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Le baromètre d’alerte sur la situation des droits humains au Brésil

Le baromètre d’alerte sur la situation des droits humains au Brésil

Un article rédigé par Vincent Destival -  - Modifié le 21 janvier 2021
La chronique du Secours catholique - Caritas FranceLe baromètre d’alerte sur la situation des droits humains au Brésil
Vincent Destival alerte sur la grande pauvreté d'une partie de la population au Brésil et sur le besoin de solidarité pour y faire face.
DRDR

Entendre la clameur des pauvres ; c’est ce à quoi nous invite l’encyclique du Pape François Laudato Si. Alors voilà ce que nous disent les pauvres du Brésil.

Voilà ce que dit Davi Kopenawa, un leader autochtone : "L’exploitation minière détruira la nature. Elle détruira les ruisseaux et les rivières, et tuera tous les poissons et l’environnement - et elle nous tuera tous, les peuples autochtones". Le mouvement Periferia Viva dit : "Le chômage, la faim, le paiement du loyer et le coût de l'énergie font autant peur que le Covid".

Dans de nombreux pays, la crise sanitaire a été saisie par les gouvernements pour étouffer la clameur des pauvres. Ces gouvernements craignaient d'habitude les dénonciations sur les réseaux sociaux ; ils avaient peur de sanctions internationales, notamment de la part des pays européens. Et ils ont profité de la fermeture des frontières, des regards portés ailleurs. 

Un des pays les plus touchés par ces atteintes aux droits humains est le Brésil. Avec la Coalition Solidarité Brésil qui regroupe 18 organisations de solidarité internationale, avec le CCFD Terre solidaire et Emmaüs, nous relayons les cris d’alarme des mouvements sociaux au Brésil.

Pour écouter la clameur des pauvres, cette coalition a construit un Baromètre sur la situation des droits humains au Brésil. Il permet chaque année de mesurer la pression subie par la société civile. Il nous parle de l’insécurité alimentaire, qui touche 20 % de la population ; il nous parle de l’invasion des territoires des peuples autochtones, dont le nombre a doublé en un an ; il nous parle d’un système éducatif qui se dégrade.

Mais il veut aussi mettre en valeur la mobilisation et la résistance quotidienne de la société civile : ses manifestations pacifiques, ses combats juridiques ou législatifs, la création de collectifs ou de mouvements...

Le meilleur soutien, la meilleure protection de ces militants de la paix et de la justice, au Brésil et ailleurs, c’est notre solidarité. La solidarité pour éviter le silence et l’isolement pour ces militants ; la solidarité pour faire entendre leurs voix au-delà de leurs frontières. En défendant leurs droits, ils défendent aussi ceux de tout homme ; les nôtres.

Le Baromètre 2020 est disponible sur le site de la Coalition Solidarité Brésil.

Émission La chronique du Secours catholique - Caritas France ©RCF
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
La chronique du Secours catholique - Caritas France
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