[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":9,"visual":12,"radios":14,"category":26,"body":32},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fla-victoire-de-la-liberte","29131","La victoire de la liberté","\"En temps de paix, on oublie la liberté.\" À l'occasion de la commémoration du 8 mai 1945, Laurence Devillairs propose une réflexion sur le sens de la vie en temps de paix.","9 mai 2018","11:24","2018-05-09T11:24:03+02:00",{"url":13,"alt":13,"url_carre":13,"alt_carre":13},"",[15],{"id":16,"name":17,"code":18,"shortname":19,"liveURL":20,"alias":21,"region":22,"channelId":25},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":23,"name":24},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":27,"type":28,"name":29,"alias":30,"description":31},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[33],{"id":34,"target_paragraph_type":35,"target_wysiwyg":36},"43105","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>La guerre est finie&nbsp;!\u003C\u002Fstrong> Nous avons f&ecirc;t&eacute; hier la paix, la fin&nbsp;de&nbsp;la Seconde Guerre mondiale. Mais ce n&rsquo;est pas seulement la fin&nbsp;de&nbsp;la guerre que l&rsquo;on doit c&eacute;l&eacute;brer, c&rsquo;est aussi et surtout la victoire&nbsp;de&nbsp;la libert&eacute;. \"On n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; aussi libre que sous l&rsquo;occupation allemande\", affirmait Jean-Paul Sartre, en 1944. Que peut bien vouloir dire cette provocation&nbsp;? Que m&ecirc;me en temps&nbsp;de&nbsp;guerre, la vie continue, malgr&eacute; tout&nbsp;? Non. Ce que veut dire Sartre, c&rsquo;est qu&rsquo;en temps&nbsp;de&nbsp;paix, on oublie la libert&eacute;.\u003Cp>\u003Cstrong>On oublie le fait que nous sommes responsables&nbsp;de&nbsp;ce que nous faisons &ndash;&nbsp;de&nbsp;ce que nous choisissons&nbsp;de&nbsp;faire ou&nbsp;de&nbsp;ne pas faire. \u003C\u002Fstrong>Nous sommes sans excuse, parfaitement libres, donc parfaitement responsables&nbsp;de&nbsp;nos actes et&nbsp;de&nbsp;nos choix. En temps&nbsp;de&nbsp;guerre, les camps sont bien d&eacute;finis&nbsp;: celui du bien et celui du mal, celui&nbsp;de&nbsp;la libert&eacute; celui&nbsp;de&nbsp;la tyrannie. La libert&eacute; r&eacute;v&egrave;le alors toute sa dimension dramatique, tout son caract&egrave;re absolu&nbsp;: chaque geste est un engagement, chaque acte une conqu&ecirc;te. Nous ne pouvons pas y &eacute;chapper&nbsp;: \"nous sommes condamn&eacute;s &agrave; &ecirc;tre libres\", &agrave; choisir celui que nous voulons &ecirc;tre &ndash; r&eacute;sistant ou collabo, l&acirc;che ou h&eacute;ros.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Il est rare que l&rsquo;histoire nous donne l&rsquo;occasion aussi tranch&eacute;e, aussi tragique m&ecirc;me,&nbsp;de&nbsp;choisir celui que nous voulons &ecirc;tre. \u003C\u002Fstrong>Mais ce choix, le choix&nbsp;de&nbsp;la libert&eacute;, est sans doute la chose la plus difficile &agrave; accomplir. Ne lan&ccedil;ons pas trop h&acirc;tivement des anath&egrave;mes, ne jetons pas trop rapidement la pierre. Qu&rsquo;aurions-nous fait en ces temps troubl&eacute;s&nbsp;?\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Que faisons-nous aujourd&rsquo;hui&nbsp;? \u003C\u002Fstrong>Que ferons-nous demain&nbsp;? M&ecirc;me si la conduite&nbsp;de&nbsp;Sartre lui-m&ecirc;me n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; exemplaire sous l&rsquo;Occupation, m&ecirc;me si, contrairement &agrave; d&rsquo;autres philosophes comme&nbsp;Jean Cavaill&egrave;s ou Georges Canguilhem, Sartre n&rsquo;a pas pris les armes et ne s&rsquo;est pas engag&eacute; dans la R&eacute;sistance, il est toutefois une le&ccedil;on qu&rsquo;il nous a donn&eacute;e et qui reste d&rsquo;actualit&eacute;&nbsp;: la libert&eacute; ne se n&eacute;gocie pas. Elle demande un choix absolu, radical, pour lequel nous n&rsquo;aurons ni circonstances att&eacute;nuantes ni excuses. Ou on est libre, ou on ne l&rsquo;est pas. Il appartient &agrave; chacun&nbsp;de&nbsp;nous&nbsp;de&nbsp;le d&eacute;cider. Nous sommes tous appel&eacute;s &agrave; &ecirc;tre des h&eacute;ros&nbsp;de&nbsp;la libert&eacute;.\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]