[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"author":7,"title":8,"meta_title":8,"og_title":8,"description":9,"meta_description":9,"og_description":9,"changed":10,"changed_time":11,"full_changed_time":12,"created":13,"visual":14,"radios":17,"episode":29,"category":53,"body":59},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fdossier-covid-maladie-professionnelle","19632","Clotilde Dumay","Dossier covid maladie professionnelle","Le récent épisode de gel rappelle la nécessité d’une réforme du système d’assurance des agriculteurs, et l’urgence à s’adapter aux changements climatiques.","28 avril 2021","07:54","2021-04-28T07:54:09+02:00","22 avril 2021",{"url":15,"alt":7,"url_carre":16,"alt_carre":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fimg_5761.jpg.webp","",[18],{"id":19,"name":20,"code":21,"shortname":22,"liveURL":23,"alias":24,"region":25,"channelId":28},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":26,"name":27},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":30,"type":31,"title":8,"digas":32,"published":33,"datetime":34,"description":9,"url_linked_article":5,"presenters":35,"visual":36,"show":38,"duration":46,"radios":47,"audio_file":50,"rolls":51},"15783","episode","PR-29255","21 avril 2021","2021-04-21T07:13:00+02:00",[7],{"alt":7,"url":37,"url_carre":24,"copyright":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-06\u002Fimg_5761.jpg.webp",{"id":39,"title":40,"alias":41,"visual":42,"description":45},"4433","Le dossier de la rédaction","\u002Factualite\u002Fle-dossier-de-la-redaction",{"url":43,"alt":44,"url_carre":16,"alt_carre":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2023-08\u002FLe%20dossier%20de%20la%20r%C3%A9daction%20%282%29.png.webp","Le dossier de la rédaction © RCF","\u003Cp>Chaque matin à 7h10, les journalistes de RCF décryptent un sujet d'actualité en profondeur, dans la Matinale RCF.\u003C\u002Fp>\r\n","420000",[48],{"id":19,"name":20,"code":21,"shortname":22,"liveURL":23,"alias":24,"region":49,"channelId":28},{"id":26,"name":27},"https:\u002F\u002Faudio.audiomeans.fr\u002Fguid\u002F{source_code}\u002F\u002Fc1ad1ca9154adab7c75138416a8e660e8a2478eb76ee56b13c59cd4a791c6369.mp3",{"podcast_not_roll":52},false,{"id":54,"type":55,"name":56,"alias":57,"description":58},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[60],{"id":61,"target_paragraph_type":62,"target_wysiwyg":63},"33606","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>D&rsquo;ordinaire au printemps, les collines des coteaux du lyonnais sont comme enneig&eacute;es de fleurs d&rsquo;arbres fruitiers en train de bourgeonner.\u003C\u002Fstrong> \u003Cem>\"Mais en deux jours, tout a grill&eacute;\"\u003C\u002Fem>, constate Alain Coquard. En parcourant les all&eacute;es de son verger, le producteur de fruits install&eacute; &agrave; Bessenay (Rh&ocirc;ne) ne peut que constater les d&eacute;g&acirc;ts du gel. \u003Cem>\"Dans la fleur, il y a un pistil qui deviendra une cerise, \u003C\u002Fem>explique-t-il en cueillant un bourgeon. \u003Cem>Ce pistil devrait &ecirc;tre vert, mais il est noir. Donc il n&rsquo;y aura pas de f&eacute;condation, et donc pas de cerise.\"\u003C\u002Fem>&nbsp;Comme lui, de nombreux agriculteurs fran&ccedil;ais ont &eacute;t&eacute; affect&eacute;s par les nuits gel&eacute;es du d&eacute;but du mois d&rsquo;avril. \u003Cem>\"On avait mis des bougies pour essayer de r&eacute;chauffer le verger, on avait fait br&ucirc;ler du bois dans des braseros mais les temp&eacute;ratures &eacute;taient trop basses\"\u003C\u002Fem>, raconte Alain Coquard.\u003Cp>\u003Cimg alt=\"img_5762.jpg\" src=\"\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fradios\u002Frcfnational\u002Fimg_5762.jpg\" style=\"width:461px;height:600px;\">\u003Cbr>\nCr&eacute;dit photo : Clotilde Dumay\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>Seulement 30% des viticulteurs sont assur&eacute;s\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Pour venir en aide aux producteurs en difficult&eacute;, le Premier ministre, Jean Castex, a annonc&eacute; la cr&eacute;ation d&rsquo;un fonds de solidarit&eacute; exceptionnel &agrave; hauteur d&rsquo;un milliard d&rsquo;euros.\u003C\u002Fstrong> Un coup de pouce bienvenu, m&ecirc;me si, d&rsquo;apr&egrave;s Thierry Pouch, les d&eacute;g&acirc;ts se chiffrent &agrave; pr&egrave;s de 3 milliards d&rsquo;euros. Le responsable des &eacute;tudes &eacute;conomiques &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e permanente des chambres d&rsquo;agriculture pense qu&rsquo;au-del&agrave; des aides d&rsquo;urgence, il faut aussi r&eacute;former le syst&egrave;me d&rsquo;assurance. \u003Cem>\"Il y avait une grosse incertitude d&egrave;s les premiers lendemains du gel puisqu&rsquo;on savait que des agriculteurs &eacute;taient soit peu assur&eacute;s soit non &eacute;ligibles au r&eacute;gime de calamit&eacute;s agricoles,\u003C\u002Fem> explique l&rsquo;&eacute;conomiste. \u003Cem>Par exemple, seulement 30 % des viticulteurs sont assur&eacute;s car cela a un co&ucirc;t, et que les &eacute;pisodes climatiques ne le justifient pas forc&eacute;ment. Et puis les compagnies d&rsquo;assurances ont parfois du mal &agrave; s&rsquo;engager pour couvrir un agriculteur souvent expos&eacute; &agrave; des al&eacute;as importants. Il faut donc encore progresser pour d&eacute;ployer des dispositifs d&rsquo;assurance et de gestion des risques. D&rsquo;ailleurs, c&rsquo;est une partie du plan du Premier ministre.\"\u003C\u002Fem>&nbsp;En attendant, Thierry Pouch anticipe une hausse des prix de certains fruits comme les cerises ou les abricots, mais pas forc&eacute;ment des bouteilles de vin.\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>Un bourgeonnement pr&eacute;coce\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Va-t-il alors falloir s&rsquo;habituer &agrave; ce ph&eacute;nom&egrave;ne&nbsp;? En r&eacute;alit&eacute;, les &eacute;pisodes de gel au mois d&rsquo;avril ne sont pas anormaux, d&rsquo;apr&egrave;s Jean-Marc Touzard. \u003C\u002Fstrong>En revanche, le directeur de recherche &agrave; l'Institut national de la recherche agronomique (INRAE) explique que les bourgeons se forment de plus en plus t&ocirc;t, &agrave; cause du r&eacute;chauffement climatique. Les p&eacute;riodes de gel sont donc d&rsquo;autant plus redoutables &agrave; cette &eacute;poque. Et le ph&eacute;nom&egrave;ne pourrait devenir r&eacute;current&nbsp;: \u003Cem>\"Soit on arrive &agrave; stabiliser la temp&eacute;rature sur Terre &agrave; partir de 2050, soit on ne r&eacute;duit pas nos &eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre, et on gagne quatre ou cinq degr&eacute;s d&rsquo;ici 2100, indique le chercheur. Or, au fur et &agrave; mesure que la temp&eacute;rature moyenne augmente, l&rsquo;instabilit&eacute; du climat augmente, avec des &eacute;v&eacute;nements extr&ecirc;mes.\"\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>Des strat&eacute;gies d&rsquo;adaptation\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Avec l&rsquo;INRAE, Jean-Marc Touzard travaille donc, depuis une dizaine d&rsquo;ann&eacute;es, sur les cons&eacute;quences du changement climatique sur les vignobles.\u003C\u002Fstrong> Et il r&eacute;fl&eacute;chit &agrave; des solutions pour s&rsquo;adapter&nbsp;: \u003Cem>\"Par exemple, on va chercher &agrave; avoir des c&eacute;pages plus tardifs, qui vont faire moins de sucre et plus d&rsquo;acidit&eacute;, et qui vont s&rsquo;adapter &agrave; des hausses de temp&eacute;ratures, d&eacute;taille le chercheur. On peut aussi jouer sur des pratiques de culture, notamment en modifiant la taille de la vigne pour faire en sorte qu&rsquo;elle soit plus haute et donc la prot&eacute;ger du gel. On peut &eacute;galement jouer sur la gestion du sol, ou bien s&rsquo;adapter en r&eacute;fl&eacute;chissant &agrave; une mani&egrave;re de relocaliser les cultures, en choisissant des parcelles moins expos&eacute;es, avec des sols plus profonds. Il n&rsquo;y a pas de solution unique. Il faut combiner ces diff&eacute;rents leviers.\"\u003C\u002Fem> Des strat&eacute;gies qui pourraient d&rsquo;ailleurs, selon Jean-Marc Touzard, &ecirc;tre reprises par les autres agriculteurs, notamment les arboriculteurs.&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>En attendant, Alain Coquard va essayer de sauver les quelques fruits qui lui restent pour la saison. \u003C\u002Fstrong>\u003Cem>\"On va minimiser l&rsquo;entretien, c&rsquo;est-&agrave;-dire tout ce qui est broyage, d&eacute;sherbage, travail du sol,\u003C\u002Fem> pr&eacute;cise le producteur du Rh&ocirc;ne. \u003Cem>Limiter les interventions sur les arbres, m&ecirc;me s&rsquo;il faut continuer &agrave; les entretenir pour &eacute;viter les attaques de parasites. Il faut attendre que la floraison se termine, et que la f&eacute;condation soit faite pour voir ce qu&rsquo;il reste. On va continuer, on ne peut pas s&rsquo;arr&ecirc;ter. Cela fait partie des al&eacute;as du m&eacute;tier.\"\u003C\u002Fem>\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]