[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"article--\u002Farticles\u002Factualite\u002Fl-abbe-bernard-van-vynckt-les-petrales":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":9,"visual":12,"radios":15,"episode":27,"category":55,"body":61},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fl-abbe-bernard-van-vynckt-les-petrales","22318","L' ABBE BERNARD VAN VYNCKT: \"Lès pétrâles\"","Les pétrâles. Nous entrons dans la période betteravière. Comment travaillait-on cette culture au temps de ma jeunesse ?","5 octobre 2020","15:17","2020-10-05T15:17:06+02:00",{"url":13,"alt":14,"url_carre":14,"alt_carre":14},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fimg-1927_2.jpg.webp","",[16],{"id":17,"name":18,"code":19,"shortname":20,"liveURL":21,"alias":22,"region":23,"channelId":26},"34358","RCF Namur","RCFSudBe","Namur","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfsudbe.mp3","\u002Fnamur",{"id":24,"name":25},"33499","Belgique",null,{"id":28,"type":29,"title":7,"published":9,"datetime":30,"description":8,"url_linked_article":5,"visual":31,"show":33,"radios":41,"audio_file":52,"rolls":53},"56174","episode","2020-10-05T13:01:00+02:00",{"alt":14,"url":32,"url_carre":26,"copyright":14},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-06\u002Fimg-1927_2.jpg.webp",{"id":34,"title":35,"alias":36,"visual":37,"description":40},"4179","Emission spéciale RCF Sud Belgique","\u002Factualite\u002Femission-speciale-rcf-sud-belgique",{"url":38,"alt":39,"url_carre":14,"alt_carre":14},"https:\u002F\u002Fassets-prep.radiorcf.com\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fassets\u002F2021-08\u002Fumbrella-1588167_640.jpg.webp","© Pixabay - Image d'illustration","\u003Cp>Retrouvez ici nos émissions spéciales qui ne sont pas dans notre grille. On y aborde toutes sortes de thèmes.\u003C\u002Fp>\r\n",[42,44],{"id":17,"name":18,"code":19,"shortname":20,"liveURL":21,"alias":22,"region":43,"channelId":26},{"id":24,"name":25},{"id":45,"name":46,"code":47,"shortname":48,"liveURL":49,"alias":50,"region":51,"channelId":26},"54931","RCF Bastogne","RCFBastogne","Bastogne","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfsudbeb.mp3","\u002Fbastogne",{"id":24,"name":25},"https:\u002F\u002Faudio.audiomeans.fr\u002Fguid\u002F{source_code}\u002F\u002F529fcaab370eebd3c0797a61d1947d39feacecf9456a3c89c3a6d8310fd87d54.mp3",{"podcast_not_roll":54},false,{"id":56,"type":57,"name":58,"alias":59,"description":60},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[62],{"id":63,"target_paragraph_type":64,"target_wysiwyg":65},"36292","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>Voici la traduction:\u003Cp>Souvenirs d'hier : le temps des betteraves.\u003Cbr>\nLa Hesbaye a toujours &eacute;t&eacute;, et depuis tr&egrave;s longtemps, le pays des betteraves. Il para&icirc;t que c'est &agrave; cause de la couche de limon (bonne terre, comme on dit l&agrave;-bas) sur fond d'argile, qui retient bien l'eau. Ainsi, les plantes trouvent tout ce qu'elles ont besoin pour grandir.\u003Cbr>\nPremi&egrave;rement, il fallait travailler la terre. Le fermier commen&ccedil;ait &agrave; pour charruer avant l'hiver. Au printemps, il allait rouler et herser. Et il faisait cet ouvrage une deuxi&egrave;me fois. Tout cela rendre fine la terre. Seulement apr&egrave;s ces deux passages, on semait les graines.\u003Cbr>\nAussi vite que sortaient les petites betteraves, on passait une premi&egrave;re fois &agrave; la binette pour faire dispara&icirc;tre les mauvaises herbes, autant que pour donner de l'air de la terre. Mais avant le deuxi&egrave;me passage, quelques semaines plus tard, il fallait mettre ce qu'on appelait &agrave; une. Notre papa passait le premier et d'un agile coup de houe, coupait tout ce qui &eacute;tait sur la largeur de sa lame. Maman et nous les fils - car tout gamin, &agrave; 6 ou sept ans - nous allions d&eacute;j&agrave; arracher les betteraves en double, afin qu'elles soient grosses et belles, lors de la r&eacute;colte. Les scientifiques de Gembloux n'avaient pas encore d&eacute;couvert la graine mono-germe. Le travail qui n'avait rien de p&eacute;nible s'effectuait &agrave; genoux. Ces derniers, nous les entourions d'un coussin, dans de la toile de jute, afin de ne pas se blesser. Et c'est ainsi que nous avancions au milieu des lignes ! Il nous fallait plus d'une semaine pour parvenir &agrave; finir la besogne. Encore fallait-il que les jours soient ensoleill&eacute;s !\u003Cbr>\nAu mois de juillet, nous retournions &agrave; campagne, pour alors couper les chardons et arracher les betteraves mont&eacute;es &agrave; semence. Elles ne valaient rien et &agrave; la r&eacute;colte auraient fait baisser le pourcentage moyen de sucre et donc faire baisser le revenu. Il faisait souvent beau et chaud, belle occasion de bronzer.\u003Cbr>\nJe me souviens que, dans les ann&eacute;es 1969, 1970, nous &eacute;tions press&eacute;s d'arriver au bout de la ligne &agrave; nettoyer. Car, tout comme nous, notre p&egrave;re appr&eacute;ciait les courses &agrave; v&eacute;lo. Alors, il apportait une radio pour &eacute;couter le tour de France et les exploits d'Eddy Merckx. Nous nous arr&ecirc;tions quelques minutes pour &eacute;couter l'in&eacute;narrable Luc Varenne, tout buvant au bidon, un peu de caf&eacute; froid et mangeant une tartine &agrave; la gel&eacute;e. De forts bons moments, m&ecirc;me si l'ouvrage &eacute;tait exigeant.\u003Cbr>\nAu mois d'octobre et de novembre, mon oncle Joseph, de Ligny, venait nous donner un coup de main afin d'arracher les betteraves. Il arrivait souvent tr&egrave;s t&ocirc;t le matin, afin d'engager le travail. Il avait gard&eacute; du temps de sa jeunesse - lorsqu'il vint comme ouvrier saisonnier de Flandre en Wallonie - une mani&egrave;re bien &agrave; lui de les arracher. Un vrai ma&icirc;tre en la mati&egrave;re, car il utilisait un \"fortch&egrave;t\", une sorte de fourche &agrave; deux dents repli&eacute;es, afin d'aller chercher bien fond la racine. Puis d'un tour de rein, il la soulevait et la pla&ccedil;ait bien align&eacute;e, afin que celui qui passait derri&egrave;re pour couper les feuilles n'ait qu'un geste r&eacute;gulier &agrave; poser &agrave; l'aide d'un couperet.\u003Cbr>\nJ'ai eu la chance de travailler avec lui, tout en le suivant de loin. Apr&egrave;s une heure, j'avais un tel mal de bras - vous ne pouvez imaginer ! - mais il n'&eacute;tait pas question de ch&ocirc;mer. Lui, l'oncle Jospeh n'&eacute;tait jamais fatigu&eacute;.\u003Cbr>\nDeux ou trois ans, plus tard, on l'a vu arriver avec une nouvelle machine. Il &eacute;tait toujours le premier &agrave; s'aventurer avec une nouvelle m&eacute;canique. C'&eacute;tait une arracheuse, pas comme celles d'aujourd'hui, mais d&eacute;j&agrave; tr&egrave;s moderne. Tir&eacute;e par un tracteur, elle n'arrachait qu'une ligne &agrave; la fois. A l'avant, elle coupait les feuilles et les rejetait en ligne sur le c&ocirc;t&eacute;, et &agrave; l'arri&egrave;re, elle relevait les betteraves sur une file. Un grand progr&egrave;s pour soulager un travail bine p&eacute;nible ! Comme le jour o&ugrave; il est arriv&eacute; avec un pulv&eacute;risateur.\u003Cbr>\nJe reviens un rien en arri&egrave;re. Apr&egrave;s avoir coup&eacute; les feuilles, nous les chargions &agrave; la fourche dans un tombereau. Nous allions au pr&eacute;, pour les &eacute;tendre afin de nourrir les vaches. Mon plus vieux fr&egrave;re avait le droit de conduire l'engin. Et moi, le deuxi&egrave;me, je me devais de vider la remorque. Il y en a toujours qui sont des privil&eacute;gi&eacute;s... Les vaches, elles, plongeaient l&agrave;-dessus comme la famine sur le d&eacute;sert. Etait-ce le sucre qu'elles appr&eacute;ciaient ?\u003Cbr>\nAux champs, les feuilles une fois enlev&eacute;es, nous allions charger, &agrave; la main, le tombereau de betteraves. Quand la remorque &eacute;tait quasi pleine, il fallait terminer par s&eacute;curiser les bord. Je montais dans la cargaison, choisissait les plus belles et, la t&ecirc;te en haut, les serreraient les unes contre les autres, afin qu'aucune ne se perde sur la route de Longchamps.\u003Cbr>\nT&ocirc;t le matin, notre p&egrave;re partait rapidement afin de ne pas se retrouver dans la file devant la r&acirc;perie. Il d&eacute;chargeait les betteraves, passait reprendre les pulpes pour en faire un silo de nourriture pour les vaches en hiver. Pour faire le silo, c'&eacute;tait comme le boulanger qui pr&eacute;pare un mille-feuilles. Car les feuilles, on ne les &eacute;talaient pas toutes au pr&eacute;. Il fallait en garder pour faire un silo. Pour le r&eacute;aliser, nous commencions par mettre un lit de feuilles de betteraves. Apr&egrave;s, nous &eacute;talions une couche moins &eacute;paisse de pulpes. Et ainsi de suite, afin d'achever le tas de nourriture, que l'on recouvrait ensuite d'une b&acirc;che, tenue par un lit de terre, afin que le gel n'y p&eacute;n&egrave;tre l'hiver.\u003Cbr>\nJe ne sais si cette nourriture &eacute;tait si bonne que &ccedil;&agrave;, mais depuis des ann&eacute;es maintenant, les fermiers ne r&eacute;coltent plus les feuilles. Il pr&eacute;f&egrave;rent planter du ma&iuml;s ou du r&eacute;gras (sorte d'herbe) pour en faire des silos. Deux cultures qui n'existaient que peu, il y a cinquante ans.\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]