[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"author":7,"title":8,"meta_title":8,"og_title":8,"description":9,"meta_description":9,"og_description":9,"published":10,"published_time":11,"changed":12,"changed_time":13,"full_changed_time":14,"created":10,"visual":15,"tags":19,"radios":36,"episode":48,"complementary":74,"category":199,"body":205},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fmanouchian-au-pantheon-missak-et-son-cortege-de-symboles","48577","Baptiste Madinier","Manouchian au Panthéon : Missak et son cortège de symboles","\u003Cp>Le résistant communiste arménien, mort en apatride, aujourd’hui reconnu mort pour la France, va faire son entrée au Panthéon avec son épouse Mélinée. Missak Manouchian rejoint\u003Ca href=\"https:\u002F\u002Fwww.rcf.fr\u002Farticles\u002Fculture\u002Fjean-moulin-unificateur-et-symbole-de-la-resistance\" rel=\"noopener\" target=\"_blank\"> Jean Moulin\u003C\u002Fa>, Jean Zay ou encore Germaine Tillion et avec lui, c’est un cortège de symboles qui rentre ici. D’abord parce qu’il n’entre pas seul : ses 22 compagnons auront le droit à une plaque dans le caveau. Ensuite, car cette entrée porte la reconnaissance mémorielle du rôle des résistants immigrés et des résistants communistes pendant la Seconde Guerre mondiale. Enfin parce qu’à l'heure des questions identitaires et des tentations de repli, cette histoire nous dit quelque chose sur ce que veut dire “être français”.\u003C\u002Fp>\r\n","20 février 2024","09:41","21 février 2024","23:40","2024-02-21T23:40:06+01:00",{"url":16,"alt":17,"url_carre":18,"alt_carre":18},"https:\u002F\u002Fassets-prep.radiorcf.com\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fassets\u002F2024-02\u002FHL_ACORNU_2286803.jpg.webp","Fresque réalisée par l'artiste Popof en 2012 en hommage au groupe Manouchian à Paris \u002F Photographie de Amaury Cornu par Hans Lucas.","",[20,24,28,32],{"id":21,"label":22,"alias":23},"56024","Seconde Guerre mondiale","\u002Ftag\u002Fseconde-guerre-mondiale",{"id":25,"label":26,"alias":27},"56023","Résistance","\u002Ftag\u002Fresistance",{"id":29,"label":30,"alias":31},"59299","Hommage","\u002Ftag\u002Fhommage",{"id":33,"label":34,"alias":35},"61490","Panthéon","\u002Ftag\u002Fpantheon",[37],{"id":38,"name":39,"code":40,"shortname":41,"liveURL":42,"alias":43,"region":44,"channelId":47},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":45,"name":46},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":49,"type":50,"title":51,"digas":52,"published":10,"datetime":53,"description":54,"url_linked_article":5,"presenters":55,"visual":56,"show":59,"duration":67,"radios":68,"audio_file":71,"rolls":72},"455068","episode","Panthéonisation de Missak Manouchian : un cortège de symboles","PR-59057","2024-02-20T00:00:00+01:00","\u003Cp>Le résistant communiste arménien, mort en apatride, aujourd’hui reconnu mort pour la France, va faire son entrée au Panthéon avec son épouse Mélinée. Missak Manouchain rejoint Jean Moulin, Jean Zay ou encore Germaine Tillion et avec lui, c’est un cortège de symboles qui rentre ici. D’abord parce qu’il n’entre pas seul : ses 22 compagnons auront le droit à une plaque dans le caveau. Ensuite, car cette entrée porte la reconnaissance mémorielle du rôle des résistants immigrés et des résistants communistes pendant la Seconde Guerre mondiale. Enfin parce qu’à l'heure des questions identitaires et des tentations de repli, cette histoire nous dit quelque chose sur ce que veut dire “être français”.\u003C\u002Fp>\r\n",[7],{"alt":57,"url":58,"url_carre":43,"copyright":18}," Missak Manouchian dans les années 30. ","https:\u002F\u002Fassets-prep.radiorcf.com\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fassets\u002F2024-02\u002FManouchian_portrait_crop.jpg.webp",{"id":60,"title":61,"alias":62,"visual":63,"description":66},"4433","Le dossier de la rédaction","\u002Factualite\u002Fle-dossier-de-la-redaction",{"url":64,"alt":65,"url_carre":18,"alt_carre":18},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2023-08\u002FLe%20dossier%20de%20la%20r%C3%A9daction%20%282%29.png.webp","Le dossier de la rédaction © RCF","\u003Cp>Chaque matin à 7h10, les journalistes de RCF décryptent un sujet d'actualité en profondeur, dans la Matinale RCF.\u003C\u002Fp>\r\n","492096",[69],{"id":38,"name":39,"code":40,"shortname":41,"liveURL":42,"alias":43,"region":70,"channelId":47},{"id":45,"name":46},"https:\u002F\u002Faudio.audiomeans.fr\u002Fguid\u002F{source_code}\u002F\u002F79399776d120268e1c0641f6a6c42f69faa8cdc55ecb03a47e862fa1fe8232d9.mp3",{"podcast_not_roll":73},false,[75,121,182],{"type":4,"alias":76,"id":77,"author":78,"title":79,"meta_title":79,"og_title":79,"description":80,"meta_description":80,"og_description":80,"changed":81,"changed_time":82,"created":83,"visual":84,"tags":87,"radios":94,"episode":97,"published_unix_time":120},"\u002Farticles\u002Factualite\u002Fsous-loccupation-ces-francais-qui-ont-choisi-la-resistance","33358","Véronique Alzieu","Sous l’Occupation, ces Français qui ont choisi la Résistance","\u003Cp>Edmond Michelet, Germaine Thillion, l’abbé Camille Folliet, et tant d’autres. Une diversité de visages, pour un but commun : la Libération. Ceux et celles qui ont fait ce choix ont été poussés par des motivations très diverses, et à des périodes très diverses également. Durant l’Occupation allemande, pendant la Seconde Guerre Mondiale, nombreux sont les Français qui ont choisi d’entrer en Résistance.\u003C\u002Fp>\r\n","2 octobre 2021","09:00","1 octobre 2021",{"url":85,"alt":86,"url_carre":18,"alt_carre":18},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-10\u002FMaquis_Haute_Savoie.jpg.webp","Maquisards et officiers du SOE en Haute-Savoie - Wikipedia",[88,92,93],{"id":89,"label":90,"alias":91},"54914","Histoire","\u002Ftag\u002Fhistoire",{"id":25,"label":26,"alias":27},{"id":21,"label":22,"alias":23},[95],{"id":38,"name":39,"code":40,"shortname":41,"liveURL":42,"alias":43,"region":96,"channelId":47},{"id":45,"name":46},{"id":98,"type":50,"title":99,"digas":100,"published":101,"datetime":102,"description":103,"url_linked_article":76,"presenters":104,"visual":105,"show":108,"duration":114,"radios":115,"audio_file":118,"rolls":119},"151900","Occupation allemande, ces Français qui ont choisi la résistance","UA-192409","3 octobre 2021","2021-10-03T00:00:00+02:00","\u003Cp>Edmond Michelet, Germaine Tillion, l’abbé Camille Folliet.. Autant de visages de la résistance française face à l'occupant allemand durant la Seconde Guerre mondiale. À quel moment ont-ils basculé en résistance ? Qu'est-ce qui a poussé ces hommes et ces femmes à oser prendre tous les risques et à résister? Patriotisme, humanisme, communisme, christianisme ou tout simplement refus du STO : les raisons sont multiples.&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>Pour en parler, Véronique Alzieu reçoit Fabrice Grenard, historien, spécialiste de la Seconde Guerre mondiale et de la Résistance, directeur du département recherche et pédagogie de la Fondation de la Résistance, auteur du livre \"Le choix de la résistance - Histoires d'hommes et de femmes (1940-1944)\" (éd. 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Nous avions déjà abordé ce &nbsp;sujet la saison passée avec des romans coups de coeur comme \u003Cem>Enfant de salaud\u003C\u002Fem> de Sorj Chalandon, sur le procès Klaus Barbie,\u003Cem> L’île Haute\u003C\u002Fem> de Valentine Goby sur un jeune garçon juif caché dans les Alpes ou encore avec la bande dessinée \u003Cem>Madeleine Résistante\u003C\u002Fem> de Jean-David Morvan et Dominique Bertail sur le destin extraordinaire de la résistante Madeleine Riffaud, elle-même scénariste.\u003C\u002Fp>\r\n","16 octobre 2023","00:00","2023-10-16T00:00:00+02:00","11:24","10 octobre 2023",{"url":132,"alt":133,"url_carre":18,"alt_carre":18},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2023-10\u002F9791034747979-couv-M700x1200.jpg.webp","Madeleine Résistance (Riffaud, Morvan & Bertail - Dupuis)",[135,139,143,144],{"id":136,"label":137,"alias":138},"54145","Bande dessinée","\u002Ftag\u002Fbande-dessinee",{"id":140,"label":141,"alias":142},"54906","Littérature","\u002Ftag\u002Flitterature",{"id":89,"label":90,"alias":91},{"id":21,"label":22,"alias":23},[146],{"id":147,"name":148,"code":149,"shortname":150,"liveURL":151,"alias":152,"region":153,"channelId":43},"34324","RCF Rennes","RCF35","Rennes","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcf35.mp3","\u002Frennes",{"id":154,"name":155},"34175","Bretagne",{"id":157,"type":50,"title":124,"digas":158,"published":159,"datetime":160,"description":161,"url_linked_article":122,"presenters":162,"visual":164,"show":167,"duration":175,"radios":176,"audio_file":179,"rolls":180},"409201","RN-52675","18 octobre 2023","2023-10-18T00:00:00+02:00","Au programme aujourd’hui, l’histoire avec son grand H, ou plutôt sa grande hache comme le disait si justement Georges Perec puisque nous vous présentons des ouvrages traitant de la seconde guerre mondiale. 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À l'occasion du 8-mai, célébrant la victoire des forces alliées sur l'Allemagne nazie et la fin de la Seconde Guerre Mondiale, RCF vous propose de redécouvrir les destins méconnus de femmes durant cette guerre.&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n","8 mai 2024","13:00","2024-05-08T13:00:00+02:00","18:40","21 août 2019",{"url":193,"alt":194,"url_carre":18,"alt_carre":18},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Ffemmes_seconde_guerre_mondiale_les-racines-du-present_rcf_792x366.jpg.webp","Wikimédia Commons - Madeleine Pauliac étudiante en médecine (1931)",[196],{"id":38,"name":39,"code":40,"shortname":41,"liveURL":42,"alias":43,"region":197,"channelId":47},{"id":45,"name":46},"1566374412",{"id":200,"type":201,"name":202,"alias":203,"description":204},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[206,210,233],{"id":207,"target_paragraph_type":208,"target_wysiwyg":209},"70740","wysiwyg_paragraph","\u003Ch2 class=\"text-align-justify\">Révolution mémorielle\u003C\u002Fh2>\r\n\r\n\u003Cp class=\"text-align-justify\">\u003Cstrong>\u003Cem>“Pourquoi ne l’a-t-on pas déjà panthéonisé ? ”\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fstrong> demande directement l’historien Denis Peschanski. Il est directeur de recherche émérite au CNRS et spécialiste des sciences de la mémoire. \u003Cem>“\u003Cstrong>C’est le premier résistant étranger à être panthéonisé, c’est le premier résistant communiste à être panthéonisé\u003C\u002Fstrong>, et lorsqu’on connaît le rôle des étrangers et des communistes dans la résistance, nous sommes en droit de nous interroger sur ce délai”\u003C\u002Fem> s'émeut-il.&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cblockquote>\r\n\u003Cp class=\"text-align-justify\">Il s'agit de&nbsp;\u003Cem>parachever le panorama complet de ceux qui menèrent le combat dans la résistance durant l'occupation\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\r\n\u003C\u002Fblockquote>\r\n\r\n\u003Cp class=\"text-align-justify\">Le symbole est posé. \u003Cstrong>80 ans après son exécution, Missak Manouchian s’est dressé dans la mémoire collective comme un symbole de résistance française.\u003C\u002Fstrong> Mais sur ses épaules repose également le poids d’une forme de justice mémorielle qu’il faudrait rétablir. Pour l’Élysée, il s’agit d’ailleurs de\u003Cem> “parachever le panorama complet de ceux qui menèrent le combat dans la résistance durant l'occupation”\u003C\u002Fem>.&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp class=\"text-align-justify\">\u003Cem>“Ce retard est dû à des pressions internes, car longtemps, les militaires ont sans doute eu du mal à accepter l’idée qu’on puisse accueillir des combattants de l’armée irrégulière et en plus là des étrangers et des communistes”\u003C\u002Fem> explique Denis Peschanski. À cela, s’ajoute le poids de la guerre froide, les affrontements entre la mémoire gaulliste et la mémoire communiste et l’opposition politique avec le PCF après la guerre.&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\u003Cimg alt=\"Missak Manouchian lors des années 30. \" data-align=\"center\" data-caption=\"Missak Manouchian lors des années 30.&amp;nbsp;\" data-entity-type=\"file\" data-entity-uuid=\"4e230a53-5702-4b67-9752-704dacc47a2f\" src=\"https:\u002F\u002Fassets.radiorcf.com\u002Finline-images\u002FManouchian_portrait_crop_0.jpg\" \u002F>\r\n\u003Cp class=\"text-align-justify\">\u003Cem>“À partir de 1960, au moment où le général De Gaulle décide de structurer cette mémoire de la Seconde Guerre mondiale\"\u003C\u002Fem>, \u003Cem>\"on lisse toutes les différences des combattants pour en évoquer finalement que la Résistance avec un grand R\"\u003C\u002Fem>, explique à l’AFP Jean-Baptiste Romain, responsable des hauts lieux de la mémoire nationale en Île-de-France. Mais \u003Cstrong>cette mémoire\u003Cem> \"officielle\"\u003C\u002Fem> était \"bien évidemment\" centrée sur les résistants \u003Cem>\"gaullistes\",\u003C\u002Fem> et aujourd'hui, 80 ans plus tard, c'est la \u003Cem>\"mémoire scientifique\"\u003C\u002Fem> qui permet de \u003Cem>\"mettre sur le devant de la scène\"\u003C\u002Fem> ceux qui étaient \u003Cem>\"un peu oubliés\"\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fstrong>: \"Les étrangers, les communistes et les juifs\", précise-t-il.&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Ch2 class=\"text-align-justify\">Du génocide arménien à la résistance\u003C\u002Fh2>\r\n\r\n\u003Cp class=\"text-align-justify\">C’est donc d’abord des faits qu’il s’agit de mettre en avant avec la panthéonisation de Missak Manouchian. Ceux qui racontent que \u003Cstrong>cet homme, qui est mort pour la France à 37 ans, sous les balles nazis, est né en 1906 dans l’ancien empire Ottoman\u003C\u002Fstrong>, loin de Paris. Il fuit au moment du génocide arménien dans lequel il perd son père et sa mère. C’est dans un orphelinat français au Liban qu’il découvre la culture française. \u003Cem>“Il est élevé en français et un instituteur lui fait découvrir la littérature avec les grands auteurs de l’époque : Victor Hugo, Romain Rolland, Henri Barbusse”\u003C\u002Fem> raconte Jean-Pierre Sakoun, le président du comité pour l’entrée au Panthéon de Missak Manouchian. \u003Cem>“Il plonge dans cette littérature et dans la poésie et commence à en écrire alors qu’il est âgé de 12 ans”\u003C\u002Fem> ajoute-t-il.&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\u003Cimg alt=\"Missak Manouchian, alors dans l'armée française, lors d'une permission en 1940. \u002F Photo : Wikimedia Commons\" data-align=\"center\" data-caption=\"Missak Manouchian, alors dans l'armée française, lors d'une permission en 1940. \u002F Photo : Wikimedia Commons\" data-entity-type=\"file\" data-entity-uuid=\"58199a6f-a817-48b6-ba55-6b212666ec94\" src=\"https:\u002F\u002Fassets.radiorcf.com\u002Finline-images\u002FMissak_Manouchian_1940.png\" \u002F>\r\n\u003Cp class=\"text-align-justify\">Via la littérature, \u003Cem>“la France devient un phare pour cet adolescent”\u003C\u002Fem> assure Jean-Pierre Sakoun et \u003Cstrong>il épouse \u003Cem>“l’espoir porté par les principes démocratiques et égalitaires de la Révolution française”\u003C\u002Fem>.\u003C\u002Fstrong> Missak Manouchian arrive en France en 1925 et devient cadre de l’Internationale communiste dix ans plus tard. Au moment où la Seconde Guerre mondiale éclate, il est donc engagé.&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp class=\"text-align-justify\">\u003Cem>“Comme beaucoup d’étrangers vivant en France, Missak est foudroyé par le pacte Germano-soviétique fin août 1939 car ces étrangers en France sont non seulement des communistes, mais avant tout des militants anti-fascistes”\u003C\u002Fem> expose le président du comité qui est aussi président de l’association Unité laïque. \u003Cstrong>Il va donc s’engager dans l’armée française dès 1939.\u003C\u002Fstrong> Après un passage en Bretagne et dans une usine de moteur d’avion,\u003Cstrong> il va rentrer à Paris pour doucement rejoindre le réseau des MOI et des FTP\u003C\u002Fstrong>.&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n",{"id":211,"target_paragraph_type":212,"episode":213},"70741","also_listen",{"id":214,"title":215,"published":216,"datetime":217,"description":218,"presenters":219,"visual":221,"show":223,"duration":228,"radios":229,"audio_file":232},"454599","Le résistant Missak Manouchian , Une vie héroique","1 août 2024","2024-08-01T00:00:00+02:00","Fusillé avec ses compagnons au Mont-Valérien, à Suresnes, le 21 février 1944, Missak Manouchian entre, 80 ans plus tard, jour pour jour, au Panthéon.Il y entre accompagné de son épouse Mélinée .Pour  découvrir la vie et l’engagement de ce résistant d’origine arménienne les  possibilités sont nombreuses en ce moment, l’exposition au  mémorial de la Shoah, un film sur France Télévisions : »Manouchian, et ceux de l’affiche rouge »,un livre aux éditions Textuel et une bande dessinée aux éditions des Arènes, intitulé »Missak Manouchian, une vie héroïque »\u003Cbr>Denis Peschanski est historien, directeur de recherche émérite au CNRS et spécialiste de la seconde guerre mondiale et de la résistance. Il est conseiller scientifique, intervenant dans tous les ouvrages, film exposition cité précédemment . Pour nous aider à mieux connaître Missak Manouchian et aussi comprendre la portée symbolique de ce geste de le faire entrer au Panthéon , Denis Peschanski est notre invité dans \"L’Entretien de la Semaine\"",[220],"Thierry Lyonnet",{"alt":106,"url":222,"url_carre":18,"copyright":18},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2023-08\u002FL%27entretien%20de%20la%20semaine%20%282%29.png.webp",{"id":224,"title":225,"alias":226,"code_emission":227},"6465","L'Entretien de la semaine","\u002Fculture\u002Flentretien-de-la-semaine","ENTRESEMWEB","736056",[230],{"id":38,"name":39,"code":40,"shortname":41,"liveURL":42,"alias":43,"region":231,"channelId":47},{"id":45,"name":46},"https:\u002F\u002Fpodcast-prep.rcf.fr\u002F2024-02\u002FUA-320121.mp3",{"id":234,"target_paragraph_type":208,"target_wysiwyg":235},"70742","\u003Cp>\u003Cstrong>C’est au sein des Francs-tireurs et partisans de la main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI) que Missak Manouchian œuvre dans la résistance. \u003C\u002Fstrong>Il devient chef des FTP MOI à Paris à l’été 1943 à la place de Boris Holban. Et il va notamment organiser l’assassinat du colonel SS Julius Ritter, qui organisait en France le STO, le service du travail obligatoire. \u003Cem>“L’action contre Julius Ritter demande plusieurs mois de filature”\u003C\u002Fem> narre Denis Peschanski. Son appartement, rue Pétrarque est finalement identifié et le 28 septembre, Manouchian envoi l’équipe spéciale, avec notamment un Juif polonais, Marcel Rajman, un Allemand Leo Kneler et un Espagnol Celestino Alfonso. \u003Cem>“Ils ne savent pas qu’ils exécutent Julius Ritter et ils l’apprennent seulement le lendemain dans la presse”\u003C\u002Fem> détaille l’historien. \u003Cem>“C’est énorme ce qu’il se passe dans Paris, car la société française est traumatisée par le service du travail obligatoire et ils viennent de liquider l’organisateur de ce STO en France”\u003C\u002Fem>, précise-t-il.&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cblockquote>\r\n\u003Cp>\u003Cem>C’est le symbole de ce que veut dire « être français »\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\r\n\u003C\u002Fblockquote>\r\n\r\n\u003Cp>Denis Peschanski insiste également sur le rôle du groupe Manouchian au sein de Paris. \u003Cem>“En août 1943, ils étaient 65 tout compris à mener la résistance dans la capitale”\u003C\u002Fem> assure l’historien, \u003Cem>“tous les autres groupes étaient tombés les uns après les autres”\u003C\u002Fem>. Ils multiplient les attentats et les actions de harcèlement contre les nazis. \u003Cem>“C’est insupportable militairement”\u003C\u002Fem> selon Denis Peschanski. \u003Cstrong>Après un long travail de recherche, de filature par la police française, Missak Manouchian est arrêté le 16 novembre 1943 et il est exécuté le 21 février 44 au Mont Valérien avec 21 de ses compagnons.&nbsp;\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Ch2>\"L'Affiche rouge\"&nbsp;\u003C\u002Fh2>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cstrong>Avec Missak, c’est tout le groupe qui entre au Panthéon.\u003C\u002Fstrong> Il n’est pas mort seul et il n’a pas non plus agi seul. \u003Cstrong>Des voix se sont d’ailleurs élevées pour demander que \u003Cem>“Missak Manouchian entre au Panthéon avec tous ses camarades”.\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fstrong> \u003Ca href=\"https:\u002F\u002Fwww.lemonde.fr\u002Fidees\u002Farticle\u002F2023\u002F11\u002F23\u002Fmissak-manouchian-doit-entrer-au-pantheon-avec-tous-ses-camarades_6201857_3232.html\" rel=\"noopener\" target=\"_blank\">Dans une tribune du Monde,\u003C\u002Fa> Costa-Gavras, Delphine Horvilleur, Patrick Modiano, \u003Ca href=\"https:\u002F\u002Fwww.rcf.fr\u002Farticles\u002Fvie-spirituelle\u002Fedgar-morin-ou-lart-de-lutter-contre-la-mort\" rel=\"noopener\" target=\"_blank\">Edgar Morin\u003C\u002Fa> ou encore Annette Wieviorka demandent de ne pas \u003Cem>“isoler un seul nom”\u003C\u002Fem> de ne pas \u003Cem>“distinguer une seule communauté”\u003C\u002Fem> afin de ne pas \u003Cem>“blesser l’internationalisme qui les animait”\u003C\u002Fem>.&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cem>“Lorsqu’on regarde ce groupe, les deux composantes principales sont les Juifs d'Europe centrale et orientale et les Italiens”\u003C\u002Fem> précise Denis Peschanski. Pour éteindre quelques polémiques naissantes, l’Élysée précise que Joseph Epstein, Celestino Alfonso, Golda Bancic, Marcel Rajman, Rino Della Negra ou encore Thomas Elek auront \u003Cstrong>leurs noms aussi gravés en lettres d'or dans le \u003Cem>\"temple des immortels\"\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fstrong>, à l'entrée du caveau numéro XIII où reposeront les dépouilles de Manouchian et de son épouse Mélinée.&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\u003Cimg alt=\" L'Affiche rouge utilisée par la propagande nazie. \" data-align=\"center\" data-caption=\"&amp;nbsp;L'Affiche rouge utilisée par la propagande nazie.&amp;nbsp;\" data-entity-type=\"file\" data-entity-uuid=\"f4089411-3d94-4876-b2a1-a613d655a126\" src=\"https:\u002F\u002Fassets.radiorcf.com\u002Finline-images\u002F669px-Affiche_rouge.jpg\" \u002F>\r\n\u003Cp>\u003Cstrong>À travers cette plaque, il s’agit notamment d’honorer la mémoire de \u003Cem>“l’Affiche rouge”\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fstrong>. Affiche de propagande nazie qui dénonçait \u003Cem>“l’armée du crime”\u003C\u002Fem> avec les portraits de Manouchian et ses résistants. Ironie de la Grand histoire, c’est à travers cette \u003Cem>“Affiche rouge” \u003C\u002Fem>qu’ils sont passés à la postérité et qu’ils s’inscrivent dans les mémoires françaises, notamment à \u003Cstrong>travers le poème de Louis Aragon, chanté par Léo Ferré et par d'autres aujourd’hui.&nbsp;\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp class=\"text-align-center\">\u003Ciframe allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" allowfullscreen=\"\" frameborder=\"0\" height=\"315\" src=\"https:\u002F\u002Fwww.youtube.com\u002Fembed\u002Fz1DaJogllx8?si=6UZBeRc_35YtnDzs\" title=\"YouTube video player\" width=\"560\">\u003C\u002Fiframe>&nbsp;\u003Cbr \u002F>\r\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cem>“Ce groupe partage deux matrices : celle communiste internationaliste et celle française”\u003C\u002Fem> décrypte Denis Peschanski. \u003Cstrong>\u003Cem>“La plupart sont étrangers et ils ont un amour pour la France, pas celle de Pétain et de Laval, mais celle des droits de l’homme, des lumières et\u003Ca href=\"https:\u002F\u002Fwww.rcf.fr\u002Farticles\u002Fculture\u002Fla-revolution-francaise-estelle-terminee\" rel=\"noopener\" target=\"_blank\"> la Révolution française\u003C\u002Fa>”.&nbsp;\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Cem>“C’est le symbole de ce que veut dire « être français »”\u003C\u002Fem> abonde Jean-Pierre Sakoun. \u003Cem>“On n'est pas français par la race, par la religion, par l’ethnie, mais parce qu’on accepte de défendre les principes de la Révolution française”\u003C\u002Fem> précise le président du comité pour l’entrée au Panthéon de Missak Manouchian qui voit dans cette panthéonisation \u003Cem>“un message envoyé à tous les xénophobes”\u003C\u002Fem>.&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n"]