[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":12,"visual":13,"radios":15,"episode":27,"category":51,"body":57},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fla-priere-des-humbles-et-la-peur-du-monde","23171","La prière des humbles et la peur du monde","Mgr de Sinety nous livre le témoignage de sa rencontre avec des migrants à Paris, pour éviter la mascarade du grand remplacement, le refuge de ceux qui disent qu'il n'y a rien à faire.","30 juin 2021","20:05","2021-06-30T20:05:13+02:00","19 juin 2020",{"url":14,"alt":14,"url_carre":14,"alt_carre":14},"",[16],{"id":17,"name":18,"code":19,"shortname":20,"liveURL":21,"alias":22,"region":23,"channelId":26},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":24,"name":25},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":28,"type":29,"title":7,"digas":30,"published":31,"datetime":32,"description":8,"url_linked_article":5,"presenters":33,"visual":35,"show":38,"duration":44,"radios":45,"audio_file":48,"rolls":49},"80314","episode","PR-21818","18 juin 2020","2020-06-18T07:55:00+02:00",[34],"Benoist de Sinety",{"alt":36,"url":37,"url_carre":14,"copyright":14},"Émission L'édito du Père Benoist de Sinety © RCF","https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2023-08\u002FEditos%20%283%29%20%282%29.png.webp",{"id":39,"title":40,"alias":41,"visual":42,"description":43},"4126","L'édito du Père Benoist de Sinety ","\u002Fpoints-de-vue\u002Fledito-du-pere-benoist-de-sinety",{"url":37,"alt":36,"url_carre":14,"alt_carre":14},"\u003Cp>Le Père Benoist de Sinety est curé de la paroisse Saint-Eubert (Lille). Il est l'auteur du livre \"Il faut que des voix s’élèvent\" (éd.&nbsp;Flammarion, 2018).&nbsp;Chaque semaine, écoutez son édito dans La Matinale RCF.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>\u003Ca href=\"https:\u002F\u002Fwww.rcf.fr\u002Factualite\u002Fedito-0\">&gt;&nbsp;À partir de la rentrée 2022, tous les éditos diffusés sur l'antenne nationale de RCF sont rassemblés sur une même page\u003C\u002Fa>\u003C\u002Fp>\r\n","150000",[46],{"id":17,"name":18,"code":19,"shortname":20,"liveURL":21,"alias":22,"region":47,"channelId":26},{"id":24,"name":25},"https:\u002F\u002Faudio.audiomeans.fr\u002Fguid\u002F{source_code}\u002F\u002F73f54532eea9fc40af55b8a374a7b2cb6eb45d0db1feb9fb2f82ec43c259e950.mp3",{"podcast_not_roll":50},false,{"id":52,"type":53,"name":54,"alias":55,"description":56},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[58],{"id":59,"target_paragraph_type":60,"target_wysiwyg":61},"37145","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>Nous &eacute;tions une petite dizaine dans cette belle cath&eacute;drale ukrainienne au c&oelig;ur de la ville\u003C\u002Fstrong>. Des hommes, p&egrave;res de famille, ukrainiens bien s&ucirc;r, mais aussi russes et fran&ccedil;ais. D&rsquo;autres, par t&eacute;l&eacute;phone, s&rsquo;associent &agrave; la pri&egrave;re humble et fid&egrave;le qui s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve, de bouche en bouche, murmur&eacute;e, r&eacute;guli&egrave;re&nbsp;: \"Seigneur J&eacute;sus, fils de Dieu, prends piti&eacute; de nous.\"\u003Cp>\u003Cstrong>Avant que ne commence cette douce litanie, \u003C\u002Fstrong>j&rsquo;avais &eacute;t&eacute; invit&eacute; &agrave; parler en quelques mots des\u003Cstrong> migrants \u003C\u002Fstrong>&agrave; Paris. Il faut bien en parler puisque plus personne n&rsquo;en dit rien. Il faut bien r&eacute;p&eacute;ter toujours les m&ecirc;mes mots pour faire taire l&rsquo;imposture qui consiste &agrave; ramener des dizaines de milliers de personnes honn&ecirc;tes &agrave; la violence de quelques centaines. Comme si des commandos tch&eacute;tch&egrave;nes et des guerres de gangs de dealers n&eacute;s en France pouvaient justifier la situation profond&eacute;ment inhumaine et contre nature que nos &Eacute;tats imposent &agrave; des foules de plus en plus nombreuses. Oui, il faut bien prendre le risque de se r&eacute;p&eacute;ter encore et encore pour que la mascarade du \u003Cstrong>grand remplacement\u003C\u002Fstrong> cesse d&rsquo;&ecirc;tre le refuge confortable pour l&rsquo;esprit de ceux qui l&egrave;vent les bras au ciel en pr&eacute;tendant qu&rsquo;il n&rsquo;y a plus rien &agrave; faire.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Ainsi donc la veill&eacute;e se d&eacute;roulait, \u003C\u002Fstrong>et cette poign&eacute;e d&rsquo;hommes, dont nul ne soup&ccedil;onnait l&rsquo;oraison, se confiaient les uns aux autres le poids de leurs angoisses, de leurs d&eacute;funts, et la lumi&egrave;re d&rsquo;une Esp&eacute;rance que rien ne peut &eacute;teindre. L&rsquo;un d&rsquo;eux, la quarantaine, se leva apr&egrave;s m&rsquo;avoir &eacute;cout&eacute; et donna son t&eacute;moignage. En France depuis quatre ans, sans aucun papier bien que venant d&rsquo;un pays en guerre, il dit de sa langue simple et robuste comme lui, la peur qu&rsquo;il &eacute;prouvait &agrave; chaque instant de chaque jour de croiser un agent et de se faire \u003Cstrong>expulser\u003C\u002Fstrong>.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Il racontait avoir la veille, \u003C\u002Fstrong>en sortant du m&eacute;tro, aper&ccedil;u en haut des marches un barrage de policiers. Il avait alors serr&eacute; dans sa poche son chapelet qui le quitte pas et il avait pri&eacute;, pri&eacute; fort, pri&eacute; profond&eacute;ment en redisant ces mots si essentiels&nbsp;: \"Seigneur J&eacute;sus, fils de Dieu, prends piti&eacute; de nous.\" Et il &eacute;tait pass&eacute;, &agrave; travers le contr&ocirc;le, sans qu&rsquo;on lui demande la moindre chose. Et en disant ces mots, il brandit son chapelet, des larmes dans les yeux. Sa voix, toujours douce, ne demandait plus rien. Il dit juste combien, lui qui avait un toit, il se sentait proche de ses \u003Cstrong>fr&egrave;res migrants\u003C\u002Fstrong> qui dorment dans nos poubelles. Et la pri&egrave;re du groupe reprit.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cem>\u003Cstrong>\"Les migrants ou les r&eacute;fugi&eacute;s ne sont pas des pions sur l&rsquo;&eacute;chiquier de l&rsquo;humanit&eacute;\"\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fem> : cette phrase du pape Fran&ccedil;ois, rapport&eacute;e dans un pr&eacute;cieux petit livre qui sort tout juste, intitul&eacute; \"Fran&ccedil;ois en poche\", recueil de pens&eacute;es rassembl&eacute;es par \u003Cstrong>Caroline Pigozzi\u003C\u002Fstrong>, prend chair en ce visage venu d&rsquo;Ukraine. Un autre p&egrave;re, plus jeune, assis &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s, confia alors ses enfants &agrave; la pri&egrave;re de tous&nbsp;: les mains jointes il r&ecirc;vait peut-&ecirc;tre qu&rsquo;il les prenait dans ses bras et que ses bras, ses bras d&rsquo;homme, ses bras puissants, suffiraient &agrave; les prot&eacute;ger des tourmentes qui viennent et leur assurer une belle vie. Mais il sait bien que ses bras seuls, ne peuvent rien s&rsquo;ils ne s&rsquo;appuient sur ceux de Celui qui peut tout. Il sait aussi qu&rsquo;il n&rsquo;y a que les malheureux qui pensent pouvoir trouver par eux-m&ecirc;mes des solutions aux drames du monde, et dans la peur une justification &agrave; trahir les promesses de leur bapt&ecirc;me. Il sait surtout que sa pri&egrave;re et sa foi sont les canaux par lesquels se d&eacute;ploie la force m&ecirc;me de Dieu qui \"&eacute;l&egrave;ve les humbles et rel&egrave;ve les accabl&eacute;s\".\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>En quelques instants,\u003C\u002Fstrong> en peu de mots et beaucoup de silences, le t&eacute;moignage de ces hommes &eacute;vang&eacute;lise plus s&ucirc;rement que nombre de pr&ecirc;ches et nombre d&rsquo;ouvrages. Puissions-nous recevoir dans la parole et la pri&egrave;re du pauvre, la manne de notre quotidien&nbsp;!\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]