[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":12,"visual":13,"radios":15,"category":27,"body":33},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fnous-voulons-des-coquelicots-comment-dire-non-aux-pesticides","28192","\"Nous voulons des coquelicots\" : comment dire non aux pesticides","Chaque mardi Cyrille Frey vous propose son regard sur l'écologie.","10 octobre 2018","12:22","2018-10-10T12:22:46+02:00","9 octobre 2018",{"url":14,"alt":14,"url_carre":14,"alt_carre":14},"",[16],{"id":17,"name":18,"code":19,"shortname":20,"liveURL":21,"alias":22,"region":23,"channelId":26},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":24,"name":25},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":28,"type":29,"name":30,"alias":31,"description":32},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[34],{"id":35,"target_paragraph_type":36,"target_wysiwyg":37},"42166","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>L&rsquo;appel avait &eacute;t&eacute; lanc&eacute; mi septembre par le journalsite Fabrice Nicolino dans le journal Charlie hebdo et sign&eacute; par pr&egrave;s de 300 000 personnes.&nbsp;Vendredi &agrave; la suite de cet appel pr&eacute;s de 400 rassemblements &eacute;taient organis&eacute;s dans toute la France pour \u003Cstrong>demander des coquelicots mais surtout l&rsquo;interdiction des pesticides\u003C\u002Fstrong>.\u003Cp>Je suis inquiet de voir la question des pesticides se polariser sur un type d&rsquo;impact, la sant&eacute;&nbsp;humaine, d&rsquo;une mol&eacute;cule, le glyphosate, avec des logiques de pol&eacute;miste, &laquo; pour-contre &raquo;,&nbsp;comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait de partis politiques etc. Ce n&rsquo;est pas une approche &eacute;cologique de la&nbsp;question. Pour commencer, il faut comprendre que dans ce manifeste, \u003Cstrong>le coquelicot ce n&rsquo;est&nbsp;pas l&rsquo;esp&egrave;ce coquelicot, c&rsquo;est un symbole\u003C\u002Fstrong>. C&rsquo;est le d&eacute;sir exprim&eacute; par les citoyens d&rsquo;une&nbsp;soci&eacute;t&eacute; o&ugrave; on ne se contente pas de laisser vivre uniquement l&rsquo;esp&egrave;ce humaine et ses&nbsp;productions ; ce qui ne serait d&rsquo;ailleurs pas possible, pas vivable.\u003C\u002Fp>\u003Cp>Donc comment peut-on pour commencer bien poser le probl&egrave;me ?&nbsp;\u003Cstrong>Nos soci&eacute;t&eacute;s ont choisi il y a trois quarts de si&egrave;cle la voie d&rsquo;une agriculture m&eacute;canis&eacute;e\u003C\u002Fstrong>,&nbsp;intensive, avec plein d&rsquo;intrants chimiques. Cela nous a offert une abondance alimentaire&nbsp;jamais vue, il ne faut pas l&rsquo;oublier. Seulement on re&ccedil;oit la facture, avec des impacts&nbsp;toxicologiques parfois graves sur la sant&eacute;, mais aussi sur les &eacute;cosyst&egrave;mes avec une chute&nbsp;vertigineuse du nombre d&rsquo;&ecirc;tres vivants pr&eacute;sents dans nos champs, et pas que les ravageurs. Aujourd&rsquo;hui on d&eacute;couvre que c&rsquo;est un danger, parce que ces &eacute;cosyst&egrave;mes sont vitaux, y&nbsp;compris pour l&rsquo;agriculture elle-m&ecirc;me. Tout &ccedil;a n&rsquo;est pas durable. La question des pesticides&nbsp;est une partie de ce grand d&eacute;fi-l&agrave;.&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Mais on a l&rsquo;impression que personne n&rsquo;est d&rsquo;accord sur ce qu&rsquo;il faut faire, parce que c&rsquo;est complexe\u003C\u002Fstrong>. On est en pr&eacute;sence d&rsquo;un syst&egrave;me, c&rsquo;est-&agrave;-dire d&rsquo;un ensemble&nbsp;d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments, d&rsquo;origine humaine et non humaine, qui interagissent. Mais ce n&rsquo;est pas parce&nbsp;que ce syst&egrave;me est complexe et qu&rsquo;on ne peut pas tout tester en labo qu&rsquo;on doit renoncer &agrave;&nbsp;l&rsquo;&eacute;tudier. Toute agriculture a un impact, c&rsquo;est certain ; on doit limiter la pr&eacute;sence de certains&nbsp;&ecirc;tres vivants : ne l&rsquo;ignorons pas. Cet impact sur le vivant, humain et sauvage, a de&nbsp;nombreuses formes, mettre tel ou tel produit mais aussi arracher ou replanter une haie :&nbsp;tenons compte de tout et cherchons le bon &eacute;quilibre. L&rsquo;&eacute;cologie, c&rsquo;est la science qui est&nbsp;taill&eacute;e pour &ccedil;a. Les interactions au sein du vivant dans son milieu c&rsquo;est son objet d&rsquo;&eacute;tude.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Nous devons mettre au point des fa&ccedil;ons de produire compatibles avec des &eacute;cosyst&egrave;mes&nbsp;fonctionnels \u003C\u002Fstrong>parce qu&rsquo;en effet les deux sont li&eacute;s. C&rsquo;est notamment le projet de ce qu&rsquo;on&nbsp;englobe sous le vocable agro-&eacute;cologie. Ce n&rsquo;est pas une utopie de bobos, c&rsquo;est une approche&nbsp;qui est en plein d&eacute;veloppement avec de bons retours d&rsquo;exp&eacute;rience. On doit se donner l&rsquo;&eacute;tat&nbsp;des &eacute;cosyst&egrave;mes comme guide. Si la vie continue &agrave; se retirer, on va dans le mur. On doit et je&nbsp;pense on peut ramener ces indicateurs au vert.\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]