[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":9,"visual":12,"radios":16,"category":27,"body":33},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fnotre-dame-de-paris-pour-patrick-zachmann-tout-le-monde-est-a-ses-petits-soins","24174","Notre Dame de Paris: pour Patrick Zachmann, \"tout le monde est à ses petits soins\"","Le 15 avril 2019, Notre Dame de Paris s’embrasait. Quelques mois après, la cathédrale est un chantier entièrement fermé au public. Mais une personne a pu y pénétrer.","9 mars 2020","10:09","2020-03-09T10:09:28+01:00",{"url":13,"alt":14,"url_carre":15,"alt_carre":15},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fpatrick-zachmann.jpg.webp","RCF","",[17],{"id":18,"name":14,"code":19,"shortname":20,"liveURL":21,"alias":22,"region":23,"channelId":26},"9","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":24,"name":25},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":28,"type":29,"name":30,"alias":31,"description":32},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[34],{"id":35,"target_paragraph_type":36,"target_wysiwyg":37},"38148","wysiwyg_paragraph","\u003Cdiv class=\"rtecenter\">\u003Ciframe allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen=\"\" frameborder=\"0\" height=\"636\" src=\"https:\u002F\u002Fwww.youtube.com\u002Fembed\u002Fj4X0HY0Zj-k\" width=\"1131\">\u003C\u002Fiframe>\u003Cp>Le parvis de la cath&eacute;drale Notre Dame de Paris devait rouvrir au public en mars. Ce ne sera pas le cas. Il est &eacute;videmment impossible d&rsquo;y p&eacute;n&eacute;trer &agrave; l&rsquo;heure actuelle. Sauf pour Patrick Zachmann. Ce photographe de l&rsquo;agence Magnum a pu y entrer d&egrave;s le mois de juin, et la photographier sous toutes les coutures. \u003Cstrong>L&rsquo;&eacute;difice, ses ruines, les traces de l&rsquo;incendie, mais aussi tous ceux qui s&rsquo;agitent en douceur sur le chantier de l&rsquo;un des plus beaux monuments de la capitale.\u003C\u002Fstrong>\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\"Une &eacute;motion &eacute;norme\"\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>\"\u003C\u002Fstrong>\u003Cem>\u003Cstrong>J&rsquo;ai toujours photographi&eacute; les gens. A Notre Dame, il y a une dimension humaine tr&egrave;s importante. C&rsquo;est une aventure humaine. \u003C\u002Fstrong>Mais c&rsquo;est quand m&ecirc;me du patrimoine. Ce travail s&rsquo;inscrit dans un raisonnement, une recherche sur la m&eacute;moire de pierre\u003C\u002Fem>\" explique le photographe qui avait jusqu&rsquo;alors tr&egrave;s peu photographi&eacute; la cath&eacute;drale Notre Dame de Paris, qui repr&eacute;sente un \"\u003Cem>symbole\u003C\u002Fem>\" pour ce parisien.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Patrick Zachmann se rappelle tr&egrave;s bien du jour de l&rsquo;incendie. \"\u003C\u002Fstrong>\u003Cem>\u003Cstrong>Je me suis rendu sur le pont de la Tournelle, au milieu de tous ces gens. J&rsquo;ai ressenti une &eacute;motion &eacute;norme. \u003C\u002Fstrong>Tous ces gens qui priaient, qui parfois pleuraient. &Ccedil;a m&rsquo;a boulevers&eacute;. Si je n&rsquo;avais pas &eacute;t&eacute; l&agrave;, je n&rsquo;aurai pas fait ce travail. J&rsquo;ai d&eacute;cid&eacute; de le faire car je voulais d&eacute;couvrir ce qu&rsquo;il y avait &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur\u003C\u002Fem>\" lance-t-il. Moralit&eacute;, quelques semaines plus tard, il entre dans la cath&eacute;drale en ruines.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>Un non-croyant recueilli dans Notre Dame\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>\"\u003C\u002Fstrong>\u003Cem>\u003Cstrong>Je ne suis pas croyant mais j&rsquo;&eacute;tais recueilli. Il y avait un silence impressionnant. Il y avait des gens qui s&rsquo;agitaient, des ouvriers, des arch&eacute;ologues, mais il y avait ce silence. \u003C\u002Fstrong>C&rsquo;&eacute;tait poignant. Il y avait des d&eacute;bris partout, la croix intacte au fond du ch&oelig;ur\u003C\u002Fem>\" ajoute-t-il, rappelant tout de m&ecirc;me que pour p&eacute;n&eacute;trer et photographier Notre Dame de Paris, il a fallu respecter tout un protocole de s&eacute;curit&eacute;, \"\u003Cem>assez p&eacute;nible\u003C\u002Fem>\".\u003C\u002Fp>\u003Cp>\"\u003Cem>Deux sas, on prend une douche, on enfile une combinaison, un masque, un casque, des gants, des chaussures de s&eacute;curit&eacute;. C&rsquo;est contraignant. Il faut mettre un plastique autour de l&rsquo;appareil photo, qui passe lui-aussi sous la douche. \u003Cstrong>C&rsquo;est compliqu&eacute;\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fem>\u003Cstrong>\" pr&eacute;cise Patrick Zachmann, qui aura r&eacute;ussi, avec ses photos, &agrave; faire transpara&icirc;tre une certaine beaut&eacute; des ruines de l&rsquo;&eacute;difice religieux.\u003C\u002Fstrong>\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\"Tout le monde est &agrave; ses petits soins\"\u003C\u002Fh2>\u003Cp>Par ses photos, Patrick Zachmann a aussi voulu rendre hommage aux personnes qui travaillent &agrave; la restauration de l&rsquo;&eacute;difice. \"\u003Cem>On sent chez eux une vraie motivation. Ce sont des &eacute;quilibristes. Ce sont des voltigeurs. C&rsquo;est vertigineux. Il y a beaucoup de bout en train avec eux. Ils sont dr&ocirc;les, car ils ont conscience qu&rsquo;ils font partie d&rsquo;une &oelig;uvre d&rsquo;histoire. Ils font l&rsquo;histoire. \u003Cstrong>C&rsquo;est assez extraordinaire, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;ils travaillent dans des conditions tr&egrave;s difficiles\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fem>\u003Cstrong>\" t&eacute;moigne-t-il.\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Aujourd&rsquo;hui, Patrick Zachmann y retourne r&eacute;guli&egrave;rement. A force de la regarder, de la photographier, le photographe a appris que \"\u003Cem>malgr&eacute; tout ce qui lui arrive, il y a quelque chose d&rsquo;immuable. C&rsquo;est pour cela que &ccedil;a a touch&eacute; tant de monde. C&rsquo;est un symbole, un rep&egrave;re. Et comme aujourd&rsquo;hui nous manquons un peu de rep&egrave;res, celui-ci est tr&egrave;s important.\u003Cstrong> Le c&ocirc;t&eacute; positif de cette trag&eacute;die, c&rsquo;est que tout le monde est &agrave; ses petits soins\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fem>\u003Cstrong>\".\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fdiv>\n"]