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Harcèlement scolaire : quand les élèves deviennent des ambassadeurs de la lutte en Haute-Loire

Harcèlement scolaire : quand les élèves deviennent des ambassadeurs de la lutte en Haute-Loire

Un article rédigé par Cédric Bonnefoy - le 6 novembre 2024 - Modifié le 6 novembre 2024

En Haute-Loire, comme partout en France, ce jeudi 7 novembre est la journée de lutte contre le harcèlement scolaire. Le phénomène touche de plus en plus d’établissements. Au lycée Charles et Adrien Dupuy, au Puy-en-Velay, les élèves sont des ambassadeurs de la lutte.

Au lycée Charles et Adrien Dupuy, 21 élèves sont des ambassadeurs de la lutte contre le harcèlement scolaire. ©RCF Haute-LoireAu lycée Charles et Adrien Dupuy, 21 élèves sont des ambassadeurs de la lutte contre le harcèlement scolaire. ©RCF Haute-Loire

Depuis 2016, le lycée Charles et Adrien Dupuy a fait de la lutte contre le harcèlement scolaire une priorité. Ce fléau touche de plus en plus d’établissements en Haute-Loire. Pour endiguer le phénomène, le lycée ponot a mis en place plusieurs dispositifs. Le dernier est une obligation de l’Éducation nationale. Depuis 2023, certains élèves doivent être des ambassadeurs. Leur rôle : être un relais entre les jeunes et les enseignants, mais aussi une oreille attentive pour les élèves qui souhaitent se confier sur des situations. C’est l’un des axes du plan baptisé pHARe.

21 élèves formés à la question du harcèlement scolaire


Le rôle des ambassadeurs est donc bien défini. Tous sont volontaires, mais surtout, ils ont été formés en amont par une partie de l’équipe éducative. « Deux jours pour mieux connaître le harcèlement sous toutes ses formes », explique Angelo, l’un des 21 ambassadeurs du lycée Charles et Adrien Dupuy. Les élèves apprennent à repérer des situations d’isolement et de harcèlement, sans oublier d’avoir une écoute bienveillante avec les potentielles victimes.


Un axe important de la formation : se protéger eux-mêmes face à certaines situations. « S’il y a de la violence, on n’intervient pas nous-mêmes, on ne donne pas notre numéro de téléphone », explique Grichka. Un moyen pour eux de ne pas « prendre la situation trop à cœur » et d’éviter de s’exposer.
 

Une prise de conscience de la jeune génération


Depuis 2023, c’est désormais au harceleur de changer d’établissement. Le but des ambassadeurs est donc d’être un point de ressource pour l’ensemble des victimes. Le phénomène est en tout cas bien identifié. « Il y a une prise de conscience parmi nous, les élèves, pour supprimer le harcèlement », explique Lilian, un autre ambassadeur. D’ailleurs, à l’occasion de cette journée de lutte, plusieurs d’entre eux vont déambuler dans les classes pour expliquer leurs démarches et tenter de recruter de futurs ambassadeurs.


Le phénomène est présent aujourd’hui dans la majorité des établissements scolaires de Haute-Loire. Le programme pHARe prévoit un ensemble de mesures pour lutter contre ce fléau. « C’est la réponse concrète que l’on peut apporter aux familles », indique David Gay, le proviseur du lycée Charles et Adrien Dupuy. Dans l’établissement, les formations des enseignants se multiplient tout au long de l’année. Depuis la rentrée, « 3 situations de harcèlement ont été réglées par l’équipe enseignante », conclut David Gay.
 

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