[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":9,"visual":12,"radios":14,"category":26,"body":32},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fimmigration-les-bourgeois-naifs-et-les-bourgeois-inquiets","25615","Immigration : les bourgeois naïfs et les bourgeois inquiets","Emmanuel Macron a évoqué récemment la situation de l'immigration en France, l'occasion de chercher à comprendre ce débat fermé depuis des années","20 septembre 2019","10:49","2019-09-20T10:49:21+02:00",{"url":13,"alt":13,"url_carre":13,"alt_carre":13},"",[15],{"id":16,"name":17,"code":18,"shortname":19,"liveURL":20,"alias":21,"region":22,"channelId":25},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":23,"name":24},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":27,"type":28,"name":29,"alias":30,"description":31},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[33],{"id":34,"target_paragraph_type":35,"target_wysiwyg":36},"39589","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Ciframe allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen=\"\" frameborder=\"0\" height=\"315\" src=\"https:\u002F\u002Fwww.youtube.com\u002Fembed\u002FQIk8dcnc4ns\" width=\"560\">\u003C\u002Fiframe>\u003Cstrong>Enfin&hellip; enfin le d&eacute;bat pourrait s&rsquo;ouvrir.\u003C\u002Fstrong> Par quelques mots prononc&eacute;s devant des parlementaires l&rsquo;autre soir, le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique place le sujet au centre&nbsp;: &laquo;&nbsp;\u003Cstrong>Nous sommes une terre d&rsquo;immigration. \u003C\u002Fstrong>Cela cr&eacute;e des tensions mais il faut regarder en face (&hellip;) Nous n&rsquo;avons pas le droit de ne pas regarder le sujet en face.&nbsp;&raquo;\u003Cp>Celui qui migre nous oblige &agrave; regarder \u003Cstrong>la terre dont il part.\u003C\u002Fstrong> Regarder &laquo;&nbsp;en face&nbsp;&raquo; n&rsquo;est pas regarder simplement \u003Cstrong>au c&oelig;ur de notre ville\u003C\u002Fstrong>, \u003Cstrong>au c&oelig;ur de notre bourg\u003C\u002Fstrong>, mais regarder aussi hors de nos remparts.\u003C\u002Fp>\u003Cp>Replacer la question au c&oelig;ur de notre soci&eacute;t&eacute;, \u003Cstrong>c&rsquo;est d&rsquo;abord dire la v&eacute;rit&eacute;&nbsp;: \u003C\u002Fstrong>aujourd&rsquo;hui notre syst&egrave;me est en panne. Il ne fait m&ecirc;me plus illusion et les milliers de personnes qui vivent dans nos rues, et parfois m&ecirc;me dans nos poubelles, nous obligent &agrave; regarder en face cette r&eacute;alit&eacute;. \u003Cstrong>Nous reconnaissons des droits que nous n&rsquo;appliquons pas, \u003C\u002Fstrong>comme celui &agrave; toute personne entrant en France de pouvoir exprimer clairement les motifs de sa venue. Comme celui de \u003Cstrong>prot&eacute;ger toute personne qui demande l&rsquo;asile.\u003C\u002Fstrong> Comme celui de mettre &agrave; l&rsquo;abri \u003Cstrong>les femmes et les enfants.&nbsp;\u003C\u002Fstrong>Nous rendons des jugements qui ne sont suivis d&rsquo;aucun effet comme les reconductions &agrave; la fronti&egrave;re des personnes d&eacute;bout&eacute;es de leur demande. Et nous faisons comme si \u003Cstrong>ces centaines de&nbsp;milliers de personnes qui vivent clandestinement sur notre territoire n&rsquo;existaient pas.\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Nous refusons de consid&eacute;rer qu&rsquo;il puisse y avoir \u003Cstrong>d&rsquo;autre motif de quitter son pays \u003C\u002Fstrong>que la pers&eacute;cution politique ou religieuse, nous refusons d&rsquo;admettre qu&rsquo;il puisse y avoir un droit &agrave; demander l&rsquo;asile pour motif &eacute;conomique ou climatique. Et dans le m&ecirc;me temps nous laissons &agrave; des pays sans foi ni loi le soin de faire r&eacute;gner l&rsquo;ordre &agrave; nos fronti&egrave;res. \u003Cstrong>Nous d&eacute;pensons des fortunes &agrave; abriter en urgence dans des chambres d&rsquo;h&ocirc;tels\u003C\u002Fstrong> des personnes ext&eacute;nu&eacute;es et souvent d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;es et nous n&rsquo;investissons qu&rsquo;&agrave; peine dans des logements p&eacute;rennes.\u003C\u002Fp>\u003Cp>Nous laissons s&rsquo;entasser de pauvres h&egrave;res dans les quartiers les plus pauvres pour en d&eacute;courager d&rsquo;autres &agrave; venir les rejoindre et nous nous nous effrayons de les voir parfois sombrer \u003Cstrong>dans la drogue et la violence.&nbsp;\u003C\u002Fstrong>Et dans le m&ecirc;me temps, nous laissons quelques tribuns d&rsquo;occasion faire de ces hommes \u003Cstrong>le gibier de leurs slogans et le marchepied de leurs popularit&eacute;s.\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003Cp>Pour l&rsquo;instant le grand m&eacute;rite de la d&eacute;claration pr&eacute;sidentielle est d&rsquo;imposer un sujet sur lequel les experts en communication de tout poil expliquent depuis des ann&eacute;es qu&rsquo;il ne faut plus parler tant il est clivant. Comme si \u003Cstrong>faire appel &agrave; l&rsquo;intelligence et au c&oelig;ur des habitants de ce pays &eacute;tait dangereux.&nbsp;\u003C\u002Fstrong>A condition de ne pas tomber dans les discours faciles,\u003Cstrong> &agrave; condition de pr&eacute;senter les faits tels qu&rsquo;ils sont et non tels qu&rsquo;on peut les fantasmer parfois\u003C\u002Fstrong>, &agrave; condition de vouloir &oelig;uvrer pour le Bien et non pour l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t particulier, oui ce d&eacute;bat peut porter du fruit.\u003C\u002Fp>\u003Cp>Au Moyen-Age, le &laquo;&nbsp;bourgeois&nbsp;&raquo;, \u003Cstrong>pour reprendre l&rsquo;expression qui fait couler tant d&rsquo;encre\u003C\u002Fstrong>, est celui qui habite le bourg, il n&rsquo;existe pas &laquo;&nbsp;hors les murs&nbsp;&raquo; de sa cit&eacute;, l&agrave; o&ugrave; vivaient ceux que l&rsquo;on appelait il y a longtemps les &laquo;&nbsp;manants&nbsp;&raquo;, sujets des juridictions seigneuriales.\u003C\u002Fp>\u003Cp>Il y a dans nos villes \u003Cstrong>des bourgeois na&iuml;fs qui croient que tout est simple\u003C\u002Fstrong>, et \u003Cstrong>des bourgeois inquiets qui voient tout comme un danger. \u003C\u002Fstrong>Souhaitons, pour l&rsquo;avenir de notre soci&eacute;t&eacute;, de notre culture et de la foi chr&eacute;tienne, que nous ne nous enfermions pas, sur ce sujet comme sur d&rsquo;autres, dans un regard bourgeois. Le manant d&rsquo;aujourd&rsquo;hui comme d&rsquo;hier est d&rsquo;abord un fr&egrave;re dont il nous faut prendre soin avec \u003Cstrong>justice et mis&eacute;ricorde.\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]