[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"author":7,"title":8,"meta_title":8,"og_title":8,"description":9,"meta_description":9,"og_description":9,"changed":10,"changed_time":11,"full_changed_time":12,"created":10,"visual":13,"radios":17,"episode":29,"category":53,"body":59},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fnotre-perception-atelle-change-visavis-des-violences-sexuelles","20538","Clara Gabillet","Notre perception a-t-elle changé vis-à-vis des violences sexuelles ?","Avec les nombreuses accusations d'inceste et de viols qui inondent les réseaux sociaux et les médias, une question se pose: la société est-elle plus disposée à écouter les victimes ?","18 février 2021","11:10","2021-02-18T11:10:39+01:00",{"url":14,"alt":15,"url_carre":16,"alt_carre":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fsocial-media-1795578_1920.jpg.webp","DR","",[18],{"id":19,"name":20,"code":21,"shortname":22,"liveURL":23,"alias":24,"region":25,"channelId":28},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":26,"name":27},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":30,"type":31,"title":8,"digas":32,"published":33,"datetime":34,"description":9,"url_linked_article":5,"presenters":35,"visual":36,"show":38,"duration":46,"radios":47,"audio_file":50,"rolls":51},"31301","episode","PR-27684","17 février 2021","2021-02-17T07:13:00+01:00",[7],{"alt":15,"url":37,"url_carre":24,"copyright":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-06\u002Fsocial-media-1795578_1920.jpg.webp",{"id":39,"title":40,"alias":41,"visual":42,"description":45},"4433","Le dossier de la rédaction","\u002Factualite\u002Fle-dossier-de-la-redaction",{"url":43,"alt":44,"url_carre":16,"alt_carre":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2023-08\u002FLe%20dossier%20de%20la%20r%C3%A9daction%20%282%29.png.webp","Le dossier de la rédaction © RCF","\u003Cp>Chaque matin à 7h10, les journalistes de RCF décryptent un sujet d'actualité en profondeur, dans la Matinale RCF.\u003C\u002Fp>\r\n","420000",[48],{"id":19,"name":20,"code":21,"shortname":22,"liveURL":23,"alias":24,"region":49,"channelId":28},{"id":26,"name":27},"https:\u002F\u002Faudio.audiomeans.fr\u002Fguid\u002F{source_code}\u002F\u002F4bab675a4d24f37d63ea6c1a03824d884c6e3f840b263f057c006597f1459c1c.mp3",{"podcast_not_roll":52},false,{"id":54,"type":55,"name":56,"alias":57,"description":58},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[60],{"id":61,"target_paragraph_type":62,"target_wysiwyg":63},"34512","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cem>\"Il est interdit d&rsquo;interdire\"\u003C\u002Fem>, c&rsquo;est un des slogans de la r&eacute;volte de Mai-68, symbole libertaire. Mais cette libert&eacute; a &eacute;t&eacute; d&eacute;voy&eacute;e, raconte Camille Kouchner dans son livre \"La familia grande\" (&eacute;d. Seuil). Elle y accuse son beau-p&egrave;re, le politologue Olivier Duhamel, d&rsquo;avoir viol&eacute; son demi-fr&egrave;re, qu&rsquo;elle surnomme \"Victor\", lorsqu&rsquo;il avait 14 ans.&nbsp;\u003Ch2>\u003Cstrong>Une nouvelle &eacute;poque ?\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Dans les pages du livre, on d&eacute;couvre une &eacute;poque, un environnement o&ugrave; tout semble autoris&eacute;, notamment sur le plan de la sexualit&eacute;. \u003C\u002Fstrong>Mais alors la g&eacute;n&eacute;ration post-68 a-t-elle favoris&eacute; la p&eacute;docriminalit&eacute; ? C&rsquo;est une des grandes accusations qu&rsquo;on lui porte. \u003Cem>\"Des d&eacute;rives il y en a eu mais 68, il y a des gens qui veulent en donner une vision globale. C&rsquo;est vrai qu&rsquo;il y avait des tribunes dans Lib&eacute;ration qui disaient que la p&eacute;dophilie n&rsquo;&eacute;tait pas quelque chose d&rsquo;&eacute;pouvantable mais les f&eacute;ministes nous avons combattu cette id&eacute;e\"\u003C\u002Fem>, se d&eacute;fend Martine Storti, philosophe, ancienne journaliste. Elle militait avec le MLF, le mouvement de lib&eacute;ration des femmes dans les ann&eacute;es 70.&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>Selon elle, les responsabilit&eacute;s sont individuelles. Toujours est-il que la soci&eacute;t&eacute; a chang&eacute;. \u003Cstrong>Depuis ses premiers pas dans le militantisme, Martine Storti a constat&eacute; que la place accord&eacute;e &agrave; la parole des victimes est plus importante.\u003C\u002Fstrong> \u003Cem>\"Ce qui est nouveau c&rsquo;est que des femmes lib&egrave;rent la parole. L&rsquo;&eacute;coute est plus importante et aussi la diffusion des propos est plus importante. L&rsquo;&eacute;norme changement entre les ann&eacute;es 70 et aujourd'hui c&rsquo;est les r&eacute;seaux sociaux\"\u003C\u002Fem>, affirme celle qui vient de publier \"Pour un f&eacute;minisme universel\" aux &eacute;ditions du Seuil.\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>Le r&ocirc;le pr&eacute;pond&eacute;rant des m&eacute;dias&nbsp;\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>C&rsquo;est souvent &agrave; travers les m&eacute;dias que des personnes parlent pour la premi&egrave;re fois.\u003C\u002Fstrong> \u003Cem>\"D'un c&ocirc;t&eacute; il y a les r&eacute;seaux sociaux qui permettent &agrave; de simples anonymes d&rsquo;exprimer leur souffrance. De l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute;, il y a des m&eacute;dias journalistiques qui se sont empar&eacute;s de ces sujets. Tout cela n&rsquo;est possible que parce que l&rsquo;opinion publique a chang&eacute; vis-&agrave;-vis de cela\"\u003C\u002Fem>, analyse&nbsp;Alexis L&eacute;vrier, historien du journalisme.\u003C\u002Fp>\u003Cp>C&rsquo;est face &agrave; cela que les m&eacute;dias journalistiques ont un devoir lorsqu&rsquo;ils s&rsquo;int&eacute;ressent &agrave; une affaire de violences sexuelles. \u003Cem>\"On a jamais eu autant besoin d&rsquo;enqu&ecirc;tes journalistiques que depuis que les m&eacute;dias accueillent une parole lib&eacute;r&eacute;e sur les r&eacute;seaux sociaux. Pour que cette parole des victimes puisse continuer &agrave; &ecirc;tre accueillie, la presse doit continuer &agrave; &eacute;tayer ses enqu&ecirc;tes\"\u003C\u002Fem>, alerte&nbsp;Alexis L&eacute;vrier.\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>Quelles peuvent &ecirc;tre les cons&eacute;quences au niveau judiciaire&nbsp;?\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Souvent gr&acirc;ce aux m&eacute;dias, aux r&eacute;seaux sociaux, le travail judiciaire et l&eacute;gislatif s&rsquo;acc&eacute;l&egrave;re. \u003C\u002Fstrong>La loi concernant les crimes d&rsquo;inceste est en train d&rsquo;&eacute;voluer. Le ministre de la justice &Eacute;ric Dupond-Moretti avait annonc&eacute; un seuil de non consentement &agrave; l'&acirc;ge de 15 ans en de&ccedil;&agrave; duquel tout acte sexuel commis par un adulte serait un viol. Dimanche, le ministre a propos&eacute; que ce seuil passe finalement &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 18 ans.&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Pour autant, cet &eacute;veil des consciences n'aboutit pas n&eacute;cessairement &agrave; plus de condamnations.\u003C\u002Fstrong> Il y a un d&eacute;calage qui perdure entre la condamnation des violences sexuelles par la soci&eacute;t&eacute; et la fa&ccedil;on dont elles sont trait&eacute;es sur le plan judiciaire. \u003Cem>\"Quand on regarde ce que la justice fait de ces violences sexuelles on s&rsquo;aper&ccedil;oit qu&rsquo;elle condamne tr&egrave;s peu. Cette &eacute;nigme tient au fonctionnement de la justice, &agrave; ses principes qui font qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas uniquement une chambre d&rsquo;&eacute;cho de la parole de la victime\"\u003C\u002Fem>, explique la sociologue V&eacute;ronique Le Goaziou.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\nSi vous &ecirc;tes ou vous voulez aider un enfant en danger, vous pouvez appeler le 119. Si vous &ecirc;tes une femme victime de violences sexuelles, vous pouvez appeler le 3919.\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]