[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"article--\u002Farticles\u002Factualite\u002Fjournal-dun-amour-perdu-un-livre-intime-et-bouleversant":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":9,"visual":12,"radios":15,"category":27,"body":33},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fjournal-dun-amour-perdu-un-livre-intime-et-bouleversant","25025","\"Journal d'un amour perdu\" : un livre intime et bouleversant","Chaque jeudi, on parle littérature dans la Matinale et aujourd'hui c'est \"Journal d’un amour perdu\", d’Eric-Emmanuel Schmitt, paru aux éditions Albin Michel","29 novembre 2019","14:55","2019-11-29T14:55:34+01:00",{"url":13,"alt":14,"url_carre":14,"alt_carre":14},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fjournal-d-un-amour-perdu.jpg.webp","",[16],{"id":17,"name":18,"code":19,"shortname":20,"liveURL":21,"alias":22,"region":23,"channelId":26},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":24,"name":25},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":28,"type":29,"name":30,"alias":31,"description":32},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[34],{"id":35,"target_paragraph_type":36,"target_wysiwyg":37},"38999","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>&laquo;&nbsp;Les larmes, &ccedil;a ne fait pas partir le chagrin&nbsp;&raquo;, explique Eric-Emmanuel Schmitt.\u003Cstrong> L&rsquo;&eacute;crivain &agrave; succ&egrave;s, le romancier, l&rsquo;auteur de th&eacute;&acirc;tre se confie dans un livre sensible, bouleversant, intime. Sa m&egrave;re est morte.\u003C\u002Fstrong>\u003Cp>Il a fallu huit jours pour que son entourage s&rsquo;en rende compte, cette ancienne sportive de haut niveau, championne de France 1945 en course de vitesse, &eacute;tait normalement en cure. &laquo;&nbsp;Comment ai-je travers&eacute; une semaine sans d&eacute;celer que ma m&egrave;re ador&eacute;e avait quitt&eacute; ce monde&nbsp;?&nbsp;&raquo; interroge Eric-Emmanuel Schmitt. Les circonstances sont douloureuses, et le d&eacute;part d&rsquo;un proche est toujours un d&eacute;chirement&nbsp;: &laquo;&nbsp;la mort nous laisse sans bonnes r&eacute;pondes&nbsp;&raquo;, souligne l&rsquo;&eacute;crivain.\u003C\u002Fp>\u003Cp>Au fil des semaines, il s&rsquo;agit d&rsquo;apprivoiser l&rsquo;absence, de prendre le deuil, de retrouver go&ucirc;t &agrave; la vie, mais cela prend du temps&nbsp;:\u003Cstrong> &laquo;&nbsp;La joie s&rsquo;en est all&eacute;e. Une matin&eacute;e de printemps a fait partir la joie.\u003C\u002Fstrong> \u003Cstrong>Elle a d&eacute;tal&eacute; tel un animal sauvage et j&rsquo;ignore o&ugrave; elle s&rsquo;est r&eacute;fugi&eacute;e&hellip;&nbsp;&raquo;\u003C\u002Fstrong>, &eacute;crit l&rsquo;orphelin.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>Mais avec ce \u003Cem>Journal d&rsquo;un amour perdu\u003C\u002Fem>, Eric-Emmanuel Schmitt se r&eacute;fugie dans l&rsquo;&eacute;criture&nbsp;?\u003C\u002Fh2>\u003Cp>&nbsp;\u003Cbr>\nL&rsquo;&eacute;criture qui le tient debout, et la m&eacute;moire aussi&nbsp;: &laquo;&nbsp;Malgr&eacute; sa puissance, la mort ne fait rien mourir d&rsquo;hier, les souvenirs demeurent intacts&nbsp;&raquo;, dit-il encore. \u003Cstrong>&laquo;&nbsp;Ma m&egrave;re ne me voulait pas seulement en vie, elle me voulait heureux. Envers elle, j&rsquo;ai un devoir de bonheur.&nbsp;&raquo;\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Et si le bonheur ne se d&eacute;cr&egrave;te pas, il se travaille, patiemment. \u003Cstrong>Eric-Emmanuel Schmitt soul&egrave;ve les ombres du pass&eacute;, ravive les douleurs familiales, mais cherche aussi la lumi&egrave;re, du c&ocirc;t&eacute; de l&rsquo;&eacute;criture, c&rsquo;est vrai, de son entourage aussi, du th&eacute;&acirc;tre en poursuivant sa tourn&eacute;e de &laquo;&nbsp;monsieur Ibrahim&nbsp;&raquo;, alors m&ecirc;me que, bizarrement, sa sant&eacute; vacille.\u003C\u002Fstrong> En fait, il applique une derni&egrave;re fois la volont&eacute; maternelle&nbsp;: &laquo;&nbsp;Mets-toi toujours du c&ocirc;t&eacute; de la vie&nbsp;&raquo;.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>Un livre plein d&rsquo;esp&eacute;rance, en somme&hellip;\u003C\u002Fh2>\u003Cp>&nbsp;\u003Cbr>\nMais qui ne masque pas le d&eacute;couragement, la fatigue, la d&eacute;prime qui paralyse ce colosse de la nature, travailleur infatigable, soudain mis KO par la mort maternelle. &laquo;\u003Cstrong>&nbsp;Maman est morte ce matin et c&rsquo;est la premi&egrave;re fois qu&rsquo;elle me fait de la peine&nbsp;&raquo;, &eacute;crit-il d&rsquo;un trait de plume\u003C\u002Fstrong>. Les phrases se succ&egrave;dent en de petits paragraphes, comme si le souffle manquait, parce que les id&eacute;es se succ&egrave;dent comme de petits pas pour avancer, sans nier l&rsquo;&eacute;preuve, sans brusquer.\u003C\u002Fp>\u003Cp>L&rsquo;&eacute;criture d&rsquo;Eric-Emmanuel Schmitt est toujours sensible, patiente, port&eacute;e d&rsquo;un souffle qu&rsquo;il ne per&ccedil;oit pas au moment du deuil mais qui peut nourrir ceux qui traversent une m&ecirc;me &eacute;preuve. \u003Cstrong>Oui, c&rsquo;est plein de bons sentiments, et c&rsquo;est ce qu&rsquo;on peut souhaiter de mieux dans ces moment-l&agrave;. Ce que r&eacute;sume cette citation du philosophe Alain&nbsp;: &laquo;&nbsp;Ce qu&rsquo;on peut faire de mieux pour ceux qui nous aiment, c&rsquo;est encore d&rsquo;&ecirc;tre heureux.&nbsp;&raquo;\u003C\u002Fstrong>\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\n\u003Cem>Journal d&rsquo;un amour perdu\u003C\u002Fem>, d&rsquo;Eric-Emmanuel Schmitt, &eacute;ditions Albin Michel, et ce soir, on se retrouve pour votre &eacute;mission Au pied de la lettre&hellip;\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\nCe soir, &agrave; 21 heures, &eacute;mission sp&eacute;ciale avec Anne-Dauphine Julliand, - vous vous souvenez de son livre bouleversant \u003Cem>Deux petits pas sur le sable mouill&eacute;&nbsp;\u003C\u002Fem>: je la re&ccedil;ois pour son premier roman Jules-C&eacute;sar, aux &eacute;ditions Les Ar&egrave;nes.\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]