[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":9,"visual":12,"radios":16,"category":28,"body":34},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fladolescence-un-sujet-dexploration-litteraire","23783","L'adolescence : un sujet d'exploration littéraire","Comme chaque jeudi, on parle littérature, aujourd'hui Christophe Henning nous présente le premier roman de Victor Jestin, \"La Chaleur\" paru chez Flammarion","17 avril 2020","09:15","2020-04-17T09:15:32+02:00",{"url":13,"alt":14,"url_carre":15,"alt_carre":15},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fimg_0536.jpg.webp","Christophe Henning","",[17],{"id":18,"name":19,"code":20,"shortname":21,"liveURL":22,"alias":23,"region":24,"channelId":27},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":25,"name":26},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":29,"type":30,"name":31,"alias":32,"description":33},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[35],{"id":36,"target_paragraph_type":37,"target_wysiwyg":38},"37757","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>Un jeune auteur de 25 ans, un premier \u003Cstrong>roman\u003C\u002Fstrong>, d&eacute;j&agrave; tr&egrave;s remarqu&eacute;, avec le Prix litt&eacute;raire de la vocation et le prix Femina des lyc&eacute;ens, excusez du peu, qui a emport&eacute; tout r&eacute;cemment le &laquo;&nbsp;prix Ouest&nbsp;&raquo;, traditionnellement remis pendant le Printemps du livre de Montaigu qui aurait d&ucirc; se d&eacute;rouler d&eacute;but avril, annul&eacute; pour cause de\u003Cstrong> covid-19\u003C\u002Fstrong>. Mais le jury dont j&rsquo;ai l&rsquo;honneur de faire partie a pu se r&eacute;unir avant le confinement et d&eacute;cerner donc le Prix Ouest &agrave; ce jeune &eacute;crivain, auteur d&rsquo;un \u003Cstrong>premier roman\u003C\u002Fstrong> &eacute;poustouflant. Ce n&rsquo;&eacute;tait pourtant pas gagn&eacute;, mettant en sc&egrave;ne une bande d&rsquo;adolescents d&eacute;soeuvr&eacute;s, passant l&rsquo;&eacute;t&eacute; dans un camping, sujet rebattu en litt&eacute;rature. Mais ici, on est tr&egrave;s vite happ&eacute; par l&rsquo;histoire de L&eacute;onard, 17 ans, racont&eacute;e &agrave; la premi&egrave;re personne. On sait ce qui s&rsquo;est pass&eacute; d&egrave;s la premi&egrave;re ligne&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;Oscar est mort parce que je l&rsquo;ai regard&eacute; mourir, sans bouger. Il est mort &eacute;trangl&eacute; par les cordes d&rsquo;une balan&ccedil;oire.&nbsp;&raquo; Les vacances dans les Landes ne sont pas si insouciantes qu&rsquo;il n&rsquo;y para&icirc;t. Un camarade meurt sous ses yeux, L&eacute;o l&rsquo;enfouit sous le sable sans trop savoir pourquoi et se demande, tout au long du livre, quand on va retrouver le corps.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\nUn roman policier alors, un crime en bord de mer, une enqu&ecirc;te ? Pas tout &agrave; fait, plut&ocirc;t \u003Cstrong>une introspection\u003C\u002Fstrong>, l&rsquo;exploration des zones grises d&rsquo;une jeunesse facile en apparence, mais en fait tourment&eacute;e, inqui&egrave;te des amours adolescentes, superficielle, oisive et inqui&egrave;te des lendemains. C&rsquo;est l&rsquo;histoire de trois fois rien dans un roman bref, l&rsquo;histoire d&rsquo;un gamin paum&eacute;, d&rsquo;un mal &ecirc;tre qui se perd dans un camping de bord de mer, mais avec une description au scalpel de sentiments m&ecirc;l&eacute;s, exacerb&eacute;s par la chaleur estivale. Les ados se plaisent, s&rsquo;ignorent, se s&eacute;duisent, se s&eacute;parent, avec une l&eacute;g&egrave;ret&eacute; qui contraste avec les br&ucirc;lures des sentiments trop vite consum&eacute;s. Complice ou spectateur impuissant, L&eacute;onard se perd dans les sables d&rsquo;un secret trop lourd. &laquo;&nbsp;On n&rsquo;est pas s&eacute;rieux quand on a 17 ans&nbsp;&raquo;, disait Rimbaud. Mais est-on davantage pr&ecirc;t &agrave; aimer, &agrave; rire, &agrave; vivre heureux&nbsp;?\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\nUn livre &agrave; d&eacute;couvrir avant l&rsquo;&eacute;t&eacute;&nbsp;: mais on a le temps de lire en confinement alors j'ai un autre livre &agrave; vous proposer aujourd&rsquo;hui, qui parle aussi d&rsquo;adolescence&hellip; Un bel exercice de \u003Cstrong>litt&eacute;rature\u003C\u002Fstrong> en effet&nbsp;: S&eacute;bastien Berlendis est prof de philo&nbsp;: un jour de mai, il a propos&eacute; &agrave; ses &eacute;l&egrave;ves d&rsquo;&eacute;crire le souvenir qu&rsquo;ils souhaiteraient conserver. Deux ans plus tard, il retrouve ces textes et les r&eacute;&eacute;crit &agrave; son tour pour en faire de \u003Cstrong>courts r&eacute;cits d&rsquo;adolescence\u003C\u002Fstrong>, bruts, brefs, denses. Les souvenirs pr&eacute;cieux sont li&eacute;s &agrave; la famille r&eacute;guli&egrave;rement, aux vacances, aux passions, aux premi&egrave;res amours bien s&ucirc;r, &agrave; l&rsquo;&eacute;t&eacute; souvent, &agrave; l&rsquo;amiti&eacute;, &agrave; la vie ensemble, faite de frictions et de s&eacute;duction, de r&ecirc;ves &eacute;veill&eacute;s. &laquo;&nbsp;Je lirai une premi&egrave;re fois les textes &agrave; voix haute, les &eacute;critures se r&eacute;v&egrave;leront color&eacute;es, de noir, de bleu, de bleu turquoise, de rose&nbsp;; elles seront encore rondes, tremblantes, ou d&eacute;j&agrave; tr&egrave;s assur&eacute;es&nbsp;; elles seront fines, ratur&eacute;es, crayonn&eacute;es, encr&eacute;es, illisibles parfois&hellip;&nbsp;&raquo;, nous confie l&rsquo;auteur. Quand je vous disais que l&rsquo;adolescence est un sujet de pr&eacute;dilection pour \u003Cstrong>la litt&eacute;rature\u003C\u002Fstrong>&hellip; Allez, vivement l&rsquo;&eacute;t&eacute;.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\n"]