[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":9,"visual":12,"radios":15,"category":27,"body":33},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fheureux-comme-lazzaro-dalice-rohrwacher","27923","\"Heureux comme Lazzaro\" d’Alice Rohrwacher","Chaque mercredi Valérie de Marnhac vous propose une chronique sur un film qui sort en salles.","7 novembre 2018","10:27","2018-11-07T10:27:58+01:00",{"url":13,"alt":14,"url_carre":14,"alt_carre":14},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fheureux_comme_lazzaro01_0.jpg.webp","",[16],{"id":17,"name":18,"code":19,"shortname":20,"liveURL":21,"alias":22,"region":23,"channelId":26},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":24,"name":25},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":28,"type":29,"name":30,"alias":31,"description":32},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[34],{"id":35,"target_paragraph_type":36,"target_wysiwyg":37},"41897","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>Aujourd&rsquo;hui je vais vous parler d&rsquo;un film italien, comme le nom de sa r&eacute;alisatrice ne nous l&rsquo;indique pas, puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit du nouveau long m&eacute;trage d&rsquo;Alice Rohrwacher. Le cin&eacute;ma en dit souvent plus long sur un pays que les seules actualit&eacute;s, et \u003Cstrong>Heureux comme Lazzaro\u003C\u002Fstrong> est &agrave; la fois un film politique et une fable sur l&rsquo;Italie d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.\u003Cp>L&rsquo;action d&eacute;marre au sein d&rsquo;une communaut&eacute; paysanne hors du temps, o&ugrave; vit \u003Cstrong>le jeune Lazzaro, incarnation de la bont&eacute; absolue\u003C\u002Fstrong>, mais que le bon sens populaire qualifierait plut&ocirc;t d&rsquo;&laquo; imb&eacute;cile heureux&nbsp;&raquo;. Les paysans sont exploit&eacute;s par la propri&eacute;taire des lieux, la Marquise de Luna, dans une gigantesque supercherie qui leur fait croire au maintien du servage. A leur tour ils utilisent le jeune homme pour toutes leurs t&acirc;ches quotidiennes ingrates. Mais l&rsquo;amiti&eacute; entre Lazzaro et le fils de la marquise va permettre de r&eacute;v&eacute;ler l&rsquo;escroquerie. Et Le film bascule alors, par une ellipse spectaculaire, au temps d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, &agrave; la p&eacute;riph&eacute;rie mis&eacute;rable d&rsquo;une ville grise, o&ugrave; tous les protagonistes ont vieilli&hellip; sauf le jeune Lazzaro,&nbsp;intact&nbsp;!\u003C\u002Fp>\u003Cp>L'histoire a &eacute;t&eacute; inspir&eacute;e par un fait divers qui a bien eu lieu&nbsp;! Mais effectivement \u003Cstrong>le film est un conte, un voyage dans le temps et dans l&rsquo;espace\u003C\u002Fstrong>, qui laisse toute sa place &agrave; la po&eacute;sie, aux mythes et &agrave; la nature. Mais qui d&eacute;nonce surtout l&rsquo;exploitation des hommes par les hommes, le passage d&rsquo;une pauvret&eacute; mat&eacute;rielle archa&iuml;que &agrave; une pauvret&eacute; humaine moderne, encore pire.&nbsp; Pour la r&eacute;alisatrice, seule demeure l&rsquo;existence d&rsquo;une puret&eacute; et d&rsquo;une innocence originelles que les hommes persistent toujours &agrave; refuser ou &agrave; d&eacute;tourner.\u003C\u002Fp>\u003Cp>Le jeune acteur, non-professionnel, qui est la v&eacute;ritable r&eacute;v&eacute;lation du film, apporte sa gr&acirc;ce et son visage d&rsquo;ange au r&ocirc;le. \u003Cstrong>Son personnage de Lazzaro est authentiquement religieux\u003C\u002Fstrong>, au sens &eacute;tymologique de celui &laquo;&nbsp;qui relie&nbsp;&raquo;, ici les personnes, les &eacute;poques, les lieux. Et m&ecirc;me si Alice Rohrwacher se dit non-croyante, on sent son film profond&eacute;ment enracin&eacute; dans ce pays catholique o&ugrave; les r&eacute;f&eacute;rences culturelles sont nombreuses. Mais le regard qu&rsquo;elle porte &agrave; travers Lazzaro sur la soci&eacute;t&eacute; italienne actuelle est plus sombre. Une soci&eacute;t&eacute; o&ugrave; les hommes se font embaucher aux ench&egrave;res par les moins offrants&nbsp;et sont devenus incapables de reconnaitre les plantes comestibles qui poussent &agrave; leurs pieds !\u003C\u002Fp>\u003Cp>Avec ce 3&egrave;me long m&eacute;trage, \u003Cstrong>Alice Rorhwacher confirme un vrai style et une filmographie bien &agrave; elle\u003C\u002Fstrong>, qui nous rappelle quelques grands maitres, notamment du n&eacute;o-r&eacute;alisme italien, qu&rsquo;il soit social et rural comme celui d&rsquo;Ermano Olmi ou plus spiritualiste comme celui de Pasolini.&nbsp;Elle fait aussi le choix de rester fid&egrave;le &agrave; la pellicule 16mm. Ce qui donne un rendu tr&egrave;s charnel et des lumi&egrave;res tr&egrave;s naturelles. Elle dit enfin aimer d&eacute;couvrir ses rushes le soir, comme &laquo;&nbsp;\u003Cem>le fruit d&rsquo;un myst&egrave;re et d&rsquo;une rencontre entre la pellicule, le r&eacute;alisateur et les acteurs\u003C\u002Fem>&nbsp;&raquo;.&nbsp;Allez donc d&eacute;couvrir Lazzaro en salles et vous pourrez dire alors avec le po&egrave;te &laquo;&nbsp;\u003Cem>Heureux qui comme Lazzaro a fait un beau voyage&nbsp;\u003C\u002Fem>&raquo;.\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]