JavaScript is required
Accueil
Fermeture des librairies: "C’est un devoir de dire non", selon Alexandre Jardin

Fermeture des librairies: "C’est un devoir de dire non", selon Alexandre Jardin

Un article rédigé par Simon Marty -  - Modifié le 27 novembre 2020
L'Invité de la MatinaleFermeture des librairies: "C’est un devoir de dire non", selon Alexandre Jardin
L'écrivain, parmi d'autres, a incité les libraires à rouvrir leurs portes malgré les fermetures administratives. Il s'est aussi engagé à payer les amendes.
Clara GabilletClara Gabillet

Les librairies vont pouvoir rouvrir leurs portes dès ce samedi dans toute la France, après un mois de fermeture. Un soulagement pour de nombreux libraires et écrivains. C’est pour cela que s’est battu depuis des semaines l’écrivain Alexandre Jardin. Avec un groupe d’écrivains, il a notamment payé les amendes reçues par les libraires qui restaient ouverts malgré l’interdiction. 

L'IDENTITÉ DE LA FRANCE TOUCHÉE

"On est entrés dans un moment de folie. L’idée que la France puisse renoncer à son identité, l’idée que ce gouvernement mette des bâches sur les livres dans les Monoprix. Il y a eu un moment de perte de sens de la France", affirme Alexandre Jardin. L’écrivain déplore les "logiques bureaucratiques" de l’État qui sont "en train de mettre à genou notre pays".

Pour l’écrivain, soutenir les librairies était une question de survie, face aux décisions du gouvernement. "Si on les laissait faire dans leur folie, on se retrouvait avec des librairies qui fermaient. Elles font une grande partie de leur chiffre d'affaires à cette période de l’année", assure l’écrivain. Même si un système de retrait de commande a été mis en place, c'était une "catastrophe" selon lui car "ça rapportait entre 10 et 15% du chiffre d'affaires"

EN RÉSISTANCE AVEC LES LIBRAIRES

C’est pour cela qu’Alexandre Jardin a décidé de soutenir il y a quelques semaines une libraire de Cannes. Elle avait refusé de fermer sa librairie et des écrivains avaient payé son amende. "On a appelé les copains pour se mobiliser et ils m’ont dit 'c’est un honneur, on va pas laisser faire n’importe quoi'" se souvient-il. "On s’est tous mobilisés. Il y a eu un moment où il fallait vraiment gueuler. C’est un devoir de dire non, de ne pas laisser faire", clâme-t-il.

Pour Alexandre Jardin, les librairies font partie de l’identité et de l’histoire du pays. "Quand vous entrez dans une librairie, vous entrez dans la maison de Rabelais, de Victor Hugo. C’est un endroit où l’on vend notre passé, notre histoire. Si on les ferme, on claque la porte à Balzac", affirme-t-il.

©RCF
Cet article est basé sur un épisode de l'émission :
L'Invité de la Matinale
©RCF
Découvrir cette émission
Cet article vous a plu ? Partagez-le :

Votre Radio vit grâce à vos dons

Nous sommes un média associatif et professionnel.
Pour préserver la qualité de nos programmes et notre indépendance, nous comptons sur la mobilisation  de tous nos auditeurs. Vous aussi participez à son financement !

Faire un don
Qui sommes-nous ?

RCF NOTRE DAME, la radio chrétienne.

RCF NOTRE DAME est née de la rencontre de deux grandes voix de la radio chrétienne en France : RCF et Radio Notre Dame.

Écoutée chaque semaine par 1 350 000 personnes, RCF NOTRE DAME propose une information rigoureuse, des débats exigeants et des programmes qui donnent du sens. Le réseau rassemble 65 radios locales et diffuse ses programmes sur 270 fréquences en France et en Belgique.

Reconnues d'intérêt général, les radios associatives du réseau RCF NOTRE DAME vivent essentiellement grâce aux dons de leurs auditeurs.