[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"article--\u002Farticles\u002Factualite\u002Fmichel-wieviorka-lantisemitisme-est-une-forme-de-racisme-a-part":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":9,"visual":12,"radios":16,"category":28,"body":34},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fmichel-wieviorka-lantisemitisme-est-une-forme-de-racisme-a-part","29812","Michel Wieviorka: \"l'antisémitisme est une forme de racisme à part\"","Plongée au cœur des causes du racisme, de l'antisémitisme et du mal qui engendre le terrorisme, avec le sociologue Michel Wieviorka.","7 février 2018","17:30","2018-02-07T17:30:07+01:00",{"url":13,"alt":14,"url_carre":15,"alt_carre":15},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fles-francais-plebiscitent-une-primaire-a-gauche.jpg.webp","BALTEL\u002FSIPA ","",[17],{"id":18,"name":19,"code":20,"shortname":21,"liveURL":22,"alias":23,"region":24,"channelId":27},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":25,"name":26},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":29,"type":30,"name":31,"alias":32,"description":33},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[35],{"id":36,"target_paragraph_type":37,"target_wysiwyg":38},"43786","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>Cela fait plusieurs ann&eacute;es que le sociologue Michel Wieviorka travaille sur les questions de racisme, de violence, d'antis&eacute;mitisme et de terrorisme. \u003C\u002Fstrong>Il revient aujourd'hui avec un dernier ouvrage: \u003Ca href='http:\u002F\u002Fwww.editionstextuel.com\u002F' target='_blank'>'Face au mal, le conflit sans la violence' (&eacute;d.Textuel)\u003C\u002Fa>.\u003Cbr>&nbsp;\u003Ch2>'L'antis&eacute;mitisme transite par diff&eacute;rentes formes'\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Il y a dix jours, &agrave; Sarcelles, un enfant de huit ans portant une kippa &eacute;tait agress&eacute; dans la rue. \u003C\u002Fstrong>Pour Michel Wieviorka, plut&ocirc;t que de parle de recrudescence des actes antis&eacute;mites en France, il faut pr&eacute;ciser que '\u003Cem>l&rsquo;antis&eacute;mitisme est devenu meurtrier, ce qui n&rsquo;&eacute;tait pas le cas dans les ann&eacute;es 50-70 en France. Un enfant, c&rsquo;est toujours terrible. Ce n&rsquo;est pas le premier drame avec un enfant. Ce n&rsquo;est pas compl&egrave;tement neuf. Il est difficile de dire que l&rsquo;antis&eacute;mitisme progresse ou r&eacute;gresse,&nbsp;car il transite par diff&eacute;rentes formes qui ne montent ou ne descendent pas en m&ecirc;me temps. Plus de violence, de menaces, mais tout cela est un peu limit&eacute; &agrave; certains quartiers\u003C\u002Fem>' explique le sociologue.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Quant aux causes de l&rsquo;antisémitisme, elles &eacute;voluent. '\u003C\u002Fstrong>\u003Cem>Il y a toujours eu de l&rsquo;antis&eacute;mitisme en France. Cela s&rsquo;est red&eacute;velopp&eacute; dans les ann&eacute;es 70-80 &agrave; l&rsquo;extr&ecirc;me-droite avec le n&eacute;gationnisme. Il s&rsquo;est d&eacute;velopp&eacute; ensuite au sein de populations issues de l&rsquo;Afrique du Nord tout simplement car au sein de ces populations, des identifications soit &agrave; la cause palestinienne soit &agrave; l&rsquo;islam en guerre contre l&rsquo;Occident, a fait pousser cet antis&eacute;mitisme. Mais il y a un autre ph&eacute;nom&egrave;ne dont on ne parle pas encore assez, c&rsquo;est celui li&eacute; &agrave; Internet, un domaine o&ugrave; il ne doit y avoir aucune limite &agrave; la libert&eacute; d&rsquo;expression\u003C\u002Fem>' ajoute Michel Wievorka.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Pour ce sp&eacute;cialiste du racisme, l&rsquo;antis&eacute;mitisme doit rester une forme de racisme &agrave; part.\u003C\u002Fstrong>&nbsp;'\u003Cem>Vous n&rsquo;avez aucun peuple, aucun groupe humain, qui depuis 2&nbsp;500 ans re&ccedil;oit la haine d&rsquo;autres groupes. Je ne dis pas que l&rsquo;antis&eacute;mitisme est un racisme plus grave qu&rsquo;un autre. Tous les racismes sont terribles. Mais il est &agrave; mettre &agrave; part uniquement pour des raisons historiques\u003C\u002Fem>' pr&eacute;cise l&rsquo;auteur de 'Face au mal, le conflit sans la violence' (&eacute;d.Textuel).\u003Cbr>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>Quels processus poussent les jeunes au terrorisme ?\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Face &agrave; cela, pas de recette miracle.\u003C\u002Fstrong>&nbsp;'\u003Cem>C&rsquo;est un effort permanent qui doit combiner plusieurs d&eacute;marches. Il faut de l’éducation, il faut utiliser tout l&rsquo;arsenal que nous offre la loi. Il faut &ecirc;tre tr&egrave;s actif en ce qui concerne Internet. Nous sommes un peu comme en 1880, l&rsquo;&eacute;poque o&ugrave; appara&icirc;t la grande presse et l&rsquo;on s&rsquo;aper&ccedil;oit qu&rsquo;il faut introduire des mesures r&egrave;glementaires pour &eacute;viter que cela ne parte dans tous les sens\u003C\u002Fem>' analyse encore Michel Wieviorka.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Au sujet du terrorisme actuel, Michel Wieviorka, observant la photo de Salah Abdeslam, s&rsquo;interroge sur les processus qui auraient pouss&eacute; cet homme &agrave; participer &agrave; de telles atrocit&eacute;s. '\u003C\u002Fstrong>\u003Cem>Il y a trois &eacute;v&eacute;nement qui donnent beaucoup &agrave; r&eacute;fl&eacute;chir. On juge maintenant des terroristes. Et certains demandent &agrave; &ecirc;tre jug&eacute;s en France. Ces gens incarnent la capacit&eacute; d&rsquo;un pays comme le n&ocirc;tre &agrave; juger d&eacute;mocratiquement des gens qui &nbsp;ont transgress&eacute; nos lois. Ils nous permettent de sortir la t&ecirc;te haute des carnages auxquels ils ont particip&eacute;\u003C\u002Fem>' lance le sociologue.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>'\u003C\u002Fstrong>\u003Cem>\u003Cstrong>Dans de nombreux cas, ce sont des jeunes issus de l&rsquo;immigration, venant de quartiers populaires. \u003C\u002Fstrong>Ils ont connu le racisme, la discrimination, la d&eacute;linquance, la prison, qui ont rencontr&eacute; la religion parfois tr&egrave;s tard. Sans la religion, ils ne seraient pas pass&eacute;s &agrave; l&rsquo;acte. Ils ont voyag&eacute;, ils ont d&eacute;riv&eacute;\u003C\u002Fem>' analyse le sociologue, qui ajoute que pour tenter de comprendre ce ph&eacute;nom&egrave;ne, la sociologie ne suffit pas. '\u003Cem>Il faut circuler\u003C\u002Fem>' dit-il, entre la personnalit&eacute;, et la sociologie, m&ecirc;me s&rsquo;il conc&egrave;de '\u003Cem>qu&rsquo;il y a toujours une part de myst&egrave;re, de hasard. &laquo;&nbsp;Qu&rsquo;est-ce-qui fait qu&rsquo;en un individu, le mal soit possible&nbsp;? L&agrave;, mes comp&eacute;tences s&rsquo;arr&ecirc;tent\u003C\u002Fem>' conclut Michel Wieviorka.\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>"]