[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":9,"visual":12,"radios":14,"category":26,"body":32},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fla-reintroduction-des-ours-dans-les-pyrenees","28118","La réintroduction des ours dans les Pyrénées","Chaque mardi Cyrille Frey vous propose sa chronique sur l'écologie.","16 octobre 2018","08:29","2018-10-16T08:29:30+02:00",{"url":13,"alt":13,"url_carre":13,"alt_carre":13},"",[15],{"id":16,"name":17,"code":18,"shortname":19,"liveURL":20,"alias":21,"region":22,"channelId":25},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":23,"name":24},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":27,"type":28,"name":29,"alias":30,"description":31},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[33],{"id":34,"target_paragraph_type":35,"target_wysiwyg":36},"42092","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cem>Deux ourses ont &eacute;t&eacute; rel&acirc;ch&eacute;es dans les Pyr&eacute;n&eacute;es ce qui suscite des r&eacute;actions passionn&eacute;es et m&ecirc;me furieuses&hellip;\u003C\u002Fem>\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\nD&eacute;j&agrave; il faut se m&eacute;fier du mot r&eacute;introduction, qui laisse penser &agrave; une d&eacute;cision arbitraire, tiens si on mettait des ours l&agrave; alors qu&rsquo;il n&rsquo;a jamais totalement disparu de France. Seulement sa&nbsp; population naturelle a &eacute;t&eacute; r&eacute;duite &agrave; tel point qu&rsquo;elle n&rsquo;est plus viable et donc qu&rsquo;on la renforce un peu, pour qu&rsquo;elle se maintienne, telle qu&rsquo;elle est: moins de 45 animaux. \u003Cstrong>C&rsquo;est moins d&rsquo;un ours par million de Fran&ccedil;ais\u003C\u002Fstrong>. Ce qui est artificiel dans cette situation, c&rsquo;est la disparition&nbsp;! L&rsquo;absence de grands pr&eacute;dateurs ou de certaines autres esp&egrave;ces n&rsquo;est pas un &eacute;tat naturel ni vraiment normal.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\n\u003Cem>Mais on a d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute; le d&eacute;sir de nature sauvage de certains, et de l&rsquo;autre l&rsquo;activit&eacute; des &eacute;leveurs et &ccedil;a semble inconciliable.\u003C\u002Fem>\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\nL&rsquo;ours est pr&eacute;sent dans plusieurs pays europ&eacute;ens sans que cela compromette le pastoralisme ou l&rsquo;&eacute;conomie agricole. La recette existe, mais chez nous on a arrach&eacute; la page. Et puis on a des fili&egrave;res en difficult&eacute; &agrave; qui on peut indiquer l&rsquo;ours comme bouc &eacute;missaire commode. D&eacute;j&agrave; on en fait un grand pr&eacute;dateur. Mais c&rsquo;est un omnivore&nbsp;! Pas un chasseur de brebis&nbsp;! La concurrence mondiale, elle n&rsquo;est pas non plus due aux ours&nbsp;! \u003Cstrong>Si on se contente d&rsquo;effacer les ours, l&rsquo;agriculture aura les m&ecirc;mes probl&egrave;mes\u003C\u002Fstrong>. Inversement, l&rsquo;ours a toujours &eacute;t&eacute; un atout touristique pour le massif des Pyr&eacute;n&eacute;es. Il pourrait b&eacute;n&eacute;ficier &agrave; tous.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\n\u003Cem>Est-ce que &ccedil;a veut dire qu&rsquo;il n&rsquo;y a qu&rsquo;&agrave; vouloir pour que tout se passe bien&nbsp;?\u003C\u002Fem>\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\nBien s&ucirc;r que non&nbsp;! \u003Cstrong>La cohabitation avec la grande faune, ce n&rsquo;est jamais simple\u003C\u002Fstrong>. Mais en France on a un vrai probl&egrave;me de regard sur la vie sauvage. Globalement, on n&rsquo;accepte pas l&rsquo;animal. Il faut qu&rsquo;il se cache, qu&rsquo;on puisse faire comme s&rsquo;il n&rsquo;&eacute;tait pas l&agrave;. Dans tous les pays voisins on a des densit&eacute;s de grands animaux sup&eacute;rieures &agrave; celles qu&rsquo;on accepte ici. Par exemple en Allemagne il y a beaucoup plus de chevreuils. Chez nous, tout de suite on dit&nbsp;: &laquo;&nbsp;faut r&eacute;guler&nbsp;&raquo;. D&egrave;s qu&rsquo;un conflit homme animal se manifeste, l&rsquo;ours dans les Pyr&eacute;n&eacute;es ou les corbeaux dans la ville, spontan&eacute;ment on pense&nbsp;: &laquo;&nbsp;&eacute;liminer&nbsp;&raquo;. L&rsquo;&eacute;tat normal serait&nbsp;: pas d&rsquo;animaux. Du coup c&rsquo;est le blocage, on n&rsquo;imagine plus la cohabitation comme une voie possible, juste comme un compromis douloureux. Mais &ccedil;a c&rsquo;est tr&egrave;s fran&ccedil;ais. \u003Cstrong>Notre refus du sauvage n&rsquo;est pas &laquo;&nbsp;normal&nbsp;&raquo;\u003C\u002Fstrong>. &Agrave; cela s&rsquo;ajoute l&rsquo;&eacute;conomie rurale en difficult&eacute;. L&rsquo;ours est devenu, d&rsquo;une mani&egrave;re compl&egrave;tement fallacieuse, le symbole d&rsquo;un gouvernement citadin, parisien, lointain, et hostile. C&rsquo;est l&rsquo;arch&eacute;type de la fausse cible. Ce qui est vrai c&rsquo;est que l&rsquo;&eacute;conomie rurale est un sujet oubli&eacute;. Ce qui est faux, c&rsquo;est qu&rsquo;elle soit incompatible avec la faune sauvage.\u003C\u002Fp>\n"]