[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"author":7,"title":8,"meta_title":8,"og_title":8,"description":9,"meta_description":9,"og_description":9,"changed":10,"changed_time":11,"full_changed_time":12,"created":13,"visual":14,"radios":18,"category":30,"body":36},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fecologie-integrale-a-chacun-sa-part","28699","Antoine Bellier","Ecologie intégrale, à chacun sa part","Qu'est-ce que l'écologie intégrale? Comment y prendre sa part? Eléments de réponse à l'occasion de l'université d'été des jeunes du Secours catholique sur le thème \"I have a green dream\".","11 septembre 2018","21:16","2018-09-11T21:16:12+02:00","10 juillet 2018",{"url":15,"alt":16,"url_carre":17,"alt_carre":17},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fson08120.jpg.webp","Jean-Pierre Pommier","",[19],{"id":20,"name":21,"code":22,"shortname":23,"liveURL":24,"alias":25,"region":26,"channelId":29},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":27,"name":28},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":31,"type":32,"name":33,"alias":34,"description":35},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[37],{"id":38,"target_paragraph_type":39,"target_wysiwyg":40},"42673","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>Pour les participants de cette table ronde, \u003Cstrong>l'&eacute;cologie int&eacute;grale, concept developp&eacute; par le pape Fran&ccedil;ois dans l'encyclique&nbsp;\u003Cem>Laudato Si,&nbsp;\u003C\u002Fem>est un outil utile pour penser l'avenir\u003C\u002Fstrong>. Pour Martin Kopp,&nbsp;\"int&eacute;gral signifie entier et plein, c'est-&agrave;-dire que c'est une approche de la question &eacute;cologique qui n'ampute pas l'&eacute;cologie de certaines choses: souvent on parle de l'environnement comme &eacute;tant ce qui est ext&eacute;rieur &agrave; nous, ce qui est le cadre, dont on ne fait pas partie. L'&eacute;cologie int&eacute;grale, elle, dit que nous, les &ecirc;tres humains, faisons partie de la nature, dans les diff&eacute;rentes dimensions de notre existence, humaines et sociale\".&nbsp;\u003Cp>\"\u003Cstrong>Tout est li&eacute;\"\u003C\u002Fstrong> dit le pape Fran&ccedil;ois dans son encyclique. Pour Emilie Johann, \"cela veut dire qu'\u003Cstrong>il n'y a pas une crise sociale d'un c&ocirc;t&eacute; et une crise environnementale de l'autre mais une crise socio-environnamentale\u003C\u002Fstrong>. Et &ccedil;a veut dire que quand on pense les probl&egrave;mes il faut se rappeler que tout ce qui accro&icirc;t les conflits, les in&eacute;galit&eacute;s, les d&eacute;placements de population a aussi des cons&eacute;quences environnementales. Ces cons&eacute;quences aggravent les in&eacute;galit&eacute;s. Les in&eacute;galit&eacute;s viennent aussi de modes de consommation des &eacute;nergies et des ressources qui b&eacute;n&eacute;ficient &agrave; une minorit&eacute; qui en fait un usage excessif. C'est &agrave; la fois penser ensemble les probl&egrave;mes mais aussi les solutions: il faut trouver des solutions qui contribuent &agrave; la fois &agrave; restaurer et &agrave; pr&eacute;server a justice humaine, tout en respectant les limites de la plan&egrave;te et des ressources\".\u003C\u002Fp>\u003Cp>Et Martin Kopp d'ajouter:&nbsp;\"la question climatique est li&eacute;e &agrave; la pauvret&eacute; de diverses mani&egrave;res, la plus importante &eacute;tant le fait que les personnes les plus pauvres sont celles qui ont le moins particip&eacute; au probl&egrave;me du changement climatique parce qu'elles ont des &eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre tr&egrave;s faibles, et pourtant ce sont celles qui, et au sud et au nord, sont les premi&egrave;res victimes de ses cons&eacute;quences\" (d'o&ugrave; la notion de justice climatique.\u003C\u002Fp>\u003Ch4>&nbsp;\u003C\u002Fh4>\u003Ch4>Prendre soin de toute les relations\u003C\u002Fh4>\u003Cp>Pour Gonzague Le Bigot, l'&eacute;cologie int&eacute;grale consiste &agrave; \u003Cstrong>prendre soin des relations : \"la relation &agrave; soi-m&ecirc;me, la relation &agrave; l'autre, la relation &agrave; l'ennvironnement et la relation &agrave; l'autre\"\u003C\u002Fstrong>. Ce quadriptyque a &eacute;t&eacute; mis en avant et propos&eacute; aux jeunes participants de l'universit&eacute; d'&eacute;t&eacute; Young Caritas. Des jeuunes, pour certains d&eacute;j&agrave; tr&egrave;s conscients de la crise socio-environnemental et des d&eacute;fis qu'elle leur impose. Marie Haccoun, stagiaire au Secours catholique ces derniers mois, a d&eacute;couvert ces d&eacute;fis et la notion d'&eacute;cologie int&eacute;grale en pr&eacute;parant l'universit&eacute; Young Caritas: \"ce&nbsp;que j'ai compris de l'&eacute;cologie int&eacute;grale,t&eacute;moigne-t-elle, c'est qu'il faut prendre en compte tous les aspects, pas seulement l'environnement mais aussi les aspects sociaux et politiques. Ca s'oppose &agrave; la croissance acc&eacute;l&eacute;r&eacute;e que nous vivons en ce moment, il faut ralentir. On est tous co-citoyens de cette plan&egrave;te qui est notre maison &agrave; tous et il faut apprendre &agrave; vivre ensemble de mani&egrave;re respectueuse de tout cet &eacute;cosyst&egrave;me et de la Cr&eacute;ation en g&eacute;n&eacute;ral\".&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>Sur cette \u003Cstrong>n&eacute;cessit&eacute; de sortir d'une croissance efffr&eacute;n&eacute;e\u003C\u002Fstrong>, Martin Kopp, doctorant en th&eacute;ologie dont la th&egrave;se porte sur la d&eacute;croissance, ne peut que rench&eacute;rir : \"on ne peut pas parler d'&eacute;cologie ou d'environnement sans parler d'&eacute;conomie. Et on ne peut pas parler d'&eacute;conomie en occultant le fait que le grand dogme ou la grande croyance de l'&eacute;conomie actuelle c'est que l'&eacute;tat pr&eacute;f&eacute;rentiel ou m&ecirc;me recherch&eacute; partout dans le monde &eacute;conomique c'est une &eacute;conomie qui croisse: la croissance du PIB, des productions de richesses &eacute;conomiques dans un pays est le but premier d'une soci&eacute;t&eacute;. Or, nous avons d&eacute;j&agrave; d&eacute;pass&eacute; un certain nombre de limites: par exemple, le 1er ao&ucirc;t, on a atteint le jour du d&eacute;passement, c'est-&agrave;-dire qu'on est en d&eacute;ficit &eacute;cologique pour l'ann&eacute;e 2018. Pour revenir en de&ccedil;a de certaines limites, mais aussi pour permettre &agrave; ceux qui n'ont pas assez de consommer plus parce qu'ils en ont besoin pour leur dignit&eacute;, il faut que certains d&eacute;croissent. Et e pape le dit au paragraphe 193 de l'encyclique Laudato Si: il faut que certains parties du monde vivent une certaine d&eacute;croissance pour permettre &agrave; d'autres de vivre une saine croissance. Les stocks ne sont pas illimit&eacute;s, il faut les partager, or aujourd'hui ils sont accapar&eacute;s par les pays d&eacute;velopp&eacute;s\".&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch4>&nbsp;\u003C\u002Fh4>\u003Ch4>Se saisir de la crise pour inventer et agir ensemble\u003C\u002Fh4>\u003Cp>Emilie Johann, &agrave; l'image des organisateurs de l'universit&eacute; Young Caritas, a &agrave; coeur de voir dans la crise actuelle \u003Cstrong>pas seulement l'annonce d'une catastrophe mais aussi une formidable opportunit&eacute; de s'unir pour inventer et agir\u003C\u002Fstrong>: \"on n'a pas le choix et en m&ecirc;me temps c'est le moment pour trouver des solutions. On peut essayer de choisir une sobri&eacute;t&eacute; choisie, heureuse, une simplicit&eacute; de laquelle on est acteur, plut&ocirc;t que d'attendre le moment de la catastrophe. Il y a une urgence mais ce rassemblement de 700 jeunes aujourd'hui, c'est aussi ce moment o&ugrave; on peut travailler ensemble &agrave; essayer de construire des alternatives qui soient vraiment int&eacute;grales c'est-&agrave;-dire qui combient la lutte contre la pauvret&eacute; et l'exclusion ici en France et dans le monde et qui soient dans les limites plan&eacute;taires pour qu'on ne vive plus &agrave; cr&eacute;dit\".&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>Mais il reste un \u003Cstrong>gros travail de conscientisation\u003C\u002Fstrong> des jeunes &agrave; r&eacute;aliser selon Marie Haccoun: \"il y a encore plein de jeunes en France et dans le monde qui ne sont pas du tout au courant. C'est des gens pleins de bonne volont&eacute; et c'est un beau d&eacute;fi de les sensibiliser pour que tous ensemble on puisse faire quelque chose et qu'on arr&ecirc;te de foncer dans le mur\".&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>Et puis il y a ceux qui s'inqui&egrave;tent du risque qu'une fois de plus les plus pauvres soient oubli&eacute;s, &agrave; l'image d'Antonin Dubois de la JOC de Mulhouse et &eacute;cologiste qui prend la parole de mani&egrave;re ferme depuis la salle: \"il y a des jeunes qui cr&egrave;vent de la faim dans nos rues &agrave; Mulhouse, qui n'ont pas le permis de conduire. Et on nous demande de manger bio, mais avec quel argent ? La Cop 21 c'est des milliards de dollars qu'on donne &agrave; des gouvernements corrompus. On ferait mieux de donner cet argent aux pauvres, aux jeunes qui sont aux RSA, on en a marre qu'on prenne les pauvres pour des cons. Quand est-ce qu'on remet la dignit&eacute; et l'humanit&eacute; en place ?\"&nbsp; Martin Kopp ne d&eacute;ment pas le co&ucirc;t des Conf&eacute;rences sur le climat: \"ce sont des &eacute;v&eacute;nements qui ont leur prix\". Mais pour lui, ces conf&eacute;rences sont indispensables: \" demain les changements climatiques seront une des causes principales du fait qu'on ne sera plus capables de produire assez pour nourri l'humanit&eacute;. On va avoir une crise alimentaire et s'il n'y a pas un processus multilat&eacute;ral entre l'ensemble des pays du monde, derri&egrave;re c'est aussi le pauvre &agrave; Mulhouse qui en souffrira donc n'opposons pas les choses. L'un des grands slogans de l'&eacute;cologie c'est penser global, agir local\".\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch4>Penser global, agir local\u003C\u002Fh4>\u003Cp>Ce qu'illustre Emilie Johann:&nbsp; \"penser des solutions &agrave; la crise climatique c'est aussi \u003Cstrong>raviver les territoires\u003C\u002Fstrong> en France, \u003Cstrong>produire plus localement, consommer plus localement\u003C\u002Fstrong>, cr&eacute;er des emplois sur son territoire par exemple, rendre les personnes actrices de leur alimentation, avoir un jardin aprtag&eacute; en curcuit court, ce n'est pas un truc de bobos, tout le monde peut le faire\". Pour Martin Kopp, c'est &agrave; chacun de trouver comment il peut participer, en fonction de sa situation: \"on est tous dans des lieux de vie diff&eacute;rents, &agrave; des endroits diff&eacute;rents dans nos existences et avec des modes de vie diff&eacute;rents donc je ne crois pas qu'il y ait une seule r&eacute;ponse au d&eacute;fi &eacute;cologique, chacun va trouver la sienne. Je donnerai un exemple parce qu'il ne d&eacute;pend que d'un choix personnel: c'est le fait de manger moins de viande et moins de viande rouge. Ca a un impact exttr&ecirc;ment fort: un kilo de boeuf ce sont 18 kilos d'&eacute;mission de gaz &agrave; effet de serre et 15 000 litres d'eau utilis&eacute;s pur faire grandir un animal. Mondirecteur de th&egrave;se disait : on vote une fois par an mais on mange trois fois par jour\". Gonzague Le Bigot, lui, pr&ocirc;ne la politique des petits pas:&nbsp;\"on ne peut pas faire quelque chose de parfait tout de suite mais il faut commencer par des petits pas&nbsp; peut-&ecirc;tre choisi de consommer local, d'utiliser des sacs en tissus plut&ocirc;t qu'en plastique. Et petit&nbsp; &agrave; petit on rentre dans une d&eacute;marche vertueuse\".&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>Mais pour&nbsp;Maurice, jeune b&eacute;n&eacute;vole au Secours catholique, \u003Cstrong>la responsabilit&eacute; premi&egrave;re revient aux politiques\u003C\u002Fstrong>: \"Est-ce que le probl&egrave;me &eacute;cologique n'est pas un probl&egrave;me d'hypocrisie : on conna&icirc;t tous les dangers que notre plan&egrave;te risque, ce n'est pas la responsabilit&eacute; des jeunes, nous sommes mobilis&eacute;s, des jeunes sont porteurs de projets, quelque chose bouge. Mais quelle est la responsabilit&eacute; des Etats en ce qui concerne les probl&egrave;mes environnementaux?\" R&eacute;ponse de Martin Kopp:&nbsp;\"les gouvernants qu'on a sont ceux qu'on a &eacute;lus. Quand on met un bulletin dans l'urne on sait quelle est la quantit&eacute; et la qualit&eacute; des propositions sur la question &eacute;cologique et surtout est-ce que c'est devenu le coeur du logiciel politique, le point de d&eacute;part de la r&eacute;flexion ou est-ce que c'est quelque chose de partiel ou d'ext&eacute;rieur\".&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]