[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":9,"visual":12,"radios":14,"category":26,"body":32},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fle-dieu-auquel-je-crois-est-celui-des-victimes","26790","\"Le Dieu auquel je crois est celui des victimes\"","Véronique Margron revient sur les abus sexuels dans l'Eglise et les critiques lancées contre l'institution, mais aussi contre ceux qui pointent du doigt ses faiblesses.","27 mars 2019","17:32","2019-03-27T17:32:04+01:00",{"url":13,"alt":13,"url_carre":13,"alt_carre":13},"",[15],{"id":16,"name":17,"code":18,"shortname":19,"liveURL":20,"alias":21,"region":22,"channelId":25},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":23,"name":24},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":27,"type":28,"name":29,"alias":30,"description":31},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[33],{"id":34,"target_paragraph_type":35,"target_wysiwyg":36},"40764","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>En faisons-nous trop&nbsp;? Ne finissons-nous pas par participer nous-m&ecirc;mes au d&eacute;nigrement de l&rsquo;&Eacute;glise, &agrave; force de parler, de semaine en semaine, de la crise o&ugrave; elle se trouve &agrave; cause des crimes commis en son sein, des d&eacute;nis et des complicit&eacute;s qui les ont longtemps couverts.\u003Cp>Nombre me disent, \"\u003Cem>mais il y a tant de gens magnifiques dans l&rsquo;&Eacute;glise, de g&eacute;n&eacute;rosit&eacute;, de solidarit&eacute; envers des plus fragiles, de pr&ecirc;tres magnifiques et donn&eacute;s, d&rsquo;&eacute;v&ecirc;ques engag&eacute;s, de force aussi de la pri&egrave;re silencieuse, discr&egrave;te&hellip;\u003C\u002Fem>\" \u003Cstrong>Tout cela, et bien davantage, j&rsquo;en suis non seulement totalement convaincue, mais j&rsquo;en suis le t&eacute;moin tous les jours, souvent &eacute;merveill&eacute;e, toujours remplie de gratitude envers ces vies authentiques.\u003C\u002Fstrong>\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\n\u003Cstrong>Et c&rsquo;est bien parce que j&rsquo;en suis convaincue que je ne peux d&eacute;tourner le regard ni l&rsquo;attention du lieu du drame. \u003C\u002Fstrong>Car le Dieu auquel je crois, que proclame l&rsquo;&Eacute;glise, est le Dieu des victimes. Le Dieu qui a renonc&eacute; &agrave; sa puissance au profit de son compagnonnage humble et d&eacute;termin&eacute; afin de combattre la fatalit&eacute; de l&rsquo;histoire. \"\u003Cem>Seul un Dieu faible peut nous venir en aide\u003C\u002Fem>\", &eacute;crivait Dietrich Bonhoeffer, martyr de la r&eacute;sistance allemande, ex&eacute;cut&eacute; &agrave; 39 ans.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Mon Dieu est celui qui prend la cause de la douleur des hommes.\u003C\u002Fstrong> De toutes les douleurs. Dont ces douleurs de femmes et d&rsquo;hommes dont l&rsquo;enfance, la confiance furent bris&eacute;es, trahies par ceux qui se r&eacute;clamaient du pouvoir de Dieu. De ceux qui au nom de Dieu, ont combattu le Dieu des pauvres en le trahissant. Ces pauvres, ces victimes sont dans le c&oelig;ur battant du Christ, et donc doivent l&rsquo;&ecirc;tre de son &Eacute;glise.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\n\u003Cstrong>Alors oui, il faut demeurer encore. Pour se faire les modestes compagnes et compagnons de ces souffrants, et &agrave; travers eux du peuple des humili&eacute;s.\u003C\u002Fstrong> Demeurer l&agrave; pour penser, avec un a comme avec e. Pour rompre le silence et emp&ecirc;cher qu&rsquo;il revienne. Pour &eacute;couter jusqu&rsquo;aux entrailles. Demeurer l&agrave;, pour pas &agrave; pas engager, avec d&rsquo;autres, les transformations n&eacute;cessaires. Non seulement mon &Eacute;glise le doit, mais le peut. Sa capacit&eacute; &agrave; se transformer est dans son identit&eacute; m&ecirc;me, elle qui est n&eacute;e d&rsquo;une crise, celle d&rsquo;un Dieu tr&egrave;s bas dont elle a fait sa seule raison d&rsquo;&ecirc;tre.\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]