[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":12,"visual":13,"radios":15,"episode":27,"category":51,"body":57},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Ffrance-le-systeme-carceral-a-bout-de-souffle","29726","France: le système carcéral à bout de souffle","Les surveillants pénitentiaires sont à bout. Ils dénoncent depuis plusieurs semaines l'insécurité à laquelle ils sont confrontés au quotidien.","27 juin 2021","20:04","2021-06-27T20:04:31+02:00","19 février 2018",{"url":14,"alt":14,"url_carre":14,"alt_carre":14},"",[16],{"id":17,"name":18,"code":19,"shortname":20,"liveURL":21,"alias":22,"region":23,"channelId":26},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":24,"name":25},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":28,"type":29,"title":7,"digas":30,"published":12,"datetime":31,"description":8,"url_linked_article":5,"presenters":32,"visual":35,"show":38,"duration":44,"radios":45,"audio_file":48,"rolls":49},"82067","episode","UAC-35428","2018-02-19T07:18:00+01:00",[33,34],"Jean-Baptiste Labeur","Étienne Pépin",{"alt":36,"url":37,"url_carre":14,"copyright":14},"Le dossier de la rédaction © RCF","https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2023-08\u002FLe%20dossier%20de%20la%20r%C3%A9daction%20%282%29.png.webp",{"id":39,"title":40,"alias":41,"visual":42,"description":43},"4433","Le dossier de la rédaction","\u002Factualite\u002Fle-dossier-de-la-redaction",{"url":37,"alt":36,"url_carre":14,"alt_carre":14},"\u003Cp>Chaque matin à 7h10, les journalistes de RCF décryptent un sujet d'actualité en profondeur, dans la Matinale RCF.\u003C\u002Fp>\r\n","420000",[46],{"id":17,"name":18,"code":19,"shortname":20,"liveURL":21,"alias":22,"region":47,"channelId":26},{"id":24,"name":25},"https:\u002F\u002Faudio.audiomeans.fr\u002Fguid\u002F{source_code}\u002F\u002Ff82d96abfc467fcacb6aebb5cfdb6d5230c87b3aaa0fc8ed0f61e160cbcdc303.mp3",{"podcast_not_roll":50},false,{"id":52,"type":53,"name":54,"alias":55,"description":56},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[58],{"id":59,"target_paragraph_type":60,"target_wysiwyg":61},"43700","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>Ils se disent fatigu&eacute;s, &agrave; bout. Ils ont peur de risquer leur vie chaque jour. \u003C\u002Fstrong>Les surveillants p&eacute;nitentiaires se sont mobilis&eacute;s ces derni&egrave;res semaines pour d&eacute;noncer l'ins&eacute;curit&eacute; &agrave; laquelle ils sont confront&eacute;s au sein des &eacute;tablissements. Tout est parti de l'agression, le 11 janvier dernier, de trois surveillants par un d&eacute;tenu djihadiste &agrave; Vendin-le-Veil, dans le Pas-de-Calais.&nbsp;\u003Cp>\u003Cstrong>Depuis, un vaste mouvement de contestation s'est mis en route.\u003C\u002Fstrong> Un mouvement in&eacute;dit, puisque les surveillants p&eacute;nitentiaires n'ont pas le droit de gr&egrave;ve. Pendant une dizaine de jours, entre 120 et 130 &eacute;tablissements p&eacute;nitentiaires ont &eacute;t&eacute; bloqu&eacute;s sur les 188 que compte la France.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Une s&eacute;rie d'agressions dans plusieurs prisons a raviv&eacute; le sentiment de ras-le-bol des surveillants qui d&eacute;plorent &agrave; la fois un manque de s&eacute;curit&eacute; mais aussi plus g&eacute;n&eacute;ralement une d&eacute;gradation de leurs conditions de travail et de leur r&eacute;mun&eacute;ration.\u003C\u002Fstrong> C'est ce dont t&eacute;moigne David Mansion, secr&eacute;taire r&eacute;gional adjoint pour l'Ufap-Unsa-Justice en r&eacute;gion Paca.\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\n\tUn accord entre le minist&egrave;re de la Justice et les syndicats\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Apr&egrave;s 12 jours de mobilisation, un accord a &eacute;t&eacute; trouv&eacute; entre la ministre de la Justice, Nicole Belloubet et le syndicat majoritaire parmi les surveillants de prison, l'UFAP-UNSA-Justice.\u003C\u002Fstrong> Le texte pr&eacute;voit 1 100 embauches suppl&eacute;mentaires d'ici &agrave; 2021, promet 30 millions d'euros de hausse d'indemnit&eacute;s, renouvelle l'&eacute;quipement des surveillants et doit am&eacute;liorer la gestion des d&eacute;tenus radicalis&eacute;s. La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, souhaite redonner aussi de la dignit&eacute; dans le travail des surveillants p&eacute;nitentiaires.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Mais le vrai probl&egrave;me des prisons en France, c'est la surpopulation carc&eacute;rale. \u003C\u002Fstrong>Au 1er d&eacute;cembre 2017, on comptait plus de 69 000 personnes derri&egrave;re les barreaux.&nbsp;Quasiment un record. Ce ph&eacute;nom&egrave;ne touche particuli&egrave;rement les maisons d'arr&ecirc;t, qui accueillent les courtes peines.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>Que faire face &agrave; la surpopulation carc&eacute;rale ?\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Leur taux d'occupation est en moyenne de 142 %.\u003C\u002Fstrong> Trois maisons d'arr&ecirc;t ont un taux d'occupation sup&eacute;rieur ou &eacute;gal &agrave; 200 % : celles de La Roche-sur-Yon, Meaux et N&icirc;mes. Autour de 1 500 personnes dormiraient chaque nuit sur des matelas pos&eacute;s au sol, d'apr&egrave;s l'Observatoire international des prisons.&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Une situation d&eacute;nonc&eacute;e comme chaque ann&eacute;e par la contr&ocirc;leuse g&eacute;n&eacute;rale des lieux de privation de libert&eacute;.&nbsp;\u003C\u002Fstrong>Des d&eacute;tenus trop nombreux pour des cellules trop rares, avec des cons&eacute;quences n&eacute;fastes. Pour Adeline Hazan, la solution n'est pas \"plus de cellules\" mais \"moins de d&eacute;tention\". Des moyens suppl&eacute;mentaires, c'est ce que demande Adeline Hazan, mais la contr&ocirc;leuse g&eacute;n&eacute;rale des lieux de privation de libert&eacute; demande &eacute;galement &agrave; ce que les prisons soient r&eacute;nov&eacute;es, et pas seulement que des places suppl&eacute;mentaires soient cr&eacute;&eacute;es.&nbsp;&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\n\tTrouver de l'humanit&eacute; dans l'irr&eacute;parable\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Joaquim Peyo est l'ancien directeur des prisons de Fresnes et de Fleury-Merogis. \u003C\u002Fstrong>Aujourd'hui, d&eacute;put&eacute;-maire socialiste d'Alen&ccedil;on, il raconte son exp&eacute;rience dans un livre \"Des hommes et des murs\" aux &eacute;ditions du Cherche-Midi. Il y raconte notamment avoir fait \"de belles rencontres en prison\". Il livre sa d&eacute;finition de ce que doit &ecirc;tre la prison.&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>R&eacute;ussir &agrave; trouver l'humanit&eacute; de ces hommes et de ces femmes qui ont parfois commis l'irr&eacute;parable, c'est aussi l'une des missions des aum&ocirc;niers de prison.\u003C\u002Fstrong> Le p&egrave;re Didier Hascoet a &eacute;t&eacute; aum&ocirc;nier au centre p&eacute;nitentiaire de Toulon-la Farl&egrave;de pendant huit ans, il vient de publier \"Aimable comme une porte de prison\" aux &eacute;ditions R&eacute;siac. Etre aum&ocirc;nier, c'est d&eacute;couvrir la vie des d&eacute;tenus, mais aussi la vie des gardiens de prisons qui les accompagnent au quotidien. C'est ce dont t&eacute;moigne notamment le p&egrave;re Hascoet dans son livre.\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]