[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":12,"visual":13,"radios":15,"episode":27,"category":50,"body":56},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fenfants-de-la-creuse-une-histoire-encore-a-vif","29303","Enfants de la Creuse: une histoire encore à vif","On en sait désormais davantage sur l’épisode des enfants de la Creuse, une page d’histoire de la France, dont les plaies ne sont pas encore cicatrisées.","24 juin 2021","20:03","2021-06-24T20:03:02+02:00","13 avril 2018",{"url":14,"alt":14,"url_carre":14,"alt_carre":14},"",[16],{"id":17,"name":18,"code":19,"shortname":20,"liveURL":21,"alias":22,"region":23,"channelId":26},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":24,"name":25},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":28,"type":29,"title":7,"digas":30,"published":12,"datetime":31,"description":8,"url_linked_article":5,"presenters":32,"visual":34,"show":37,"duration":43,"radios":44,"audio_file":47,"rolls":48},"81978","episode","UAC-38027","2018-04-13T08:10:00+02:00",[33],"Stéphanie Gallet",{"alt":35,"url":36,"url_carre":14,"copyright":14},"©RCF","https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2023-08\u002FL%27invit%C3%A9%20de%20la%20matinale.png.webp",{"id":38,"title":39,"alias":40,"visual":41,"description":42},"6708","L'Invité de la Matinale","\u002Factualite\u002Fle-grand-invite-de-lamatinalercf",{"url":36,"alt":35,"url_carre":14,"alt_carre":14},"\u003Cp>Chaque matin, Pierre-Hugues Dubois reçoit une personnalité au cœur de l’actualité nationale ou internationale. Décryptage singulier de notre monde et de ses enjeux, mais aussi découverte d’un parcours, d’un engagement. Au cœur de la grande session d’information du matin, une rencontre quotidienne pour prendre de la hauteur avec bienveillance et pour donner du sens à l’information.\u003C\u002Fp>\r\n\r\n\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\r\n","720000",[45],{"id":17,"name":18,"code":19,"shortname":20,"liveURL":21,"alias":22,"region":46,"channelId":26},{"id":24,"name":25},"https:\u002F\u002Fpodcast-prep.rcf.fr\u002FRCFNational\u002FRCFNational_GRANINVITE_20180413.mp3",{"podcast_not_roll":49},false,{"id":51,"type":52,"name":53,"alias":54,"description":55},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[57],{"id":58,"target_paragraph_type":59,"target_wysiwyg":60},"43277","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>Pendant deux d&eacute;cennies, entre 1962 et 1984, plus de 2&nbsp;000 enfants ont &eacute;t&eacute; arrach&eacute;s &agrave; leurs parents sur l&rsquo;&icirc;le de la R&eacute;union, pour repeupler les campagnes de France. \u003C\u002Fstrong>Mardi dernier, le rapport de la commission d&rsquo;enqu&ecirc;te sur ces enfants qui a travaill&eacute; pendant deux ans, a &eacute;t&eacute; remis &agrave; la ministre des Outre-mer, Annick Girardin.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Ch2>Des enfants r&eacute;unionnais transplant&eacute;s dans 83 d&eacute;partements\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Pour Philippe Vitale, sociologue, enseignant &agrave; l&rsquo;universit&eacute; d&rsquo;Aix-Marseille, auteur du premier livre sur ce sujet et pr&eacute;sident de la commission d&rsquo;enqu&ecirc;te, il ne faut pas parler des enfants&nbsp; de la Creuse, mais \"\u003Cem>de mineurs de la R&eacute;union\u003C\u002Fem>\".\u003C\u002Fstrong>&nbsp;\"\u003Cem>Des enfants qui ont &eacute;t&eacute; transport&eacute;s dans 83 d&eacute;partements. On parle g&eacute;n&eacute;ralement des enfants de la Creuse car ils repr&eacute;sentent le plus gros contingent, mais ce n&rsquo;est que 10 % de l&rsquo;ensemble qui a &eacute;t&eacute; transplant&eacute;\u003C\u002Fem>\" explique ce sp&eacute;cialiste.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Le rapport de la commission d&rsquo;enqu&ecirc;te, fort de ses 700 pages, livre de nombreuses informations sur ce qu&rsquo;il s&rsquo;est r&eacute;ellement pass&eacute; entre 1962 et 1984. \u003C\u002Fstrong>En r&eacute;sum&eacute;, Philippe Vitale rappelle que \"\u003Cem>l&rsquo;Etat fran&ccedil;ais, pour faire face officiellement &agrave; l&rsquo;explosion d&eacute;mocratique et au sous-d&eacute;veloppement &eacute;conomique dont souffre la R&eacute;union, a organis&eacute; la migration de quelques 75&nbsp;000 r&eacute;unionnais par l&rsquo;interm&eacute;diaire du Bumidom, le bureau des migrations int&eacute;ressant les d&eacute;partements d&rsquo;Outre-mer. Cette politique est la concr&eacute;tisation d&rsquo;une conviction partag&eacute;e, concernant une distorsion entre l&rsquo;accroissement d&eacute;mographique et l&rsquo;&eacute;volution &eacute;conomique de la R&eacute;union, synonyme de ch&ocirc;mage et de mis&egrave;re\u003C\u002Fem>\".\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>Parler de transplantation plut&ocirc;t que de d&eacute;portation\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Alors que certains n&rsquo;h&eacute;sitent pas &agrave; &eacute;voquer le terme de d&eacute;portation, Philippe Vitale pr&eacute;f&egrave;re quant &agrave; lui celui de transplantation.\u003C\u002Fstrong>&nbsp;\"\u003Cem>La m&eacute;taphore nous appara&icirc;t int&eacute;ressante. La transplantation peut prendre ou pas. Certains ont souffert de ce transfert, mais d&rsquo;autres ont r&eacute;ussi. Et parler de d&eacute;portation comme on le dirait pour la Shoah n&rsquo;apporte rien de suppl&eacute;mentaire &agrave; la souffrance de ces enfants. D&rsquo;autant que d&rsquo;utiliser des termes exag&eacute;r&eacute;s nuit &agrave; la cause que l&rsquo;on veut d&eacute;fendre\u003C\u002Fem>\" pr&eacute;cise le sociologue.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Aujourd&rsquo;hui, certaines associations affirment que ces enfants ont &eacute;t&eacute; vol&eacute;s &agrave; leurs familles. \u003C\u002Fstrong>L&agrave;-dessus, Philippe Vitale r&eacute;pond qu&rsquo;au bout de deux ans d&rsquo;enqu&ecirc;tes, \"\u003Cem>on n&rsquo;a pas trouv&eacute; de preuves de ces vols. S&rsquo;il y a dans les dossiers des &eacute;l&eacute;ments lacunaires, nous n&rsquo;avons pas trouv&eacute; de preuve de rafle comme il est souvent dit\u003C\u002Fem>\". L&rsquo;autre partie du drame, c&rsquo;est ensuite la mani&egrave;re dont les enfants ont &eacute;t&eacute; accueillis en m&eacute;tropole.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>A l'&eacute;poque, l'enfant est un objet de droit\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>\"\u003Cem>L&rsquo;accueil sur place a &eacute;t&eacute; compliqu&eacute;. Expliquer n&rsquo;est pas excuser. Je ne dis pas qu&rsquo;il y a eu traumatisme.\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fstrong>\u003Cem> Mais la souffrance de ces enfants &eacute;tait &eacute;quivalente &agrave; celle de l&rsquo;aide sociale &agrave; l&rsquo;enfance de l&rsquo;hexagone, avec sans doute un surplus de souffrance, qui est celui de l&rsquo;inculturation. L&rsquo;enfant n&rsquo;&eacute;tait pas un sujet de droit, mais un objet de droit. Et la souffrance de ces mineurs de la R&eacute;union vient en surplus d&rsquo;une couleur de peau diff&eacute;rente, d&rsquo;une langue diff&eacute;rente, d&rsquo;une culture diff&eacute;rente et d&rsquo;une s&eacute;paration de 10&nbsp;000 kilom&egrave;tres\u003C\u002Fem>\" analyse encore le sociologue.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>1 800 Enfants de la Creuse encore vivants\u003C\u002Fh2>\u003Cp>&nbsp;\u003Cstrong>Aujourd&rsquo;hui, ces enfants ont cinquante, soixante, voire soixante-dix ans.\u003C\u002Fstrong>&nbsp;\"\u003Cem>D&rsquo;apr&egrave;s nos calculs, 1&nbsp;800 sont encore vivants. Un cinqui&egrave;me est retourn&eacute; &agrave; la R&eacute;union. Beaucoup sont en souffrance. Il y a de belles r&eacute;ussites. Certains ont tourn&eacute; la page. Mais sur les 2&nbsp;015, nous en connaissons 150. Sur ces 150 il y en a 30 qui font souvent la une des m&eacute;dias. Mais il y a toute une partie de ces ex-mineurs qui soit ne connaissent pas leur statut encore aujourd&rsquo;hui, soit ne souhaitent pas en parler. Il y a vraiment une inconnue et nous n&rsquo;avons pas pu malgr&eacute; nos diff&eacute;rentes sollicitations savoir ce qu&rsquo;ils sont devenus\u003C\u002Fem>\" pr&eacute;cise Philippe Vitale.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Malgr&eacute; des d&eacute;cisions importantes prises &agrave; mi-parcours par la ministre Ericka Bareigts\u003C\u002Fstrong>, (la possibilit&eacute; de se rendre sur la R&eacute;union pour consulter leurs dossiers avec billet d&rsquo;avion et h&eacute;bergement pris en charge, le rapatriement des corps, la prise en charge psychologique), se pose toujours la question de la r&eacute;paration. \"\u003Cem>Nous avons fait un certain nombre de pr&eacute;conisations. Il faut absolument un lieu de m&eacute;moire. Nous avons aussi insist&eacute; sur l&rsquo;identit&eacute; de ces ex-mineurs. En 2014, a &eacute;t&eacute; reconnue la responsabilit&eacute; morale de l&rsquo;&Eacute;tat fran&ccedil;ais\u003C\u002Fem>\" conclut Phillipe Vitale, qui reconnait qu&rsquo;il reste encore plusieurs inconnues dans cette histoire, notamment sur le plan sociologique et d&eacute;mographique.\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]