[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"author":7,"title":8,"meta_title":8,"og_title":8,"description":9,"meta_description":9,"og_description":9,"changed":10,"changed_time":11,"full_changed_time":12,"created":10,"visual":13,"radios":17,"episode":29,"category":51,"body":57},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Felections-regionales-et-departementales-des-scrutins-qui-manquent-de-clarte","18710","Clara Gabillet","Elections régionales et départementales: des scrutins qui manquent de clarté ?","2 Français sur 3 ne sont pas allés voter dimanche pour le premier tour des élections régionales et départementales. Une faible mobilisation qui s'explique par la complexité de ces scrutins. ","22 juin 2021","11:01","2021-06-22T11:01:47+02:00",{"url":14,"alt":15,"url_carre":16,"alt_carre":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Farnaud-jaegers-5cooysxilsw-unsplash_1.jpg.webp","DR","",[18],{"id":19,"name":20,"code":21,"shortname":22,"liveURL":23,"alias":24,"region":25,"channelId":28},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":26,"name":27},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":30,"type":31,"title":8,"digas":32,"published":10,"datetime":33,"description":9,"url_linked_article":5,"presenters":34,"visual":35,"show":36,"duration":44,"radios":45,"audio_file":48,"rolls":49},"75969","episode","PR-30926","2021-06-22T07:13:00+02:00",[7],{"alt":15,"url":14,"url_carre":24,"copyright":16},{"id":37,"title":38,"alias":39,"visual":40,"description":43},"4433","Le dossier de la rédaction","\u002Factualite\u002Fle-dossier-de-la-redaction",{"url":41,"alt":42,"url_carre":16,"alt_carre":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2023-08\u002FLe%20dossier%20de%20la%20r%C3%A9daction%20%282%29.png.webp","Le dossier de la rédaction © RCF","\u003Cp>Chaque matin à 7h10, les journalistes de RCF décryptent un sujet d'actualité en profondeur, dans la Matinale RCF.\u003C\u002Fp>\r\n","420000",[46],{"id":19,"name":20,"code":21,"shortname":22,"liveURL":23,"alias":24,"region":47,"channelId":28},{"id":26,"name":27},"https:\u002F\u002Faudio.audiomeans.fr\u002Fguid\u002F{source_code}\u002F\u002F14bcb83660b5d3ff75be93130326d911360770aa8ea7bcd4159ab6d517f3368d.mp3",{"podcast_not_roll":50},false,{"id":52,"type":53,"name":54,"alias":55,"description":56},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[58],{"id":59,"target_paragraph_type":60,"target_wysiwyg":61},"32684","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>Deux Fran&ccedil;ais sur 3 ne sont pas all&eacute;s voter dimanche pour le premier tour des &eacute;lections r&eacute;gionales et d&eacute;partementales. Un taux d&rsquo;abstention de 66,1 % selon les estimations Ipsos\u002FSopra Steria pour France t&eacute;l&eacute;visions.\u003C\u002Fstrong> Comment expliquer une si faible mobilisation ? Des pistes de r&eacute;ponses se trouvent peut-&ecirc;tre dans la complexit&eacute; de ce scrutin, la difficult&eacute; &agrave; en comprendre les enjeux. Une &eacute;lection en somme pas vraiment lisible ni s&eacute;duisante.\u003Ch2>\u003Cstrong>Comprendre les comp&eacute;tences des d&eacute;partements et r&eacute;gions\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Difficile d&rsquo;y voir clair dans les comp&eacute;tences des d&eacute;partements et des r&eacute;gions. \u003C\u002Fstrong>Qui s&rsquo;occupe de quoi ? Les r&eacute;gions s&rsquo;occupent notamment des transports, des lyc&eacute;es, du d&eacute;veloppement &eacute;conomique. Les d&eacute;partements ont la charge des coll&egrave;ges mais aussi de l&rsquo;action sociale, notamment du versement du RSA.&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Et pourtant, un th&egrave;me s&rsquo;est invit&eacute; dans la campagne : la s&eacute;curit&eacute;. Aucun rapport avec la comp&eacute;tence des r&eacute;gions et des d&eacute;partements. \u003C\u002Fstrong>Mais cet enjeu a &eacute;t&eacute; port&eacute; par de nombreux candidats, notamment &agrave; droite et du c&ocirc;t&eacute; du Rassemblement national, qui ont particuli&egrave;rement parl&eacute; de s&eacute;curit&eacute; dans les transports. De quoi ajouter un peu de confusion. \u003Cem>\"La campagne a &eacute;t&eacute; satur&eacute;e au niveau national par une polarisation sur les enjeux qui ont peu &agrave; voir avec les comp&eacute;tences comme la s&eacute;curit&eacute;.&nbsp;&Ccedil;a laisse peu de prise &agrave; la d&eacute;centralisation. \u003C\u002Fem>[...]\u003Cem> On aurait pu d&eacute;battre un peu de ces sujets publiquement. Cela aurait pu permettre d&rsquo;int&eacute;resser les citoyens\"\u003C\u002Fem>, analyse&nbsp;Olivier Rouquan, politologue, sp&eacute;cialiste des collectivit&eacute;s locales.\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>Un scrutin deux-en-un\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>Des citoyens qui ont pu &ecirc;tre perdus face &agrave; ce double scrutin. \u003Cstrong>On votait dimanche &agrave; la fois pour les &eacute;lections r&eacute;gionales et pour les &eacute;lections d&eacute;partementales.\u003C\u002Fstrong> Ces derni&egrave;res ne concernaient pas Paris, la m&eacute;tropole de Lyon ni la Corse o&ugrave; il n&rsquo;y a pas de conseil d&eacute;partemental. Pas de conseil r&eacute;gional non plus pour la Corse mais un conseil ex&eacute;cutif. Partout ailleurs, les &eacute;lecteurs ont pu voter pour un bin&ocirc;me, compos&eacute; d'un homme et d'une femme.&nbsp;Deux &eacute;lections donc deux bulletins &agrave; mettre dans l'urne. L&agrave; aussi, cela peut manquer un peu de lisibilit&eacute;. \u003Cem>\"Il y a une difficult&eacute; d&rsquo;appr&eacute;hension de ces scrutins et de ces pouvoirs. Je pense m&ecirc;me que la simultan&eacute;it&eacute; dans l'organisation de ces deux scrutins ajoute &agrave; la confusion. Ce scrutin jumel&eacute; ne sert pas la visibilit&eacute; des conseils d&eacute;partementaux&rdquo;\u003C\u002Fem>,&nbsp; estime Thomas Frinault, ma&icirc;tre de conf&eacute;rences en sciences politiques &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; Rennes 2.\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>Approfondir l'enseignement sur les institutions\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>Pour comprendre les comp&eacute;tences des r&eacute;gions et des d&eacute;partements, il faut d'abord s&rsquo;y int&eacute;resser et d&eacute;passer souvent des termes tr&egrave;s techniques. Ce qui se d&eacute;cide dans nos conseils d&eacute;partementaux et r&eacute;gionaux ont des cons&eacute;quences sur notre quotidien, nos d&eacute;placements, les aides sociales per&ccedil;ues. \u003Cstrong>Faut-il alors d&eacute;velopper encore plus l&rsquo;enseignement sur nos institutions ? \u003C\u002Fstrong>\u003Cem>\"Il y a encore beaucoup de Fran&ccedil;ais qui connaissent mal leurs institutions alors qu&rsquo;avoir une pleine connaissance de ces institutions c&rsquo;est pouvoir s&rsquo;en servir, mieux conna&icirc;tre ses droits. On n'a pas eu de grand d&eacute;bat sur le r&ocirc;le des r&eacute;gions aujourd'hui dans le mod&egrave;le de la d&eacute;cision publique. Quel dommage au moment o&ugrave; la crise des 'gilets jaunes' et du Covid ont toutes les deux soulign&eacute; que le mod&egrave;le de la d&eacute;cision venant d'en haut &eacute;tait en grande difficult&eacute;\"\u003C\u002Fem>, affirme Bruno Cautr&egrave;s, chercheur au CEVIPOF et enseignant &agrave; Sciences Po Paris.&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>Un pouvoir tr&egrave;s centralis&eacute;\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>L&rsquo;un des autres enjeux soulev&eacute;s par l&rsquo;abstention aux &eacute;lections r&eacute;gionales et la fa&ccedil;on dont la campagne a &eacute;t&eacute; men&eacute;e par les candidats : c&rsquo;est l&rsquo;hyper centralisation dans le pays, le fait que le syst&egrave;me politique de la France repose sur un pouvoir pr&eacute;sidentiel, dans lequel beaucoup de choses se d&eacute;cident &agrave; Paris.\u003Cstrong>&nbsp;Depuis plusieurs ann&eacute;es, plus de pouvoir a &eacute;t&eacute; accord&eacute; aux r&eacute;gions mais tout revient toujours &agrave; la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique.\u003C\u002Fstrong> \u003Cem>\"La pratique du pouvoir et le fait qu&rsquo;on finisse par tout ramener &agrave; la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique rend invisible ce qu&rsquo;il se passe ailleurs. C'est une perte de la qualit&eacute; d&eacute;mocratique que de tout ramener &agrave; la figure pr&eacute;sidentielle. Dans les r&eacute;gionales, on a beaucoup parl&eacute; de certains candidats parce qu'ils avaient &agrave; l'avance annonc&eacute; qu'ils voulaient &ecirc;tre pr&eacute;sidentiables. C&rsquo;est un prisme qui asphyxie notre d&eacute;mocratie\"\u003C\u002Fem>,&nbsp;d&eacute;plore Olivier Rouquan.&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>Le besoin de plus de d&eacute;centralisation\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Certains politologues voient dans cette forte abstention un besoin de revoir notre syst&egrave;me politique. \u003C\u002Fstrong>\u003Cem>\"D'une certaine mani&egrave;re, les Fran&ccedil;ais se sont dit 'ces r&eacute;gions et d&eacute;partements ne sont pas tr&egrave;s importants, on ne va pas voter'. Il faudrait &agrave; mon avis une r&eacute;forme de d&eacute;centralisation. C&rsquo;est vraiment une vraie r&eacute;flexion d&eacute;mocratique qu&rsquo;il faut commencer &agrave; enclencher\"\u003C\u002Fem>, assure le&nbsp;politologue Romain Pasquier, directeur de recherche au CNRS.\u003C\u002Fp>\u003Cp>La derni&egrave;re loi en date concernant la d&eacute;centralisation c&rsquo;est la loi NOTRe de 2015. Elle a permis de transf&eacute;rer des comp&eacute;tences des r&eacute;gions aux d&eacute;partements. Mais le pouvoir des r&eacute;gions fran&ccedil;aises reste tr&egrave;s faible, bien plus qu&rsquo;en Espagne, o&ugrave; les r&eacute;gions sont relativement autonomes. Bien plus faible encore qu&rsquo;en Allemagne, o&ugrave; les Lander ont leur propre gouvernement.\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]