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LPO Loire : la raréfaction des oiseaux migrateurs

LPO Loire : la raréfaction des oiseaux migrateurs

Un article rédigé par Marion Deygas - le 19 février 2024 - Modifié le 19 février 2024
L'invité de la rédaction (Saint-Etienne)LPO Loire : la raréfaction de certaines espèces d'oiseaux

Alors qu'était organisé la semaine dernière, la 14e COP sur la conservation de la faune sauvage, un rapport de l'ONU révèle qu'une espèce migratrice sur cinq est menacée d'extinction. Ce constat se confirme dans la Loire, notamment auprès des oiseaux. Explications de Patrick Balluet, vice-président de la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) Loire. 

Une alouette / Pixabay. Une alouette / Pixabay.

Les chiffres sont alarmants. Le dernier rapport de l’ONU révèle que 44 % des espèces migratrices voient leur population diminuer. Plus d’une espèce sur cinq est menacée d’extinction. Les plus touchés sont les poissons. Mais Patrick Balluet, le vice-président de la LPO Loire, confirme que les oiseaux aussi sont concernés. L’association opère un suivi constant au col de Baracuchet, au-dessus de Montbrison. Il parle de baisses “sur certaines espèces bien connues comme les alouettes, les pigeons migrateurs et les grives.”

  • Comment s’expliquent ces baisses ? 

Le vice-président de la LPO Loire évoque d’abord le changement climatique. Il occasionne des décalages pour certains oiseaux : au printemps, ils reviendront plus tôt et à l'automne, ils repartiront plus tard. Et même, “certaines espèces pourront hiverner chez nous alors qu’auparavant, elles ne pouvaient pas”, explique-t-il. Deuxième raison, le manque de ressources alimentaires. Patrick Balluet insiste sur une diminution significative du nombre d’insectes notamment due à l’usage de produits phytosanitaires. “On sait que ces produits ne sont pas bons pour les insectes et donc, pour toute la chaîne alimentaire qui en découle”, affirme-t-il. Dans la nature, les espèces sont interdépendantes : “un insectivore comme les fauvettes et les bergeronnettes vont être dépendantes de leur proie”, poursuit le vice-président de la LPO Loire. 

  • Comment inverser la tendance ? 

Pour tenter de préserver les oiseaux, il faudrait des mesures fortes. Pour Patrick Balluet, “les mesures critiquées, sur les jachères agricoles, sont des bonnes mesures”. Il faudrait laisser des espaces aux oiseaux pour qu’ils puissent se nourrir. A notre échelle, il parle d’un geste simple : “le nourrissage hivernal”. Il suffit de déposer quelques graines de tournesol en extérieur. Autre geste simple pour protéger les oiseaux, si on a un jardin, il suffit de “laisser les espaces enherbés, non-tondus pour faire revenir les insectes et donc les oiseaux.” 

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Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
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