[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":9,"visual":12,"radios":16,"category":28,"body":34},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Flamya-essemlali-chez-sea-shepherd-on-doit-etre-pret-a-risquer-sa-vie","28749","Lamya Essemlali: chez Sea Shepherd, \"on doit être prêt à risquer sa vie\"","​L’Islande vient de reprendre la pêche à la baleine. L’occasion pour Stéphanie Gallet de recevoir Lamya Essemlali, fondatrice de l’antenne française de Sea Shepherd.","3 juillet 2018","13:57","2018-07-03T13:57:07+02:00",{"url":13,"alt":14,"url_carre":15,"alt_carre":15},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002F1-ch_lamya-essemlali_credit_ssf-coralie_house.jpg.webp","SSF Coralie House","",[17],{"id":18,"name":19,"code":20,"shortname":21,"liveURL":22,"alias":23,"region":24,"channelId":27},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":25,"name":26},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":29,"type":30,"name":31,"alias":32,"description":33},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[35],{"id":36,"target_paragraph_type":37,"target_wysiwyg":38},"42723","wysiwyg_paragraph","\u003Ch2>Homme et baleines, des destins li&eacute;s\u003Cp>\u003Cstrong>L&rsquo;Islande a donc repris la p&ecirc;che au rorqual commun.\u003C\u002Fstrong>&nbsp;\"\u003Cem>C&rsquo;est un animal imposant par la taille, mais comme toutes les baleines il d&eacute;gage aussi une force onirique. Toutes les personnes qui ont approch&eacute; une baleine en mer vous le diront. Avant de rejoindre Sea Shepherd je n&rsquo;avais jamais vu de baleines. La premi&egrave;re fois que j&rsquo;en ai vu, c&rsquo;&eacute;tait en Antarctique. Elles &eacute;taient en train de fuir des baleiniers japonais. Les baleines font partie de ces animaux qui enchantent le monde. C&rsquo;est pour cela que c&rsquo;est un combat embl&eacute;matique sur lequel repose la survie de l&rsquo;oc&eacute;an d&rsquo;une mani&egrave;re plus globale, et la n&ocirc;tre. Nos destins sont li&eacute;s\u003C\u002Fem>\" explique Lamya Essemlali.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>L&rsquo;Islande reprend cette chasse.\u003C\u002Fstrong> Elle chassait d&eacute;j&agrave; d&rsquo;autres baleines. \"\u003Cem>Il y a eu un avant et un apr&egrave;s dans l&rsquo;histoire de la chasse baleini&egrave;re. Au XIX&egrave;me si&egrave;cle, un Norv&eacute;gien a invent&eacute; le harpon explosif. Avant cela, les tr&egrave;s grandes baleines &eacute;taient &eacute;pargn&eacute;es. &Agrave; partir du moment o&ugrave; il y avait le harpon explosif et les bateaux &agrave; moteurs, c&rsquo;est devenu un carnage monstrueux et on est devenu capable de tuer des animaux extr&ecirc;mement grands. Et pour tuer un animal de la taille d&rsquo;une baleine, il faut plus que quelques secondes ou quelques minutes. C&rsquo;est entre une demi-heure et une heure, d&rsquo;o&ugrave; une tr&egrave;s grande agonie. C&rsquo;est le genre d&rsquo;abattage qui serait totalement interdit dans n&rsquo;importe quel abattoir\u003C\u002Fem>\" ajoute la directrice de l&rsquo;antenne France de Sea Shepherd.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>L'Islande, la Norv&egrave;ge, le Japon : les b&ecirc;tes noires de Sea Sheperd\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Cette derni&egrave;re soul&egrave;ve un paradoxe. \u003C\u002Fstrong>En Islande, assez peu de gens mangent de la viande de baleine. \"\u003Cem>Paradoxalement, il y a un march&eacute; touristique. Les gens vont en Islande, on leur propose de la viande de baleine au restaurant. Et car ils sont en Islande, ils trouvent &ccedil;a un peu folklorique et s&rsquo;y essayent. En faisant &ccedil;a, ils entretiennent ce march&eacute;-l&agrave;. On est dans une course contre la montre. Aujourd&rsquo;hui, il y a tellement de facteurs qui p&egrave;sent sur ces esp&egrave;ces. Ce sont des animaux qui se reproduisent plus lentement\u003C\u002Fem>\" lance Lamya Essemlali.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Les Islandais ne sont pas les seuls aujourd&rsquo;hui dans le monde &agrave; pratiquer la p&ecirc;che &agrave; la baleine.\u003C\u002Fstrong>&nbsp;\"\u003Cem>Il y a l&rsquo;Islande, la Norv&egrave;ge et le Japon. Et le Japon a cette particularit&eacute; de chasser en-dehors des eaux territoriales et principalement dans le sanctuaire baleinier antarctique. Sea Shepherd a men&eacute; douze ans de campagne dans cette zone, ce qui a permis de diviser par trois le quota de baleines tu&eacute;es. Sur le terrain, s&rsquo;il n&rsquo;y a pas une puissance maritime d&rsquo;Etat, ils continueront &agrave; chasser malgr&eacute; les condamnations\u003C\u002Fem>\" rappelle la pr&eacute;sidente de Sea Sheperd France.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>Une volont&eacute; d&eacute;raisonnable de poursuivre la chasse &agrave; la baleine\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Au niveau du droit, \"\u003Cem>il y a un moratoire sur le commerce international de viande de baleine. \u003C\u002Fem>\u003C\u002Fstrong>\u003Cem>Les trois pays que sont l&rsquo;Islande, la Norv&egrave;ge et le Japon font partie de la commission baleini&egrave;re internationale. Ils se sont normalement engag&eacute;s &agrave; respecter les r&egrave;gles internationales, mais ils les enfreignent. C&rsquo;est une chasse pour la consommation, mais ils ont &eacute;norm&eacute;ment de mal &agrave; trouver des consommateurs. Il y a une volont&eacute; d&eacute;raisonnable\u003C\u002Fem>\" analyse la militante de l&rsquo;ONG.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Les m&eacute;thodes de Sea Shepherd continuent d&rsquo;impressionner le grand public.\u003C\u002Fstrong> L&rsquo;ONG se livre &agrave; une v&eacute;ritable course en mer, ponctu&eacute;e parfois d&rsquo;abordages assez violents avec les baleiniers. Pour elle, tous les moyens sont bons pour emp&ecirc;cher les navires de chasser les c&eacute;tac&eacute;s. Et des moyens, Sea Sheperd n&rsquo;en manque pas. Treize navires dont un ultramoderne, des h&eacute;licopt&egrave;res. Sea Shepherd voit les choses en grand. \"\u003Cem>L&rsquo;Islande avait quatre bateaux baleiniers. Elle en a deux aujourd&rsquo;hui. Les deux autres, Sea Sheperd les a coul&eacute;s. Sea Shepherd a coul&eacute; une dizaine de bateaux, tous &agrave; quai, avec personne &agrave; bord. En Antarctique, la m&eacute;thode &eacute;tait de traquer le bateau-usine. Le probl&egrave;me, c&rsquo;est que l&agrave; ils sont sur une surface de chasse beaucoup plus importante\u003C\u002Fem>\" explique Lamya Essemlali.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\"Nous n'avons jamais bless&eacute; personne\"\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Drapeau noir, t&ecirc;te de mort, activisme militant.\u003C\u002Fstrong> Sea Shepherd a de quoi impressionner, voire de quoi faire peur. \"\u003Cem>Il faut voir notre historique. En 40 ans, nous n&rsquo;avons jamais bless&eacute; personne. Nous ne nous attaquons jamais aux actions l&eacute;gales. &Agrave; un moment donn&eacute;, quand on lutte contre le trafic de drogue ou d&rsquo;armes, on ne se contente pas de signer des p&eacute;titions. Il s&rsquo;agit de faire appliquer les lois. On a fait le choix de ne pas rester assis et protester vainement. On fait le choix d&rsquo;intervenir pour prot&eacute;ger la vie. C&rsquo;est pour cela que nous n&rsquo;avons jamais bless&eacute; personne. Certains disent qu&rsquo;on a de la chance. On peut avoir de la chance pendant six mois, pas pendant quarante ans\u003C\u002Fem>\" plaide la directrice de Sea Shepherd France.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Elle ajoute que quand on s&rsquo;engage &agrave; Sea Shepherd, \"\u003Cem>on doit &ecirc;tre pr&ecirc;t &agrave; risquer sa vie car on est face &agrave; des opposants qui peuvent aller tr&egrave;s loin. \u003C\u002Fem>\u003C\u002Fstrong>\u003Cem>Quand j&rsquo;ai rencontr&eacute; le capitaine Paul Watson [Le fondateur de l&rsquo;ONG NDLR] en 2005, que je lui ai dit que ce combat m&rsquo;inspirait, il m&rsquo;a demand&eacute; si j&rsquo;&eacute;tais pr&ecirc;te &agrave; risquer ma vie pour une baleine. Je n&rsquo;en avais jamais vue, mais j&rsquo;&eacute;tais intimement convaincue que c&rsquo;&eacute;tait le cas. J&rsquo;ai eu le bapt&ecirc;me du feu quelques mois apr&egrave;s en Antarctique. Il y a diff&eacute;rentes fa&ccedil;on de s&rsquo;engager, &agrave; terre &eacute;galement\u003C\u002Fem>\".\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cdiv class=\"rtecenter\">\u003Ciframe allow=\"autoplay; encrypted-media\" allowfullscreen=\"\" frameborder=\"0\" height=\"480\" src=\"https:\u002F\u002Fwww.youtube.com\u002Fembed\u002FasnOK_VSUgM\" width=\"854\">\u003C\u002Fiframe>&nbsp;\u003C\u002Fdiv>\u003C\u002Fh2>\n"]