[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":12,"visual":13,"radios":15,"episode":27,"category":52,"body":58},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Flibye-10-ans-apres-lintervention-militaire-occidentale-quel-bilan-tirer","20074","Libye: 10 ans après l'intervention militaire occidentale, quel bilan tirer ?","Il y a 10 ans jour pour jour, les forces occidentales volaient au secours des rebelles libyens qui s’étaient soulevés contre le colonel Kadhafi un mois plus tôt.","26 juin 2021","20:05","2021-06-26T20:05:02+02:00","22 mars 2021",{"url":14,"alt":14,"url_carre":14,"alt_carre":14},"",[16],{"id":17,"name":18,"code":19,"shortname":20,"liveURL":21,"alias":22,"region":23,"channelId":26},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":24,"name":25},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":28,"type":29,"title":7,"digas":30,"published":31,"datetime":32,"description":8,"url_linked_article":5,"presenters":33,"visual":36,"show":39,"duration":45,"radios":46,"audio_file":49,"rolls":50},"23696","episode","PR-28601","19 mars 2021","2021-03-19T07:13:00+01:00",[34,35],"Jean-Baptiste Labeur","Étienne Pépin",{"alt":37,"url":38,"url_carre":14,"copyright":14},"Le dossier de la rédaction © RCF","https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2023-08\u002FLe%20dossier%20de%20la%20r%C3%A9daction%20%282%29.png.webp",{"id":40,"title":41,"alias":42,"visual":43,"description":44},"4433","Le dossier de la rédaction","\u002Factualite\u002Fle-dossier-de-la-redaction",{"url":38,"alt":37,"url_carre":14,"alt_carre":14},"\u003Cp>Chaque matin à 7h10, les journalistes de RCF décryptent un sujet d'actualité en profondeur, dans la Matinale RCF.\u003C\u002Fp>\r\n","420000",[47],{"id":17,"name":18,"code":19,"shortname":20,"liveURL":21,"alias":22,"region":48,"channelId":26},{"id":24,"name":25},"https:\u002F\u002Faudio.audiomeans.fr\u002Fguid\u002F{source_code}\u002F\u002Fd1aa37b40b1dc8f6958efb274d9136d7153792fd48b132d06bca976b62a2a242.mp3",{"podcast_not_roll":51},false,{"id":53,"type":54,"name":55,"alias":56,"description":57},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[59],{"id":60,"target_paragraph_type":61,"target_wysiwyg":62},"34048","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>Il y a 10 ans jour pour jour d&eacute;butait l&rsquo;op&eacute;ration Harmattan en Libye. Les forces occidentales volaient au secours des rebelles libyens qui s&rsquo;&eacute;taient soulev&eacute;s contre le colonel Kadhafi un mois plus t&ocirc;t.\u003C\u002Fstrong> Une coalition qui regroupe la France, le Royaume Uni, les Etats-Unis, l&rsquo;Otan mais aussi plusieurs pays arabes dont l&rsquo;Egypte et le Qatar. Le d&eacute;but d&rsquo;un tr&egrave;s long conflit qui n&rsquo;est pas termin&eacute;. &nbsp;\u003Ch2>\u003Cstrong>La volont&eacute; d'&eacute;liminer Kadhafi\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>&Agrave; l&rsquo;&eacute;poque, la r&eacute;solution 1973 du conseil de s&eacute;curit&eacute; de l&rsquo;ONU autorise l&rsquo;emploi de tout les moyens pour proteger les civils. Benghazi, principale ville rebelle, est sur le point de tomber. On se souvient du philosophe Bernard Henry Levy montant au cr&eacute;neau. \u003Cstrong>Cette guerre qu&rsquo;endosse le pr&eacute;sident de l&rsquo;&eacute;poque Nicolas Sarkozy a alors toute les apparences d&rsquo;un conflit juste humanitaire. \u003C\u002Fstrong>Mais 10 ans apr&egrave;s, Kader Abderahim, enseignant &agrave; Sciences Po et directeur de recherche &agrave; l&rsquo;IPSE a une autre analyse : \u003Cem>\"Je retiens moins la volont&eacute; d&rsquo;une guerre pr&eacute;ventive humanitaire qu&rsquo;une volont&eacute; de puissance et d&rsquo;&eacute;liminer un homme, Kadhafi, qui &eacute;tait per&ccedil;u comme un trublion sur la sc&egrave;ne internationale\"\u003C\u002Fem>.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Le mythe d&rsquo;une guerre humanitaire a v&eacute;cu, tout comme celui du leadership fran&ccedil;ais dans cette affaire.\u003C\u002Fstrong> \u003Cem>\"La France n&rsquo;a pas jou&eacute; un r&ocirc;le de d&eacute;cideur. La guerre a &eacute;t&eacute; d&rsquo;abord d&eacute;cid&eacute;e par le chef de la diplomatie am&eacute;ricaine de l'&eacute;poque, Hillary Clinton. L'Arabie Saoudite souhaitait cette guerre. Ce mythe de la France qui &eacute;tait seule en situation de pointe c&rsquo;est pas la r&eacute;alit&eacute; historique\"\u003C\u002Fem>,&nbsp;estime Jalel Harchoui, chercheur specialiste de la Libye aupr&egrave;s de l&rsquo;ONG Global initiative &agrave; Gen&egrave;ve.\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>Pas de construction de paix\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Une fois Mouammar Kadhafi mort, lorsque la coalition se retire fin octobre 2011, il n&rsquo;y aura pas d&rsquo;initiative de stabilisation ni de construction de la paix dans un pays qui avait connu 40 ans de dictature. \u003C\u002Fstrong>Et puis les Occidentaux ont id&eacute;alis&eacute; le r&ocirc;le et celui de leurs partenaires du golfe, estime Jalel Harchoui. \u003Cem>\"&Agrave;&nbsp;l&rsquo;&eacute;poque, l&rsquo;Etat du golge qui &eacute;tait en vogue c&rsquo;&eacute;tait le Qatar. Mais &ccedil;a a &eacute;t&eacute; une catastrophe. L&rsquo;Occident n&rsquo;a pas r&eacute;&eacute;ellement essay&eacute; donc on ne peut pas parler d&rsquo;&eacute;chec. La tentative n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; suffisament s&eacute;rieuse\"\u003C\u002Fem>, analyse le chercheur.\u003C\u002Fp>\u003Cp>La r&eacute;solution de l&rsquo;ONU excluait une force militaire ext&eacute;rieure au sol. De fait, les milices n&rsquo;ont jamais pos&eacute; les armes. \u003Cem>\"Les milices qui avaient particip&eacute; au soul&egrave;vement ont une lourde responsabilit&eacute; parce qu'elles ont toujours refus&eacute; de d&eacute;poser les armes. Elles ont mis en coupe r&eacute;gl&eacute;e le pays. Il y a eu beaucoup de loup&eacute;s, beaucoup d&rsquo;Etats &eacute;trangers. On a vu &agrave; quel point ce conflit avait provoqu&eacute; la d&eacute;stabilisation insitutionnelle du Maghreb\"\u003C\u002Fem>,&nbsp;souligne Kader Abderahim.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Apr&egrave;s la nouvelle guerre civile de 2014, le pays est rest&eacute; d&eacute;chir&eacute; entre l&rsquo;ouest et l&rsquo;est, avec d&rsquo;un cot&eacute; &agrave; Tripoli le gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par l&rsquo;ONU. Il est soutenu par la Turquie. &Agrave; l&rsquo;est, le mar&eacute;chal Haftar, est lui soutenu par les Emirats arabes unis, l'Egypte et la Russie.\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>Un lourd tribut pour les civils\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>Quoi qu&rsquo;il en soit les civils sont les principales victimes de ce conflit. \u003Cstrong>Des dizaines de milliers de morts, peut-&ecirc;tre plus, et des civils notamment des migrants pris dans une nasse de violences. \u003C\u002Fstrong>\u003Cem>\"C&rsquo;est vraiment la population civile qui paie le prix de 10 ans de conflit et de violence. Ces milices commettent des crimes de guerre en toute impunit&eacute;\"\u003C\u002Fem>, d&eacute;plore Diana Eltahawy, directrice adjointe du programme Proche et Moyen-Orient &agrave; Amnesty International.\u003C\u002Fp>\u003Cp>Amnesty et d&rsquo;autres ONG d&eacute;noncent toujours la situation et aussi l&rsquo;attitude de l&rsquo;Union europ&eacute;enne vis-&agrave;-vis de migrants renvoy&eacute;s en Libye. En octobre, un cessez-le-feu a &eacute;t&eacute; arrach&eacute; apr&egrave;s un an de combat entre le GNA et les forces d&rsquo;Haftar. L&rsquo;envoi massif d&rsquo;armes et de mercenaires a fait pencher la balance du c&ocirc;t&eacute; de Tripoli. Un fragile processus de normalisation est en cours des &eacute;lections sont pr&eacute;vues pour d&eacute;cembre mais personnes n&rsquo;y croit vraiment.&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]