu'il faut une rentrée qui soit pérenne, pas la roulette russe avec les droits de mutation".

Les droits de mutation à titre onéreux, ou DMTO, sont en effet les seules rentrées financières perçues par les départements et elles sont variables. Ce terme désigne une taxe, prélevée lors de la vente ou de l'achat d'un bien immobilier. Des revenus qui fluctuent donc en fonction du marché et qui ne suffisent pas pour Stéphane Villain à assurer les besoins des collectivités locales.

Cet article vous a plu ? Partagez-le :

Votre Radio vit grâce à vos dons

Nous sommes un média associatif et professionnel.
Pour préserver la qualité de nos programmes et notre indépendance, nous comptons sur la mobilisation  de tous nos auditeurs. Vous aussi participez à son financement !

Faire un don
Qui sommes-nous ?

RCF NOTRE DAME, la radio chrétienne.

RCF NOTRE DAME est née de la rencontre de deux grandes voix de la radio chrétienne en France : RCF et Radio Notre Dame.

Écoutée chaque semaine par 1 350 000 personnes, RCF NOTRE DAME propose une information rigoureuse, des débats exigeants et des programmes qui donnent du sens. Le réseau rassemble 65 radios locales et diffuse ses programmes sur 270 fréquences en France et en Belgique.

Reconnues d'intérêt général, les radios associatives du réseau RCF NOTRE DAME vivent essentiellement grâce aux dons de leurs auditeurs.