[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":9,"visual":12,"radios":16,"category":27,"body":33},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fle-flambeur-de-la-caspienne-un-polar-loufoque-signe-rufin","23035","\"Le flambeur de la Caspienne\", un polar loufoque signé Rufin","On parle littérature une dernière fois avant l’été et vous nous présentez aujourd’hui « Le flambeur de la Caspienne », un roman de Jean-Christophe Rufin, paru aux éditions Flammarion.\n","3 juillet 2020","08:08","2020-07-03T08:08:47+02:00",{"url":13,"alt":14,"url_carre":15,"alt_carre":15},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fimg_20200702_085623.jpg.webp","RCF","",[17],{"id":18,"name":14,"code":19,"shortname":20,"liveURL":21,"alias":22,"region":23,"channelId":26},"9","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":24,"name":25},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":28,"type":29,"name":30,"alias":31,"description":32},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[34],{"id":35,"target_paragraph_type":36,"target_wysiwyg":37},"37009","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>Imaginez une sorte de Tintin quinquag&eacute;naire\u003C\u002Fstrong>, fut&eacute; et d&eacute;sabus&eacute;, qui d&eacute;barque dans un roman d&rsquo;Agatha Christie, avec pour d&eacute;cor l&rsquo;ambassade de France de Bakou en Azerba&iuml;djan. Diplomate paresseux et obscur, Aurel Timescu est le h&eacute;ros r&eacute;current&nbsp; de Jean-Christophe Rufin&nbsp;: quel que soit l&rsquo;endroit du monde dans lequel il est nomm&eacute;, le consul adjoint s&rsquo;attire des ennuis, tout en menant des enqu&ecirc;tes rocambolesques, selon des m&eacute;thodes bien &agrave; lui&nbsp;: &laquo;&nbsp;A l&rsquo;origine de ses enqu&ecirc;tes, il y avait toujours des intuitions, c&rsquo;est-&agrave;-dire les fruits souvent m&ucirc;rs de son inconscient.&nbsp;&raquo; Fringu&eacute; comme l&rsquo;as de pique, aurait dit ma grand-m&egrave;re, timide et introverti tout en &eacute;tant provocateur et maladroit, ce diplomate maudit que les ambassades se refilent sans vergogne est une vraie caricature de dandy d&eacute;sinvolte&nbsp;: &laquo;&nbsp;Aurel avait conscience depuis toujours que la t&eacute;l&eacute;phonie mobile est un redoutable moyen de contr&ocirc;le. Dans sa strat&eacute;gie visant &agrave; se soustraire au travail, il &eacute;tait indispensable de ne pas tomber dans ce pi&egrave;ge.&nbsp;&raquo; Vous l&rsquo;avez compris, on est dans un \u003Cstrong>polar loufoque\u003C\u002Fstrong>, une com&eacute;die burlesque, un bon moment de lecture&hellip;\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\n\u003Cstrong>Avec le d&eacute;paysement garanti d&rsquo;une histoire \u003C\u002Fstrong>dans un d&eacute;cor surprenant&hellip; On n&rsquo;est pas pr&ecirc;t de voyager en cette p&eacute;riode de pand&eacute;mie et, &agrave; moins de lire des guides touristiques, laissez-vous entra&icirc;ner dans les romans qui ne connaissent pas fronti&egrave;re. M&eacute;decin sans fronti&egrave;res mais aussi ancien diplomate, Jean-Christophe Rufin s&rsquo;amuse &agrave; placer son anti-h&eacute;ros dans cette ambiance des ambassades. Et c&rsquo;est justement la femme de l&rsquo;ambassadeur qui est morte myst&eacute;rieusement, alors que certains se livrent &agrave; des marchandages internationaux pas tr&egrave;s honn&ecirc;tes. De quoi tenir l&rsquo;intrigue, mais attention&nbsp;: pas d&rsquo;exc&egrave;s de suspense, l&rsquo;auteur ne cherche pas les artifices et laisse le lecteur observer ce curieux personnage aussi attachant que faussement malhabile.&nbsp;\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\n\u003Cstrong>Un livre dr&ocirc;le et plein de saveur. \u003C\u002Fstrong>Jean-Christophe Rufin a gagn&eacute; ses lettres de noblesse et son fauteuil &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie avec ses premiers romans &eacute;poustouflants, et n&rsquo;h&eacute;sitez pas &agrave; reprendre \u003Cem>L&rsquo;Abyssin\u003C\u002Fem> ou encore \u003Cem>Rouge Br&eacute;sil\u003C\u002Fem>, Goncourt 2001, en version poche pourquoi pas. A moins que vous pr&eacute;f&eacute;riez retrouver le consul adjoint avec les pr&eacute;c&eacute;dents &eacute;pisodes &laquo;&nbsp;Le suspendu de Conakri&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;Les trois femmes du consul&nbsp;&raquo;. La derni&egrave;re enqu&ecirc;te d&rsquo;Aurel Timescu tient davantage de l&rsquo;histoire racont&eacute;e avec verve et g&eacute;n&eacute;rosit&eacute;, pour vous entra&icirc;ner du c&ocirc;t&eacute; de Bakou et d&eacute;couvrir peut-&ecirc;tre, que la g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; et les turpitudes des hommes sont les universelles. Allez&nbsp;: c&rsquo;est ma derni&egrave;re chronique avant l&rsquo;&eacute;t&eacute;, et j&rsquo;ai d&eacute;j&agrave; le nez plong&eacute; dans les romans qui vont d&eacute;ferler &agrave; la rentr&eacute;e de septembre, il y a de tr&egrave;s belles choses. On se retrouve bien vite en septembre, mais d&rsquo;ici l&agrave; ne passez pas l&rsquo;&eacute;t&eacute; sans un livre &agrave; port&eacute;e de main&nbsp;!\u003C\u002Fp>\n"]