[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":9,"visual":12,"radios":15,"category":27,"body":33},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fje-ne-suis-pas-seul-a-etre-seul-la-solitude-douloureuse","25387","\"Je ne suis pas seul à être seul\" : la solitude douloureuse","Aujourd'hui, zoom sur « Je ne suis pas seul à être seul », de Jean-Louis Fournier, publié aux éditions Jean-Claude Lattès","18 octobre 2019","10:28","2019-10-18T10:28:39+02:00",{"url":13,"alt":14,"url_carre":14,"alt_carre":14},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fimg_20191017_084743.jpg.webp","",[16],{"id":17,"name":18,"code":19,"shortname":20,"liveURL":21,"alias":22,"region":23,"channelId":26},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":24,"name":25},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":28,"type":29,"name":30,"alias":31,"description":32},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[34],{"id":35,"target_paragraph_type":36,"target_wysiwyg":37},"39361","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>Il y a un monde fou qui souffre de solitude. \u003Cstrong>Non pas cette douce solitude d&rsquo;une promenade en bord de mer ou d&rsquo;une lecture qui vous captive.\u003C\u002Fstrong> Non&nbsp;: c&rsquo;est de cette solitude douloureuse dont veut parler l&rsquo;auteur. Jean-Louis Fournier, c&rsquo;est cet &eacute;crivain r&eacute;alisateur, complice d&rsquo;un certain monsieur Cyclope, alias Pierre Desproges pour les plus anciens t&eacute;l&eacute;spectateurs. Fournier, c&rsquo;est aussi l&rsquo;auteur dr&ocirc;le et d&eacute;licat de \u003Cem>O&ugrave; on va papa&nbsp;?\u003C\u002Fem>&nbsp;r&eacute;cit tendrement m&eacute;lancolique qui racontait la vie de ses deux fils handicap&eacute;s. Ce nouveau livre est de la m&ecirc;me veine, faisant suite &agrave; \u003Cem>Veuf\u003C\u002Fem>, publi&eacute; en 2011, et racontant les jours d&eacute;soeuvr&eacute;s d&rsquo;un homme qui prend de l&rsquo;&acirc;ge&nbsp;et qui se moque de lui-m&ecirc;me sans pour autant cacher l&rsquo;&eacute;preuve&nbsp;: &laquo;&nbsp;J&rsquo;ai appel&eacute; plusieurs fois SOS solitude. C&rsquo;est toujours occup&eacute;.\u003Cstrong> Je ne dois pas &ecirc;tre seul &agrave; appeler. Je voudrais tellement qu&rsquo;on me parle que je suis pr&ecirc;t &agrave; appeler l&rsquo;horloge parlante.&nbsp;&raquo;\u003C\u002Fstrong>&nbsp;&nbsp;\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Ch2>Une solitude difficile &agrave; vivre&hellip; que l&rsquo;humoriste raconte avec une certaine po&eacute;sie\u003Cbr>\n\t&nbsp;\u003C\u002Fh2>\u003Cp>&laquo;&nbsp;Le pire, c&rsquo;est la solitude. J&rsquo;en viens &agrave; aimer les moustiques&nbsp;&raquo;, dit-il avec humour mais aussi avec une v&eacute;rit&eacute; criante. Il surveille ses voisins, qui gardent les volets ferm&eacute;s, d&eacute;sesp&egrave;re de les voir juste un instant, le temps de les saluer. Il dit bonjour aux gens qui passent mais se d&eacute;sole de leur mutisme&nbsp;: &laquo;&nbsp;Tout est ferm&eacute;, les portes, les volets, les visages&nbsp;&raquo;. Il avance, se confie, toujours avec une pirouette et des coups de griffe pour moquer notre soci&eacute;t&eacute;&nbsp;: &laquo;&nbsp;Bient&ocirc;t on sera seul dans des taxis sans chauffeur. A qui va-t-on pouvoir raconter nos malheurs&nbsp;?&nbsp;&raquo; Heureusement pour lui, il y a les mus&eacute;es, l&rsquo;&eacute;criture, mais c&rsquo;est une fois seul qu&rsquo;on se rend compte de la place vide des proches&nbsp;: \u003Cstrong>&laquo;&nbsp;Bient&ocirc;t, il n&rsquo;y aura plus sur la terre une personne &agrave; qui je puisse demander&nbsp;: &laquo;&nbsp;tu te souviens&nbsp;?&nbsp;&raquo;. Je suis condamn&eacute; &agrave; me souvenir seul.&nbsp;&raquo;\u003C\u002Fstrong>\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>Voil&agrave; qui n&rsquo;est pas tr&egrave;s r&eacute;jouissant, vous n&rsquo;allez pas nous remonter le moral&hellip;\u003C\u002Fh2>\u003Cp>&nbsp;\u003Cbr>\nPeut-&ecirc;tre, mais n&rsquo;est-ce pas le r&ocirc;le de la litt&eacute;rature, aussi, de mettre des mots sur le quotidien de nos existences&nbsp;? \u003Cstrong>De pointer la r&eacute;alit&eacute; silencieuse de la vie qui va&nbsp;? Jean-Louis Fournier, c&rsquo;est une &eacute;criture, un style, bref, incisif, gouailleur et tellement sinc&egrave;re derri&egrave;re le masque de l&rsquo;humoriste.\u003C\u002Fstrong> Pierre Desproges disait de lui &laquo;&nbsp;Jean-Louis est un fou chiffonn&eacute;, cern&eacute; d&rsquo;angoisses existentielles, pour qui tout allait bien jusqu&rsquo;&agrave; ce jour maudit o&ugrave; il est n&eacute;.&nbsp;&raquo; Je vous assure&nbsp;: on sort de ce livre attendri, en se disant qu&rsquo;il faut go&ucirc;ter la vie, les moments de solitude et aussi toutes les rencontres qui peuvent nous arriver. \u003Cstrong>Et se dire, comme l&rsquo;&eacute;crivain&nbsp;: &laquo;&nbsp;le n&rsquo;ai pas envie des autres, j&rsquo;ai besoin des autres.&nbsp;&raquo;\u003C\u002Fstrong>\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\nJe ne suis pas seul &agrave; &ecirc;tre seul, de Jean-Louis Fournier, est publi&eacute; chez Jean-Claude Latt&egrave;s. Et ce soir, au pied de la lettre, deux &eacute;crivains dans votre &eacute;mission&nbsp;:\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\nLes relations de famille, justement, avec mes invit&eacute;s, Laurence Nob&eacute;court qui publie \u003Cem>Le chagrin des origines\u003C\u002Fem> chez Albin Michel et Aurore Lachaux, auteur de\u003Cem> Compl&eacute;ment du non\u003C\u002Fem>&nbsp;au Mercure de France.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]