[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"author":7,"title":8,"meta_title":8,"og_title":8,"description":9,"meta_description":9,"og_description":9,"changed":10,"changed_time":11,"full_changed_time":12,"created":10,"visual":13,"radios":17,"episode":29,"category":53,"body":59},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Ffautil-commemorer-napoleon","19419","Florence Gault","Faut-il commémorer Napoléon ?","Deux siècles, jour pour jour, après sa mort à Saint-Hélène, le président va commémorer le bicentenaire de la mort de Napoléon, héros national mais aussi responsable du retour de l’esclavage.","6 mai 2021","11:45","2021-05-06T11:45:12+02:00",{"url":14,"alt":15,"url_carre":16,"alt_carre":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fnicolas-hippert-71wxzqcdcnu-unsplash.jpg.webp","DR","",[18],{"id":19,"name":20,"code":21,"shortname":22,"liveURL":23,"alias":24,"region":25,"channelId":28},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":26,"name":27},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":30,"type":31,"title":8,"digas":32,"published":33,"datetime":34,"description":9,"url_linked_article":5,"presenters":35,"visual":36,"show":38,"duration":46,"radios":47,"audio_file":50,"rolls":51},"11573","episode","PR-29462","5 mai 2021","2021-05-05T07:13:00+02:00",[7],{"alt":15,"url":37,"url_carre":24,"copyright":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-06\u002Fnicolas-hippert-71wxzqcdcnu-unsplash.jpg.webp",{"id":39,"title":40,"alias":41,"visual":42,"description":45},"4433","Le dossier de la rédaction","\u002Factualite\u002Fle-dossier-de-la-redaction",{"url":43,"alt":44,"url_carre":16,"alt_carre":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2023-08\u002FLe%20dossier%20de%20la%20r%C3%A9daction%20%282%29.png.webp","Le dossier de la rédaction © RCF","\u003Cp>Chaque matin à 7h10, les journalistes de RCF décryptent un sujet d'actualité en profondeur, dans la Matinale RCF.\u003C\u002Fp>\r\n","420000",[48],{"id":19,"name":20,"code":21,"shortname":22,"liveURL":23,"alias":24,"region":49,"channelId":28},{"id":26,"name":27},"https:\u002F\u002Faudio.audiomeans.fr\u002Fguid\u002F{source_code}\u002F\u002Ff1518c28612f7b7ca7ecc1e10578c50325387009ac7a4d135a2894a6fb1e24fd.mp3",{"podcast_not_roll":52},false,{"id":54,"type":55,"name":56,"alias":57,"description":58},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[60],{"id":61,"target_paragraph_type":62,"target_wysiwyg":63},"33393","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>Apr&egrave;s avoir comm&eacute;mor&eacute; l&rsquo;ann&eacute;e de Gaulle en 2020, Emmanuel Macron s&rsquo;appr&ecirc;te &agrave; c&eacute;l&eacute;brer aujourd'hui une autre figure de l&rsquo;Histoire fran&ccedil;aise : Napol&eacute;on.\u003C\u002Fstrong> Une personnalit&eacute; tout aussi appr&eacute;ci&eacute;e des Fran&ccedil;ais mais moins consensuelle. De nombreuses voix s'&eacute;l&egrave;vent pour d&eacute;noncer la participation du pr&eacute;sident &agrave; cette comm&eacute;moration, qui va &agrave; l'encontre du choix fait par certains de ses pr&eacute;d&eacute;cesseurs. Par exemple, Jacques Chirac n'avait pas particip&eacute; &agrave; la c&eacute;l&eacute;bration du bicentenaire de la victoire d'Austerlitz en 2005.\u003Ch2>\u003Cstrong>Regarder l'histoire en face\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Mais, selon l&rsquo;Elys&eacute;e, Emmanuel Macron veut \u003Cem>\"regarder en face\"\u003C\u002Fem> cet \u003Cem>\"&ecirc;tre complexe\"\u003C\u002Fem> qu'&eacute;tait Napol&eacute;on. \u003C\u002Fstrong>L&rsquo;historien Jean Garrigues, pr&eacute;sident du comit&eacute; d&rsquo;histoire parlementaire, estime que \u003Cem>\"les historiens ont montr&eacute; qu&rsquo;il y a des zones d&rsquo;ombre et de lumi&egrave;re dans le r&egrave;gne de Napol&eacute;on et qu&rsquo;il n&rsquo;aurait pas &eacute;t&eacute; possible d&rsquo;organiser une comm&eacute;moration sans montrer les aspects n&eacute;gatifs du r&egrave;gne de Napol&eacute;on\"\u003C\u002Fem>.\u003C\u002Fp>\u003Cp>Car Napol&eacute;on est un personnage contest&eacute; de l'Histoire de France pour son action durant la quinzaine d'ann&eacute;es o&ugrave; il a exerc&eacute; le pouvoir, entre 1799 et 1815. \u003Cstrong>Il reste dans les m&eacute;moires comme un chef de guerre qui a sacrifi&eacute; la vie de centaines de milliers d'hommes lors de ses nombreuses campagnes militaires.\u003C\u002Fstrong> Et celui qui a restaur&eacute; en 1802 l&rsquo;esclavage, qui avait &eacute;t&eacute; aboli en 1794 par la R&eacute;volution. Pour les d&eacute;fenseurs de l&rsquo;h&eacute;ritage napol&eacute;onien, comme Thierry Lentz, le directeur de la fondation Napol&eacute;on, cela s&rsquo;explique par des raisons politiques, g&eacute;opolitiques et &eacute;conomiques. Et non par le racisme ou le racialisme qui sont, selon lui, post&eacute;rieurs &agrave; Napol&eacute;on.&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Mais certaines voix s&rsquo;&eacute;l&egrave;vent, notamment du c&ocirc;t&eacute; de certains politiques des Antilles ou d&rsquo;associations pour ne pas c&eacute;l&eacute;brer Napol&eacute;on. \u003C\u002Fstrong>Dominique Taffin, directrice de la Fondation pour la m&eacute;moire de l&rsquo;esclavage, quant &agrave; elle, estime qu&rsquo;il est tout &agrave; fait possible de comm&eacute;morer sans c&eacute;l&eacute;brer. En n&rsquo;oubliant aucun pan de l&rsquo;Histoire, \u003Cem>\"m&ecirc;me si cette histoire est moins glorieuse, et plus difficile &agrave; appr&eacute;hender\"\u003C\u002Fem>, explique-t-elle.&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>Le paradoxe Napol&eacute;on\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Critiqu&eacute; voire d&eacute;test&eacute;, Napol&eacute;on est en m&ecirc;me temps la deuxi&egrave;me personnalit&eacute; historique pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e des Fran&ccedil;ais, apr&egrave;s le g&eacute;n&eacute;ral de Gaulle.\u003C\u002Fstrong> Il est notamment c&eacute;l&eacute;br&eacute; comme le dirigeant visionnaire ayant pos&eacute; les bases de l'&Eacute;tat moderne avec le Code civil, promulgu&eacute; en 1804, la pr&eacute;fectorale, les grands corps ou encore les grandes &eacute;coles.&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>Aucune autre figure historique n'a fait couler autant d'encre : on dit qu&rsquo;il y aurait pr&egrave;s de 85.000 livres qui lui sont consacr&eacute;s. \u003Cstrong>Et pour Natalie Petiteau, professeur d&rsquo;histoire contemporaine, il y a sans doute un r&eacute;cit &agrave; reconstruire, car \u003Cem>\"ce qui fait le succ&egrave;s de Napol&eacute;on, c&rsquo;est qu&rsquo;il peut &ecirc;tre l&rsquo;objet de plusieurs lectures\"\u003C\u002Fem>.\u003C\u002Fstrong> Avant de se rendre aux Invalides, Emmanuel Macron participera ce mercredi apr&egrave;s-midi &agrave; une c&eacute;r&eacute;monie &agrave; l'Institut de France avec des acad&eacute;miciens et des lyc&eacute;ens. Il devrait y prononcer un discours, dans lequel il affirmera que le r&eacute;tablissement de l'esclavage a &eacute;t&eacute; \u003Cem>\"une abomination\"\u003C\u002Fem>. Un sujet sur lequel il devrait &agrave; nouveau s'exprimer le 10 mai pour le 20&egrave; anniversaire de la loi Taubira reconnaissant \"la traite n&eacute;gri&egrave;re et l'esclavage\".\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]