[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"author":7,"title":8,"meta_title":8,"og_title":8,"description":9,"meta_description":9,"og_description":9,"changed":10,"changed_time":11,"full_changed_time":12,"created":10,"visual":13,"radios":16,"category":28,"body":34},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fdelit-de-solidarite-quand-tendre-la-main-aux-migrants-mene-au-tribunal","29264","Anne Kerléo","Délit de solidarité: quand tendre la main aux migrants mène au tribunal","Alors que les députés examinent le projet de loi asile-immigration, le Président de la République a évoqué une possible \"adaptation\" du \"délit de solidarité\", mais pas sa suppression. ","19 avril 2018","17:51","2018-04-19T17:51:32+02:00",{"url":14,"alt":15,"url_carre":15,"alt_carre":15},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fdelinquants-solidaires.jpg.webp","",[17],{"id":18,"name":19,"code":20,"shortname":21,"liveURL":22,"alias":23,"region":24,"channelId":27},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":25,"name":26},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":29,"type":30,"name":31,"alias":32,"description":33},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[35],{"id":36,"target_paragraph_type":37,"target_wysiwyg":38},"43238","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>Alors que \u003Cstrong>les d&eacute;put&eacute;s examinent cette semaine le&nbsp;projet de loi sur l&rsquo;asile et l&rsquo;immigration,\u003C\u002Fstrong> le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, lors de son interview &agrave; Mediapart et BFMTV dimanche soir a &eacute;voqu&eacute;&nbsp;la \u003Cstrong>possibilit&eacute; d&rsquo;une &ldquo;adaptation&rdquo; du &ldquo;d&eacute;lit de solidarit&eacute;&rdquo;\u003C\u002Fstrong>. &laquo;Ceux qui sauvent des vies, a-t-il dit, ceux qui sont en situation de faire un geste d&rsquo;humanit&eacute;, ne doivent pas &ecirc;tre condamn&eacute;s, mais ceux qui aident consciemment ou inconsciemment les passeurs, je ne vais pas les affranchir du d&eacute;lit de solidarit&eacute;&raquo;. Les associations d'aide aux migrants demandent, elle, l'abrogation de ce d&eacute;lit.&nbsp;\u003Cp>\u003Cstrong>Pierre-Alain Mannoni, chercheur au CNRS &agrave; Nice a &eacute;t&eacute; poursuivi et condamn&eacute; &agrave; deux mois de prison avec sursis pour \"aide &agrave; la circulation d'&eacute;trangers en situation irr&eacute;guli&egrave;re\"\u003C\u002Fstrong>.&nbsp;En octobre 2016, il avait transport&eacute; dans son v&eacute;hicule trois jeunes Erythr&eacute;ennes pour les conduire &agrave; Marseille pour qu'elles puissent recevoir des soins m&eacute;dicaux. \"On m'a condamn&eacute; avec cette loi qui avait &eacute;t&eacute; &eacute;crite pour les passeurs, explique-t-il. Dans mon affaire, il n'y a eu aucune ambiguit&eacute;, il &eacute;tait clair d&egrave;s le d&eacute;but qu'il n'y avait pas de questions d'argent, que c'&eacute;tait un geste humanaitaire, que je me suis retrouv&eacute; face &agrave; des personnes en d&eacute;tresse. Et pourtant j'ai &eacute;t&eacute; condamn&eacute;\".&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Violaine Carr&egrave;re du&nbsp;\u003Ca href=\"http:\u002F\u002Fgisti.org\" target=\"_blank\">Gisti\u003C\u002Fa>&nbsp;explique qu'il \"n'existe pas dans le code p&eacute;nal une infraction ou un d&eacute;lit qui consisterait &agrave; manifester de la solidarit&eacute;\u003C\u002Fstrong>. En revanche, il existe un article, l'article L 622-4 du CESEDA, le code des &eacute;trangers, qui pr&eacute;voit le fait de pouvoir poursuivre \"toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilit&eacute; ou tent&eacute; de faciliter l'entr&eacute;e, la circulation ou le s&eacute;jour irr&eacute;gulier d'un &eacute;tranger en France\". L'expression \"d&eacute;lit de solidarit&eacute;\" a &eacute;t&eacute; forg&eacute;e par le Gisti \"quand on cherche comment parler aux gens de choses techniques et juridiques, on est amen&eacute; &agrave; rfl&eacute;chir &agrave; la meilleure fa&ccedil;on d'en parler et on s'est dit que le mot solidarit&eacute; &eacute;tait clair. Ca veut dire : \"je me sens en responsabilit&eacute; de traiter de fa&ccedil;on humaine une personne que je consid&egrave;re comme mon &eacute;gal\". Nous voulions d&eacute;noncer le fait que la solidarit&eacute; puisse &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme une faute, comme quelque chose &agrave; condamner\".&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Cp>Christian Mellon, j&eacute;suite du&nbsp;\u003Ca href=\"http:\u002F\u002Fceras-projet.org\" target=\"_blank\">CERAS\u003C\u002Fa>, convoque le Cat&eacute;chisme de l'Eglise catholique (article 2242), pour&nbsp;\u003Cstrong>rappeler aux chr&eacute;tiens leur devoir de solidarit&eacute; envers et contre tout\u003C\u002Fstrong>: \"le citoyen est oblig&eacute; en conscience, de ne pas suivre les prescriptions des autorit&eacute;s civiles, quand ces pr&eacute;ceptes sont contraires aux exigences de l'ordre moral, aux droits fondamentaux des personnes ou aux enseignements de l'Evangile\".&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]