[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"author":7,"title":8,"meta_title":8,"og_title":8,"description":9,"meta_description":9,"og_description":9,"changed":10,"changed_time":11,"full_changed_time":12,"created":10,"visual":13,"radios":17,"episode":29,"category":52,"body":58},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fderriere-lengouement-pour-les-formations-de-soins-la-desillusion-des-soignants","19676","Clara Gabillet","Derrière l'engouement pour les formations de soins, la désillusion des soignants","En pleine épidémie, 10 % des inscrits sur la plateforme Parcoursup ont demandé à intégrer une formation en soins infirmiers. Mais l’engouement se dégonfle souvent une fois en études. ","20 avril 2021","10:40","2021-04-20T10:40:33+02:00",{"url":14,"alt":15,"url_carre":16,"alt_carre":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fvladimir-fedotov-ylmpk-xa1cm-unsplash.jpg.webp","DR","",[18],{"id":19,"name":20,"code":21,"shortname":22,"liveURL":23,"alias":24,"region":25,"channelId":28},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":26,"name":27},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":30,"type":31,"title":8,"digas":32,"published":10,"datetime":33,"description":9,"url_linked_article":5,"presenters":34,"visual":35,"show":37,"duration":45,"radios":46,"audio_file":49,"rolls":50},"16719","episode","UA-172217","2021-04-20T07:13:00+02:00",[7],{"alt":15,"url":36,"url_carre":24,"copyright":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-06\u002Fvladimir-fedotov-ylmpk-xa1cm-unsplash.jpg.webp",{"id":38,"title":39,"alias":40,"visual":41,"description":44},"4433","Le dossier de la rédaction","\u002Factualite\u002Fle-dossier-de-la-redaction",{"url":42,"alt":43,"url_carre":16,"alt_carre":16},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2023-08\u002FLe%20dossier%20de%20la%20r%C3%A9daction%20%282%29.png.webp","Le dossier de la rédaction © RCF","\u003Cp>Chaque matin à 7h10, les journalistes de RCF décryptent un sujet d'actualité en profondeur, dans la Matinale RCF.\u003C\u002Fp>\r\n","420000",[47],{"id":19,"name":20,"code":21,"shortname":22,"liveURL":23,"alias":24,"region":48,"channelId":28},{"id":26,"name":27},"https:\u002F\u002Faudio.audiomeans.fr\u002Fguid\u002F{source_code}\u002F\u002F002d9bacb3268e1b4c25b82e09d795d589efa695c278998a34369652ccf50898.mp3",{"podcast_not_roll":51},false,{"id":53,"type":54,"name":55,"alias":56,"description":57},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[59],{"id":60,"target_paragraph_type":61,"target_wysiwyg":62},"33650","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>Les formations de soignants ont le vent en poupe. \u003Cstrong>10% des inscrits sur la plateforme Parcoursup, pour faire ses voeux apr&egrave;s le bac, ont demand&eacute; &agrave; int&eacute;grer un institut de formation en soins infirmiers. \u003C\u002Fstrong>Ce sont les &eacute;tudes les plus demand&eacute;es depuis trois ans. En pleine &eacute;pid&eacute;mie de Covid-19, cela semble &ecirc;tre une bonne nouvelle. Mais l&rsquo;engouement se d&eacute;gonfler souvent une fois la formation int&eacute;gr&eacute;e.&nbsp;\u003Ch2>\u003Cstrong>La d&eacute;ception durant les stages\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>C&rsquo;est un sentiment de d&eacute;sillusion qui se d&eacute;gage chez des &eacute;tudiantes infirmi&egrave;res. \u003Cstrong>Et parfois il ne faut m&ecirc;me pas avoir termin&eacute; ses &eacute;tudes pour &ecirc;tre confront&eacute; &agrave; une r&eacute;alit&eacute; difficile, pendant les stages.\u003C\u002Fstrong> \u003Cem>\"En stage, il manque de personnel, de mat&eacute;riel, donc on compense. Quand il n'y a rien qui va dans le service, avoir un &eacute;tudiant en plus, c&rsquo;est la goutte d&rsquo;eau qui fait d&eacute;border le vase. Il y a beaucoup de d&eacute;sillusion chez les &eacute;tudiants en soins infirmiers\"\u003C\u002Fem>, d&eacute;plore&nbsp;Bleuenn Laot, &eacute;tudiante infirmi&egrave;re et pr&eacute;sidente de la f&eacute;d&eacute;ration nationale des &eacute;tudiants en soins infirmiers.\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>Une fois le dipl&ocirc;me obtenu, certaines infirmi&egrave;res changent de m&eacute;tier\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>Les conditions de travail sont point&eacute;es du doigt, les salaires jug&eacute;s trop bas. Certaines infirmi&egrave;res quittent la France pour travailler &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, au Luxembourg par exemple o&ugrave; leur salaire est multipli&eacute; par deux. \u003Cstrong>D&rsquo;autres quittent carr&eacute;ment la profession.\u003C\u002Fstrong> \u003Cem>\"Vous avez 30 % des jeunes infirmiers dipl&ocirc;m&eacute;s qui abandonnent le m&eacute;tier dans les 5 ans qui suivent le dipl&ocirc;me parce qu'ils sont d&eacute;go&ucirc;t&eacute;s des conditions dans lesquelles on veut les faire travailler\"\u003C\u002Fem>, affirme&nbsp;Thierry Amouroux, le porte parole du syndicat national des professionnels infirmiers.&nbsp;Avec les n&eacute;gociations du S&eacute;gur de la sant&eacute;, les infirmi&egrave;res ont pu obtenir une revalorisation de leur salaire de 183 euros net par mois. Mais rien n&rsquo;a &eacute;t&eacute; ajout&eacute; pour celles qui travaillent en r&eacute;animation.&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>5 internes en m&eacute;decine se sont suicid&eacute;s depuis le d&eacute;but de l'ann&eacute;e\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>Pour d&rsquo;autres personnes, d&rsquo;autres corps de m&eacute;tier, la situation peut-&ecirc;tre encore plus dramatique, au point de mettre fin &agrave; ses jours. \u003Cstrong>Depuis le d&eacute;but de l&rsquo;ann&eacute;e, 5 internes en m&eacute;decine se sont suicid&eacute;s &agrave; cause d&rsquo;une surcharge de travail.\u003C\u002Fstrong> Une mobilisation a eu lieu samedi devant le minist&egrave;re de la Sant&eacute; &agrave; Paris pour leur rendre hommage. \u003Cem>\"La vocation d&rsquo;&ecirc;tre aupr&egrave;s des patients est si forte qu&rsquo;on a d&ucirc; d&eacute;plorer 5 d&eacute;c&egrave;s d&rsquo;internes. Ils voulaient tout donner aux patients, et on a un &eacute;puisement r&eacute;el. &Ecirc;tre &eacute;puis&eacute; au travail c&rsquo;est dangereux pour les soignants et les patients\",&nbsp;\u003C\u002Fem>d&eacute;plore Ga&euml;tan Casanova, pr&eacute;sident de l&rsquo;Intersyndicale nationale des internes.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Lui-m&ecirc;me interne en anesth&eacute;sie et r&eacute;animation &agrave; Paris, la crise sanitaire a renforc&eacute; son engagement face &agrave; un h&ocirc;pital public qui a r&eacute;v&eacute;l&eacute; ses limites.\u003C\u002Fstrong> \u003Cem>\"Ce sentiment de devoir est devenu encore plus fort pour moi car je suis inquiet pour la prise en charge des patients. Quand on a des soignants qui sont &eacute;puis&eacute;s, c&rsquo;est l&rsquo;h&ocirc;pital qui meurt et si l'h&ocirc;pital meurt, il entra&icirc;ne avec lui les patients\"\u003C\u002Fem>, alerte-t-il.\u003C\u002Fp>\u003Ch2>\u003Cstrong>Une mise en lumi&egrave;re de services essentiels\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>La crise sanitaire a modifi&eacute; la fa&ccedil;on de travailler de nombreux m&eacute;decins et elle a pu mettre en lumi&egrave;re des services essentiels.\u003C\u002Fstrong> &Agrave;&nbsp;commencer par la r&eacute;animation, le dernier maillon de la cha&icirc;ne de soin. \u003Cem>\"Si on me disait que mon m&eacute;tier futur n&rsquo;&eacute;tait que de faire de la prise en charge de malades Covid, je changerai parce que l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de la r&eacute;animation c&rsquo;est la polyvalence. Mais c&rsquo;est pas d&eacute;sagr&eacute;able de sauver la vie de quelqu&rsquo;un et de lui offrir des jours ou mois suppl&eacute;mentaires de vie\"\u003C\u002Fem>, affirme&nbsp;le professeur Damien Roux, m&eacute;decin interniste dans le service de r&eacute;animation de l&rsquo;h&ocirc;pital Louis Mourier &agrave; Colombes dans les Hauts-de-Seine.&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>Un dernier maillon essentiel donc alors que les services de r&eacute;animation continuent d&rsquo;&ecirc;tre satur&eacute;s. Pourtant, les d&eacute;parts de soignants existent. \u003Cstrong>Pr&egrave;s de 3 % d&rsquo;entre eux auraient quitt&eacute; leur poste apr&egrave;s la premi&egrave;re vague, selon une enqu&ecirc;te du Syndicat des m&eacute;decins r&eacute;animateurs.\u003C\u002Fstrong>\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]