[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":12,"visual":13,"radios":17,"category":29,"body":35},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Ffake-news-pour-arnaud-mercier-on-est-en-train-de-saper-la-democratie-avec-ses","29781","\"Fake news\": pour Arnaud Mercier, \"on est en train de saper la démocratie\" avec ses propres outils","Depuis plusieurs mois, la question des \"fake news\" occupe le devant de la scène médiatique. Comment lutter contre ce danger pour la démocratie ?","13 février 2018","10:44","2018-02-13T10:44:38+01:00","12 février 2018",{"url":14,"alt":15,"url_carre":16,"alt_carre":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fpow8ioqo_0.jpg.webp","Arnaud Mercier","",[18],{"id":19,"name":20,"code":21,"shortname":22,"liveURL":23,"alias":24,"region":25,"channelId":28},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":26,"name":27},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":30,"type":31,"name":32,"alias":33,"description":34},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[36],{"id":37,"target_paragraph_type":38,"target_wysiwyg":39},"43755","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>Pour en parler, Arnaud Mercier, professeur des universit&eacute;s. Il enseigne les sciences de l&rsquo;information et de la communication.\u003C\u002Fstrong> Il pr&eacute;side le site d&rsquo;information \u003Ca href=\"http:\u002F\u002Ftheconversation.com\u002Ffr\">theconversation.com\u003C\u002Fa>, un site qui en partenariat avec l&rsquo;universit&eacute; Sorbonne nouvelle organise jeudi un colloque sur le th&egrave;me \"l&rsquo;universit&eacute; comme rempart face aux fake news\".\u003Ch2>La cr&eacute;dibilit&eacute; du journal en danger\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Une rumeur paralyse depuis quelques jours Nicolas Hulot, le num&eacute;ro 3 du gouvernement. \u003C\u002Fstrong>Un rumeur qui ne vient pas des r&eacute;seaux sociaux, mais d&rsquo;un journal papier, le tout nouveau \"Ebdo\". Lanc&eacute; il y a un mois, ce journal promettait de renouveler totalement la fa&ccedil;on de faire d&rsquo;un magazine. Dans son num&eacute;ro de vendredi, Ebdo titre avec ce qu&rsquo;il appelle \"l&rsquo;affaire Nicolas\". Nicolas, comme Nicolas Hulot, que le journal accuse d&rsquo;abus sexuel.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Depuis quatre jours, les d&eacute;mentis se sont multipli&eacute;s. Nicolas Hulot a cri&eacute; sa col&egrave;re, soutenu par l&rsquo;ex&eacute;cutif.\u003C\u002Fstrong> Certains observateurs ont exprim&eacute; leur g&ecirc;ne vis-&agrave;-vis du manque d&rsquo;informations contenues dans l&rsquo;article en question. \"\u003Cem>Le fait qu&rsquo;un hebdomadaire qui se lance tente de faire de la publicit&eacute; en lan&ccedil;ant des affaires dont le reste de la presse n&rsquo;aurait pas parl&eacute; est un classique. Quand vous p&eacute;n&eacute;trez un march&eacute; concurrentiel, vous essayez de faire des coups pour &ecirc;tre vu. En revanche, cela conduit &agrave; faire &eacute;tat de choses qui visiblement &eacute;taient connues. Comme tout cela a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; jug&eacute;, cela me para&icirc;t &ecirc;tre quelque chose qui met plus en danger la cr&eacute;dibilit&eacute; du journal\u003C\u002Fem>\" explique Arnaud Mercier.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Dans l&rsquo;\u003Ca href=\"https:\u002F\u002Fwww.rcf.fr\u002Fculture\u002Fmedias-le-defi-de-la-verite\">univers m&eacute;diatique\u003C\u002Fa> actuel, il est donc parfois facile de faire le buzz pour survivre.\u003C\u002Fstrong> \"\u003Cem>N&rsquo;importe quel titre m&eacute;diatique a tout int&eacute;r&ecirc;t &agrave; renouveler la visibilit&eacute; qu&rsquo;il a en sortant quelque chose qui sort de l&rsquo;ordinaire en &eacute;tant pionnier. Apr&egrave;s il ne faut pas faire du buzz avec n&rsquo;importe quoi puisque cela finit par devenir un bad buzz, quelque chose qui se retourne contre vous\u003C\u002Fem>\" ajoute ce sp&eacute;cialiste des m&eacute;dias.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Les responsables de l&rsquo;Ebdo justifient cette enqu&ecirc;te par la vague de lib&eacute;ration de la parole des femmes vicitimes d&rsquo;abus sexuels.\u003C\u002Fstrong>&nbsp;\"\u003Cem>Il est vrai qu&rsquo;on a beaucoup dit qu&rsquo;il &eacute;tait bien qu&rsquo;il y a une lib&eacute;ration de la parole apr&egrave;s l&rsquo;affaire Weinstein. C&rsquo;est sans doute une bonne chose. Mais la tentation pourrait devenir de lib&eacute;rer n&rsquo;importe quelle parole du point de vue journalistique. Il y a une enqu&ecirc;te &agrave; faire. Relayer simplement une parole accusatrice sans aucune enqu&ecirc;te ne correspond pas au m&eacute;tier de journaliste, donc il faut faire attention\u003C\u002Fem>\" pr&eacute;cise le pr&eacute;sident de theconversation.com.\u003C\u002Fp>\u003Ch2>Qui pour sanctionner les fake news ?\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Pourtant, &agrave; l&rsquo;heure actuelle, la question de la d&eacute;finition m&ecirc;me de la fake news est tr&egrave;s controvers&eacute;e. \"\u003C\u002Fstrong>\u003Cem>Beaucoup de gens disent que la fake news existe depuis toujours. Quand une soci&eacute;t&eacute; invente un mot nouveau et que ce mot nouveau circule, qu&rsquo;il est appropri&eacute;, il faut prendre au s&eacute;rieux cette inventivit&eacute; verbale, puisqu&rsquo;il d&eacute;signe une r&eacute;alit&eacute; commun&eacute;ment partag&eacute;e. Il y a une nouveaut&eacute;, qui r&eacute;pond &agrave; ce nouveau syst&egrave;me socio-num&eacute;rique de l&rsquo;information, boulevers&eacute;e par les r&eacute;seaux sociaux. Un certain nombre de choses circulent de fa&ccedil;on beaucoup plus forte et non contr&ocirc;l&eacute;e. N&rsquo;importe qui peut &eacute;mettre un message. Et il n&rsquo;est pas toujours facile de tout v&eacute;rifier\u003C\u002Fem>\" analyse encore Arnaud Mercier.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Pour Arnaud Mercier, les \u003Ca href=\"https:\u002F\u002Fwww.rcf.fr\u002Fculture\u002Ffake-news-et-autres-manipulations-la-verite-est-elle-un-rapport-de-force\">fake news\u003C\u002Fa> sont une vraie menace pour la d&eacute;mocratie.\u003C\u002Fstrong>&nbsp;\"\u003Cem>Je pense que l&rsquo;heure est grave. Les fake news prouvent que l&rsquo;on est en train de saper la d&eacute;mocratie par les outils m&ecirc;me de la d&eacute;mocratie. La d&eacute;mocratie, c&rsquo;est la circulation de la parole libre, donc la libert&eacute; d&rsquo;expression, et c&rsquo;est la d&eacute;mocratisation de l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;espace public. Tout le monde peut ouvrir un compte, commenter, partager. Il y a une promesse d&eacute;mocratique de la libert&eacute; d&rsquo;expression et de la d&eacute;mocratisation de l&rsquo;espace public pour tous. Or c&rsquo;est &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de ce cadre, qui est non-contestable, que certains s&rsquo;ins&egrave;rent pour saper les bases de la d&eacute;mocratie en utilisant tout ce contexte pour v&eacute;hiculer des messages agressifs, pour crisper la soci&eacute;t&eacute;, d&eacute;stabiliser leurs adversaires\u003C\u002Fem>\" lance encore le professeur des universit&eacute;s.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Emmanuel Macron vient de lancer une mobilisation g&eacute;n&eacute;rale face aux fake news, en voulant notamment &eacute;crire une loi sur cette question. \"\u003C\u002Fstrong>\u003Cem>Que les autorit&eacute;s fran&ccedil;aises pensent qu&rsquo;il faille l&eacute;gif&eacute;rer, comme le gouvernement allemand avec une loi tr&egrave;s dure, cela me para&icirc;t logique. Par contre le vrai probl&egrave;me c&rsquo;est qu&rsquo;on met le doigt dans un difficile engrenage. O&ugrave; va-t-on placer la sanction&nbsp;? Qui sera &agrave; m&ecirc;me de juger et d&rsquo;&eacute;tablir la v&eacute;rit&eacute; des faits&nbsp;? C&rsquo;est le travail des journalistes e pas des juges\u003C\u002Fem>\" conclut Arnaud Mercier.\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>"]