[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"article--\u002Farticles\u002Factualite\u002Fl-abbe-bernard-van-vynckt-les-canadas":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":12,"visual":13,"radios":16,"episode":28,"category":56,"body":62},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fl-abbe-bernard-van-vynckt-les-canadas","21674","L' ABBE BERNARD VAN VYNCKT: \"  Lès canadas ! \"","Les pommes de terre se ont arrachées tardivement, cette année. Mais quelle différence dans la manière dont on les cultivait à la ferme à Meux, dans les années 1960.","24 novembre 2020","10:59","2020-11-24T10:59:02+01:00","23 novembre 2020",{"url":14,"alt":15,"url_carre":15,"alt_carre":15},"https:\u002F\u002Fassets-prep.radiorcf.com\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fassets\u002F2021-07\u002Funnamed_11.jpg.webp","",[17],{"id":18,"name":19,"code":20,"shortname":21,"liveURL":22,"alias":23,"region":24,"channelId":27},"34358","RCF Namur","RCFSudBe","Namur","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfsudbe.mp3","\u002Fnamur",{"id":25,"name":26},"33499","Belgique",null,{"id":29,"type":30,"title":7,"published":12,"datetime":31,"description":8,"url_linked_article":5,"visual":32,"show":34,"radios":42,"audio_file":53,"rolls":54},"47692","episode","2020-11-23T18:01:00+01:00",{"alt":15,"url":33,"url_carre":27,"copyright":15},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-06\u002Funnamed_11.jpg.webp",{"id":35,"title":36,"alias":37,"visual":38,"description":41},"4179","Emission spéciale RCF Sud Belgique","\u002Factualite\u002Femission-speciale-rcf-sud-belgique",{"url":39,"alt":40,"url_carre":15,"alt_carre":15},"https:\u002F\u002Fassets-prep.radiorcf.com\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fassets\u002F2021-08\u002Fumbrella-1588167_640.jpg.webp","© Pixabay - Image d'illustration","\u003Cp>Retrouvez ici nos émissions spéciales qui ne sont pas dans notre grille. On y aborde toutes sortes de thèmes.\u003C\u002Fp>\r\n",[43,45],{"id":18,"name":19,"code":20,"shortname":21,"liveURL":22,"alias":23,"region":44,"channelId":27},{"id":25,"name":26},{"id":46,"name":47,"code":48,"shortname":49,"liveURL":50,"alias":51,"region":52,"channelId":27},"54931","RCF Bastogne","RCFBastogne","Bastogne","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfsudbeb.mp3","\u002Fbastogne",{"id":25,"name":26},"https:\u002F\u002Faudio.audiomeans.fr\u002Fguid\u002F{source_code}\u002F\u002Fd4a7f22f9ed5a77aa779f47734703f4f71a25a3e5019c7aa74dc5596e46c85b1.mp3",{"podcast_not_roll":55},false,{"id":57,"type":58,"name":59,"alias":60,"description":61},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[63],{"id":64,"target_paragraph_type":65,"target_wysiwyg":66},"35648","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>Si vous manquez d&rsquo;inspiration pour les f&ecirc;tes de fin d&rsquo;ann&eacute;e, nous vous proposons \u003Cstrong>3 SUPER cadeaux!\u003C\u002Fstrong> Un \u003Cstrong>livre\u003C\u002Fstrong> de recueil des textes en \u003Cstrong>wallon\u003C\u002Fstrong> de Bernard Van Vynckt, des \u003Cstrong>magnets\u003C\u002Fstrong>&nbsp;avec des phrases en wallon ou une tr&egrave;s bonne \u003Cstrong>bouteille de vin.\u003C\u002Fstrong>\u003Cbr>\nCliquez ci dessous pour faire votre commande\u003Cbr>\n\u003Ca href=\"https:\u002F\u002Fforms.gle\u002FWymBzQzkLTr9BiM7A\">https:\u002F\u002Fforms.gle\u002FWymBzQzkLTr9BiM7A\u003C\u002Fa>\u003Cp>Merci pour votre soutien !\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Ca href=\"https:\u002F\u002Fforms.gle\u002FWymBzQzkLTr9BiM7A\">\u003Cimg alt=\"\" src=\"\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fradios\u002Frcfsudbe\u002F126118403_2887070728190269_4036743682928689183_o.jpg\" style=\"width: 800px; height: 450px;\">\u003C\u002Fa>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Voici la traduction:\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;Nous sommes le 9 novembre. Je rentre &agrave; Meux. Les fermiers de Haute Hesbaye sont toujours occup&eacute;s aux travaux des champs. Ils arrachent les pommes de terre. Depuis tr&egrave;s longtemps, ils n'ont jamais &eacute;t&eacute; aussi tardifs. Pour quelle raison ? Vous devez vous en souvenir. L'&eacute;t&eacute; a &eacute;t&eacute; fort sec, cette ann&eacute;e, et pour arracher les pommes de terre, afin de les garder jusqu'au mois de juillet de l'an prochain, il est heureux qu'il pleuve. Sinon, ils seront trop ab&icirc;m&eacute;s et ne se conserveront pas bien. Mais voil&agrave;, &agrave; la fin du mois de septembre, il s'est mis &agrave; pleuvoir abondamment. Plus moyen d'entrer sur les terres, et ce jusqu'apr&egrave;s la Toussaint !&nbsp; Voil&agrave; la raison pour laquelle les tracteurs et leurs gros engins d'arrachage &eacute;taient aussi tardifs dans les campagnes.&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;&nbsp; Ce que j'ai vu l&agrave;, m'a fait souvenir au temps de mes vieux parents. A la ferme, &agrave; Meux, on ne cultivait pas que des betteraves. Depuis plus d'une g&eacute;n&eacute;ration, ma famille a plant&eacute; des pommes de terre.&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;&nbsp; A la fin du mois de f&eacute;vrier, ou d&eacute;but mars, mon papa achetait des plants. Il avait bien gard&eacute; certaines petites pommes de terre de la r&eacute;colte pr&eacute;c&eacute;dente, mais disait-il : \"Il faut bien en acheter de nouveaux, car les plus vieux pourraient tourner &agrave; rien ! \" &nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;&nbsp; Dans un grenier d&eacute;barrass&eacute; de ses pailles, on laissait germer ces plants-l&agrave;.&nbsp; Une semaine avant d'aller les enfouir dans la terre, nous coupions les plus gros en deux, faisant attention &agrave; ne pas d&eacute;truire les germes. La terre, une fois pr&eacute;par&eacute;e et par une belle journ&eacute;e, m&ecirc;me s'il pouvait faire bien frais, nous les allions les planter &agrave; plusieurs. Avec un soc, mon papa creusait un sillon. Les femmes et nous, ses fils, nous suivions avec les plants dans une manne et en mettions un tous les trente centim&egrave;tres. Quand la ligne &eacute;tait termin&eacute;e, papa revenait avec la machine, pour les recouvrir. A travailler ainsi &agrave; la main, nous ne pouvions r&eacute;aliser que peu d'ares, tout au plus un hectare ou deux. Assez tout de m&ecirc;me afin de servir les gens du village et des environs, une fois, chaque ann&eacute;e, au mois d'octobre.\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;&nbsp; Voyez que tout change ! Aujourd'hui mon fr&egrave;re en met dix-sept hectares, et il peut servir des pommes de terre tout l'ann&eacute;e. &nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;&nbsp; D&egrave;s que les premi&egrave;res feuilles apparaissaient, papa allait buter les pommes de terre. Plus tard, il passait chaque semaine pour voir si elles n'avaient pas attraper le mildiou ou n'&eacute;taient pas envahies par des doryphores.&nbsp; Si tel &eacute;tait le cas, il devait les pulv&eacute;riser, pour ne pas perdre la r&eacute;colte et se retrouver avec une ann&eacute;e qui ne rapportait que peu. &nbsp; &nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp; Les jours d'arrachage &eacute;taient jours de f&ecirc;te. A une vingtaine, nous nous retrouvions dans les champs. Papa arrachait une ligne de pommes de terre avec un machine, tir&eacute;e par un cheval. Ce n'est que bien plus tard que l'on arracha avec un tracteur.&nbsp; Tous les quinze &agrave; vingt m&egrave;tres, des personnes les ramassaient dans des mannes et les vidaient dans des sacs de jute. A la fin de la journ&eacute;e, nous les chargions sur une remorque, pour les ramener &agrave; la ferme.&nbsp; Le meilleur moment de la journ&eacute;e &eacute;tait le temps du d&icirc;ner. On s'arr&ecirc;tait pour prendre son repas, mais surtout pour fraterniser, pour palabrer ou raconter une histoire ou l'autre.&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;&nbsp; J'en ai entendu plus d'un qui n'aurait manqu&eacute; pour rien au monde ces jours-l&agrave;. Il y en a m&ecirc;me qui prenaient leurs jours de cong&eacute;s pour la circonstance ; parfois, toute une semaine et m&ecirc;me plus.&nbsp; &nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;&nbsp; La fin du mois de septembre voyait arriver, &agrave; la ferme, un vieux couple : mes grands-parents Alo&iuml;s et Emilie. On pourrait dire qu'ils venaient prendre leurs cong&eacute;s &agrave; Meux. Mais, ce n'&eacute;tait pas pour se reposer. Le bonheur de mon grand-p&egrave;re &eacute;tait de trier les pommes de terre ; puis, de les livrer, avec mon papa jusque dans les caves des clients, qui les avaient command&eacute;s. &nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;&nbsp; Avec les pommes de terre vertes, et celles qui &eacute;taient ab&icirc;m&eacute;es, se r&eacute;alisait de la nourriture pour les porcs. Dans un chaudron, o&ugrave; elles &eacute;taient en train de cuire, ma grand-m&egrave;re venait s&eacute;lectionner les plus belles et, avec elles, elle nous appr&ecirc;tait une sorte de soupe que l'on appelait, en vieux flamand, du \"Tautches pape\", une soupe aux pommes de terre. Nous mangions cela avec un sauret fum&eacute;. C'est &agrave; ne pas croire, mais c'&eacute;tait, pour nous, un vrai festin de roi.\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;&nbsp; L'homme - mon grand-p&egrave;re, donc - qui avait dit &agrave; son fils qu'&agrave; force de travail, il trouverait son bonheur dans une petite ferme du nord de Namur, ne s'&eacute;tait pas vraiment pas tromp&eacute; !\u003C\u002Fp>\u003Cdiv data-extension-version=\"1.0.4\" id=\"ConnectiveDocSignExtentionInstalled\">&nbsp;\u003C\u002Fdiv>\u003Cdiv data-extension-version=\"1.0.4\" id=\"ConnectiveDocSignExtentionInstalled\">&nbsp;\u003C\u002Fdiv>\u003Cdiv data-extension-version=\"1.0.4\" id=\"ConnectiveDocSignExtentionInstalled\">&nbsp;\u003C\u002Fdiv>\u003C\u002Fp>\n"]