[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"author":7,"title":8,"meta_title":8,"og_title":8,"description":9,"meta_description":9,"og_description":9,"changed":10,"changed_time":11,"full_changed_time":12,"created":10,"visual":13,"radios":17,"episode":29,"category":53,"body":59},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fliban-quatre-mois-apres-les-explosions-ou-en-est-la-reconstruction-de-beyrouth","21340","Clara Gabillet","Liban: quatre mois après les explosions, où en est la reconstruction de Beyrouth ?","Le Liban tout entier est plongé dans une crise économique et politique qui rend très difficile la reconstruction du port et de la ville de Beyrouth. ","17 décembre 2020","10:46","2020-12-17T10:46:58+01:00",{"url":14,"alt":15,"url_carre":16,"alt_carre":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fmv_rhosus_beirut_1.jpg.webp","DR","",[18],{"id":19,"name":20,"code":21,"shortname":22,"liveURL":23,"alias":24,"region":25,"channelId":28},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":26,"name":27},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":30,"type":31,"title":8,"digas":32,"published":33,"datetime":34,"description":9,"url_linked_article":5,"presenters":35,"visual":36,"show":38,"duration":46,"radios":47,"audio_file":50,"rolls":51},"43386","episode","PR-25851","16 décembre 2020","2020-12-16T07:13:00+01:00",[7],{"alt":15,"url":37,"url_carre":24,"copyright":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-06\u002Fmv_rhosus_beirut_1.jpg.webp",{"id":39,"title":40,"alias":41,"visual":42,"description":45},"4433","Le dossier de la rédaction","\u002Factualite\u002Fle-dossier-de-la-redaction",{"url":43,"alt":44,"url_carre":16,"alt_carre":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2023-08\u002FLe%20dossier%20de%20la%20r%C3%A9daction%20%282%29.png.webp","Le dossier de la rédaction © RCF","\u003Cp>Chaque matin à 7h10, les journalistes de RCF décryptent un sujet d'actualité en profondeur, dans la Matinale RCF.\u003C\u002Fp>\r\n","420000",[48],{"id":19,"name":20,"code":21,"shortname":22,"liveURL":23,"alias":24,"region":49,"channelId":28},{"id":26,"name":27},"https:\u002F\u002Faudio.audiomeans.fr\u002Fguid\u002F{source_code}\u002F\u002F48b3acc699c9f49bb07fa8a98071ba05ca01fb9a991c46b8205cd3849078768d.mp3",{"podcast_not_roll":52},false,{"id":54,"type":55,"name":56,"alias":57,"description":58},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[60],{"id":61,"target_paragraph_type":62,"target_wysiwyg":63},"35314","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>Cela fait quatre mois que deux explosions ont ravag&eacute; le port et une partie de la ville de Beyrouth au Liban.\u003C\u002Fstrong> Et il y a six jours, le premier ministre Hassan Diab et trois ex-ministres ont &eacute;t&eacute; inculp&eacute;s, accus&eacute;s de n&eacute;gligence dans le stockage du nitrate d&rsquo;ammonium dans le port de la ville. Pour l&rsquo;heure, le chantier est au point mort.\u003Ch2>\u003Cstrong>2,5 milliards d'euros pour la reconstruction\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>Depuis plusieurs mois, des b&eacute;n&eacute;voles, des humanitaires et m&ecirc;me l&rsquo;arm&eacute;e se mobilisent pour nettoyer les d&eacute;g&acirc;ts. Plus r&eacute;cemment, un plan dit \"de r&eacute;forme, de rel&egrave;vement et de reconstruction\" a &eacute;t&eacute; con&ccedil;u par l'Union europ&eacute;enne, les Nations unies et la Banque mondiale. \u003Cstrong>Il chiffre &agrave; 2 milliards 500 millions de dollars la somme n&eacute;cessaire pour tout reconstruire.&nbsp;\u003C\u002Fstrong>Mais le d&eacute;blocage de ces fonds se fera &agrave; une condition : que le gouvernement engage de r&eacute;elles r&eacute;formes pour en finir avec la corruption, en cr&eacute;ant notamment un nouveau gouvernement.\u003C\u002Fp>\u003Cp>Rien n&rsquo;avance pour l&rsquo;heure et la reconstruction de Beyrouth est au point mort. Sans l&rsquo;implication de l&rsquo;&Eacute;tat, il n&rsquo;y a pas de direction fix&eacute;e. \u003Cem>\"Il est tr&egrave;s clair que le gouvernement libanais ne fait rien car il n&rsquo;a pas d&rsquo;argent et attend de l&rsquo;argent de la communaut&eacute; internationale\"\u003C\u002Fem>, explique &Eacute;ric Verdeil, professeur de g&eacute;ographie &agrave; Sciences Po et sp&eacute;cialiste du Liban.\u003C\u002Fp>\u003Cp>Les explosions dans le port ont fait pr&egrave;s de 200 morts et bless&eacute; environ 6500 personnes. Le souffle de ces explosions de nitrate d&rsquo;ammonium ont bien s&ucirc;r d&eacute;vast&eacute; les habitations jusqu&rsquo;&agrave; dix kilom&egrave;tres &agrave; la ronde. Il faudra s&ucirc;rement r&eacute;fl&eacute;chir &agrave; un plan d&rsquo;urbanisme global. \u003Cstrong>Sans action du gouvernement, les Beyrouthins risquent d&rsquo;attendre longtemps avant que le quartier renaisse.\u003C\u002Fstrong> \u003Cem>\"On peut craindre qu&rsquo;en l&rsquo;absence de d&eacute;cision que des appartements restent vides, que les immeubles soient abandonn&eacute;s et deviennent des ruines\"\u003C\u002Fem>, s&rsquo;inqui&egrave;te &Eacute;ric Verdeil.&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>Une col&egrave;re qui ne d&eacute;senfle pas&nbsp;\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>La col&egrave;re contre une classe politique corrompue, au pouvoir depuis les ann&eacute;es 1990 est toujours tr&egrave;s forte.\u003C\u002Fstrong>&nbsp;Il y a six jours, la justice a inculp&eacute; des membres du gouvernement dans cette affaire des explosions. Parmi eux, Hassan Diab, le Premier ministre qui a pr&eacute;sent&eacute; sa d&eacute;mission mais qui continue de g&eacute;rer les affaires courantes. Lundi 14 d&eacute;cembre, il a d'ailleurs refus&eacute; d'&ecirc;tre interrog&eacute; par le juge en charge de l'affaire. Trois autres ministres doivent eux aussi &ecirc;tre entendus.&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>C&rsquo;est assez in&eacute;dit mais pour certains cela ne suffit pas encore car les responsables pr&eacute;sum&eacute;s de cette n&eacute;gligence sont bien plus nombreux,&nbsp;\u003C\u002Fstrong>estime Ziad Majed, politologue franco-libanais, qui d&eacute;nonce aussi la non-ind&eacute;pendance du syst&egrave;me judiciaire. \u003Cem>\"La justice n&rsquo;est pas ind&eacute;pendante, il y a des consid&eacute;rations politiques et confessionnelles\"\u003C\u002Fem>, explique-t-il.\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>Un syst&egrave;me politique qui bloque\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>Le syst&egrave;me politique bas&eacute; sur le confessionnalisme est une des causes du blocage politique dans le pays. \u003Cstrong>Chaque communaut&eacute; se partage proportionnellement le pouvoir et pour d&eacute;cider et m&ecirc;me former un gouvernement, il faut qu&rsquo;il y ait consensus entre les chefs de ces groupes.\u003C\u002Fstrong> Mais ce consensus est introuvable, ce qui emp&ecirc;che le pays d&rsquo;avancer. \u003Cem>\"Il y a toujours des repr&eacute;sentants de communaut&eacute;s qui ne sont pas satisfaits, qui bloquent\"\u003C\u002Fem>, regrette Ziad Majed.\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>Que peut faire la communaut&eacute; internationale ?\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>Elle peut fixer des conditions, comme le fait de d&eacute;bloquer des fonds seulement si une r&eacute;forme est engag&eacute;e. Emmanuel Macron s'&eacute;tait rendu au Liban peu de temps apr&egrave;s les explosions. Les autorit&eacute;s lui avaient assur&eacute; que des r&eacute;formes seraient engag&eacute;es et qu&rsquo;un nouveau gouvernement verrait le jour. Il n&rsquo;en est rien. \u003Cem>\"L&rsquo;erreur de la d&eacute;marche fran&ccedil;aise c&rsquo;est de penser que ce syst&egrave;me peut se r&eacute;former. Il a conduit &agrave; la faillite dans le pays. Quand la France propose une solution qui vise &agrave; garder ce m&ecirc;me personnel politique, c&rsquo;est une impasse totale\"\u003C\u002Fem>, affirme&nbsp;Agn&egrave;s Levallois, vice-pr&eacute;sidente de l'Institut de Recherche et d'&eacute;tudes M&eacute;diterran&eacute;e Moyen-Orient (iReMMO). \u003Cstrong>Emmanuel Macron doit retourner &agrave; Beyrouth avant No&euml;l, sa troisi&egrave;me visite apr&egrave;s l&rsquo;explosion.\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Dans cette crise il y a donc relativement peu d&rsquo;issue de secours. \u003Cstrong>Une des pistes envisag&eacute;es par l'opposition qui se forme au Liban est la cr&eacute;ation d&rsquo;un &Eacute;tat la&iuml;c, pour changer de syst&egrave;me et ne plus avoir besoin d'un total consensus pour agir.\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]