[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":9,"visual":12,"radios":15,"category":27,"body":33},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fle-grand-bain-de-gilles-lellouche","28030","\"​Le Grand Bain\" de Gilles Lellouche","Chaque mercredi Valérie de Marnhac vous présente un film qui sort en salles.","24 octobre 2018","09:25","2018-10-24T09:25:31+02:00",{"url":13,"alt":14,"url_carre":14,"alt_carre":14},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fle_grand_bain.jpg.webp","",[16],{"id":17,"name":18,"code":19,"shortname":20,"liveURL":21,"alias":22,"region":23,"channelId":26},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":24,"name":25},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":28,"type":29,"name":30,"alias":31,"description":32},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[34],{"id":35,"target_paragraph_type":36,"target_wysiwyg":37},"42004","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>St&eacute;phanie, vous et nos auditeurs n&rsquo;avez surement pas rat&eacute; la promotion du film ces derniers jours.&nbsp;De mon c&ocirc;t&eacute;, je l&rsquo;ai d&eacute;couvert en mai dernier au Festival de Cannes o&ugrave; il &eacute;tait projet&eacute; &laquo;&nbsp;hors-comp&eacute;tition&nbsp;&raquo; et o&ugrave; on a vu surgir sur le tapis rouge une brochette impressionnante d&rsquo;acteurs&nbsp;: Guillaume Canet, Benoit Poelvoorde, Mathieu Amalric, Virginie Effira, Leila Bekhti, Jean Hugues Anglade&hellip; Il y avait ce soir-l&agrave; sur la Croisette une ambiance &agrave; la fois &eacute;lectrique, chaleureuse et amicale qu&rsquo;on retrouve dans le film.\u003Cp>\u003Cstrong>L&rsquo;histoire c&rsquo;est celle de Bertrand, jou&eacute; par Mathieu Amalric\u003C\u002Fstrong>, un p&egrave;re de famille au ch&ocirc;mage et d&eacute;pressif, qui d&eacute;couvre par hasard &agrave; la piscine, un club de natation synchronis&eacute;e masculine, auquel il va s&rsquo;inscrire et qui va lui redonner go&ucirc;t &agrave; la vie.&nbsp;Il y a d&eacute;j&agrave; un petit c&ocirc;t&eacute; Full Monty dans Le Grand Bain, cette com&eacute;die anglaise sur fond de crise sociale, o&ugrave; un groupe de ch&ocirc;meurs d&eacute;cidaient de lancer un num&eacute;ro de striptease. Sauf qu&rsquo;ici, ils gardent leur slip de bain&nbsp;!\u003C\u002Fp>\u003Cp>Bertrand va faire la rencontre d&rsquo;autres hommes aussi bancals et inadapt&eacute;s que lui, et on rit de leur maladresse, de leurs kilos en trop et de leurs jambes trop poilues pour cette discipline.&nbsp;Et ce d&eacute;calage est le m&ecirc;me dans leur vie&nbsp;: \u003Cstrong>ils sont en marge de la soci&eacute;t&eacute; de consommation\u003C\u002Fstrong>, de la comp&eacute;tition &eacute;conomique, de la r&eacute;ussite, de la jeunesse. Ils ont tous une faille ou une fragilit&eacute;, mais ils nous touchent et nous font rire.\u003C\u002Fp>\u003Cp>Car \u003Cstrong>Gilles Lellouche aime ses personnages \u003C\u002Fstrong>et il prend plaisir, au fur et &agrave; mesure du film, &agrave; leur donner une consistance, une histoire, une famille, en gros &agrave; leur redonner une dignit&eacute;.&nbsp;Ce n&rsquo;est pas un film sur l&rsquo;amiti&eacute; entre hommes. On est loin des confidences de Vincent, Fran&ccedil;ois, Paul et les autres ou des situations comiques d&rsquo;Un El&eacute;phant &ccedil;a trompe &eacute;norm&eacute;ment, deux films qui ont marqu&eacute; ce genre cin&eacute;matographique.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>La soci&eacute;t&eacute; a chang&eacute;, est devenue plus individualiste, plus d&eacute;prim&eacute;e aussi\u003C\u002Fstrong>.&nbsp;C&rsquo;est plut&ocirc;t un film sur la force du groupe. Et le choix de la natation synchronis&eacute;e va dans ce sens : elle permet &agrave; la fois de parler de sport, d&rsquo;entrainement, du collectif, un vocabulaire essentiellement masculin. Et en m&ecirc;me temps de solidarit&eacute;, de gr&acirc;ce, d&rsquo;attention &agrave; l&rsquo;autre, un registre, vous me l&rsquo;accorderez St&eacute;phanie, plut&ocirc;t f&eacute;minin.\u003C\u002Fp>\u003Cp>Les femmes ne sont pas sur la photo de l&rsquo;affiche mais elles sont pourtant omnipr&eacute;sentes&nbsp;!&nbsp;\u003Cstrong>Le r&eacute;alisateur d&eacute;voile avec beaucoup de dr&ocirc;lerie et de tendresse, leur rapport aux femmes\u003C\u002Fstrong>&nbsp;: celles qui les entrainent, celles qui les encouragent, celles qui partent aussi, et celles qu&rsquo;ils aiment bien s&ucirc;r.&nbsp;Il pointe aussi la na&iuml;vet&eacute; des hommes, leur immaturit&eacute; parfois (Philippe Katerine est absolument irr&eacute;sistible en grand enfant lunaire).&nbsp;Mais le grand bain, c&rsquo;est surtout celui dans lequel on plonge quand on grandit. Alors, allez-y, sautez &agrave; pieds joints, sans vous pincer le nez, et laissez vous porter par la vague&nbsp;!\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]