[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":9,"visual":12,"radios":16,"category":28,"body":34},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fhypercommunication-on-creve-sous-la-vitesse-et-linteractivite-pour-dominique","28725","Hyper-communication: \"on crève sous la vitesse et l'interactivité\" pour Dominique Wolton","A l'occasion de la dernière Matinale de l'année, Stéphanie Gallet retrouve l'un de ses premiers invités, le sociologue Dominique Wolton.","6 juillet 2018","09:15","2018-07-06T09:15:14+02:00",{"url":13,"alt":14,"url_carre":15,"alt_carre":15},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fcic_cahiers_18_wolton_006.jpg.webp","Jean-Sébastien Evrard","",[17],{"id":18,"name":19,"code":20,"shortname":21,"liveURL":22,"alias":23,"region":24,"channelId":27},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":25,"name":26},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":29,"type":30,"name":31,"alias":32,"description":33},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[35],{"id":36,"target_paragraph_type":37,"target_wysiwyg":38},"42699","wysiwyg_paragraph","\u003Ch2>La lecture critique de la soci&eacute;t&eacute; du pape Fran&ccedil;ois\u003Cp>\u003Cstrong>Dominique Wolton fut l&rsquo;un des premiers invit&eacute;s de la Matinale RCF. \u003C\u002Fstrong>Neuf mois auparavant, il publiait une s&eacute;rie d&rsquo;entretiens avec le pape Fran&ccedil;ois. \"\u003Cem>C&rsquo;est une rencontre invraisemblable. J&rsquo;avais envoy&eacute; un projet de livre clair, simple, les relations de l&rsquo;Eglise avec la politique. Le plan du livre lui a plu. Et la rencontre humaine a fait le reste. C&rsquo;est un livre qui lui permet d&rsquo;exprimer dans un dialogue avec un agnostique scientifique une libert&eacute; de ton qui je pense est tr&egrave;s utile dans le monde contemporain\u003C\u002Fem>\" explique Dominique Wolton, sociologue, sp&eacute;cialiste de la communication, fondateur de la revue Hermes, directeur de recherche au CNRS.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Pour Dominique Wolton, le pape Fran&ccedil;ois est le premier pape de la mondialisation. \u003C\u002Fstrong>Partout o&ugrave; il passe il est compris. \"\u003Cem>Il parle de mani&egrave;re la&iuml;que. Tout le monde le comprend. Avec un discours assez politis&eacute;. Il distingue les riches, les pauvres, les dominants, les domin&eacute;s. Son engagement dans la politique vient d&rsquo;abord de l&rsquo;Evangile. Il a une lecture critique de la soci&eacute;t&eacute;, par l&rsquo;Evangile. Il appartient &agrave; cette tradition\u003C\u002Fem>\" ajoute-t-il.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Pour le sociologue, deux choses sont fondamentales dans les prises de parole du pape Fran&ccedil;ois, sur de nombreux sujets.\u003C\u002Fstrong> \"\u003Cem>La premi&egrave;re, c&rsquo;est sa position sur l&rsquo;immigration. Il ne l&acirc;che pas sur l&rsquo;immigration. Il ne l&acirc;chera jamais. C&rsquo;est un message fondamental car le monde se referme sur lui-m&ecirc;me. La seconde, c&rsquo;est la critique de la finance mondiale. La finance a mang&eacute; l&rsquo;&eacute;conomie, et l&rsquo;&eacute;conomie a mang&eacute; la politique. Lui, il dit qu&rsquo;il faut remettre les choses &agrave; leur place. Ce n&rsquo;est pas un discours politique, mais un discours humaniste\u003C\u002Fem>\" lance encore Dominique Wolton.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\"Il faut que les hommes politiques arr&ecirc;tent de faire de la communication\"\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Revenant sur la visite d&rsquo;Emmanuel Macron au Vatican, Dominique Wolton affirme que le chef de l&rsquo;Etat n&rsquo;a pas fait de \"com\". \"\u003C\u002Fstrong>\u003Cem>C&rsquo;est tout &agrave; fait normal qu&rsquo;un chef d&rsquo;Etat aille au Vatican. Je ne trouve pas &ccedil;a extraordinaire. Chacun a parl&eacute; de son point de vue, et de ce point de vue, c&rsquo;&eacute;tait un dialogue assez authentique. Tous les commentaires sont d&eacute;risoires. La politique ne se r&eacute;duit pas &agrave; &ccedil;a. Ce sont deux personnalit&eacute;s honn&ecirc;tes, pas forc&eacute;ment d&rsquo;accord, qui ont &eacute;chang&eacute; honn&ecirc;tement sur la situation de l&rsquo;Europe et du monde\u003C\u002Fem>\" pr&eacute;cise le sociologue.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>On dit d&rsquo;Emmanuel Macron qu&rsquo;il est un as de la communication. \u003C\u002Fstrong>Dominique Wolton veut nuancer ce genre d&rsquo;affirmation. \"\u003Cem>Ce que je lui dis &agrave; lui, et que j&rsquo;ai dit &agrave; tous les hommes politiques mais ils n&rsquo;&eacute;coutent jamais, c&rsquo;est que le capital m&eacute;diatique s&rsquo;use et ne se renouvelle pas. Plus on communique, plus on est pr&eacute;sent, plus au bout d&rsquo;un moment il y a une fatigue, un rejet irr&eacute;parable. Il n&rsquo;y a pas un jour o&ugrave; on n&rsquo;entend pas parler de lui au moins trois fois. Il faut que les hommes politiques arr&ecirc;tent de faire de la communication. Je le dis depuis trente ans\u003C\u002Fem>\" mart&egrave;le-t-il.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>Pour un ralentissement de la communication\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Le sociologue plaide de mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de la politique, de la communication, des m&eacute;dias, et de la soci&eacute;t&eacute;, pour un ralentissement.\u003C\u002Fstrong> Le comble de cette tendance, qui tend &agrave; la folie, pour Dominique Wolton, c&rsquo;est Donald Trump. \"\u003Cem>On ne gouverne pas la premi&egrave;re puissance du monde par des tweets. C&rsquo;est du n&rsquo;importe quoi. C&rsquo;est une fausse &eacute;galit&eacute;. On n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;&ecirc;tre suspendu aux &eacute;tats d&rsquo;&acirc;me d&rsquo;un pr&eacute;sident quel qu&rsquo;il soit. C&rsquo;est la perversit&eacute; maximale. Ce n&rsquo;est pas de la d&eacute;mocratie\u003C\u002Fem>\".\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>\"\u003C\u002Fstrong>\u003Cem>\u003Cstrong>On cr&egrave;ve sous la vitesse, sous la pression, et sous l&rsquo;interactivit&eacute;. Ni vous ni moi ne pouvons vivre. \u003C\u002Fstrong>Et si je prends pour exemple la Cr&eacute;ation, je dis que cette Cr&eacute;ation a besoin de temps\u003C\u002Fem>\" conclut le communicant qui laisse l&agrave; un pr&eacute;cieux conseil pour les vacances d&rsquo;&eacute;t&eacute;&nbsp;: place &agrave; la d&eacute;connexion&nbsp;!\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fh2>\n"]