[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":9,"visual":12,"radios":16,"episode":28,"category":52,"body":58},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fcrise-au-belarus-quelle-reponse-europeenne","22641","Crise au Bélarus : quelle réponse européenne ?","Une profonde crise secoue actuellement la Biélorussie en raison de la réélection contestée du président Loukachenko.  Que peut faire l'Union européenne dans ce contexte tendu ?   ","8 septembre 2020","10:55","2020-09-08T10:55:31+02:00",{"url":13,"alt":14,"url_carre":15,"alt_carre":15},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fedouard_simon_rcf_27_4.jpg.webp","DR","",[17],{"id":18,"name":19,"code":20,"shortname":21,"liveURL":22,"alias":23,"region":24,"channelId":27},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":25,"name":26},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":29,"type":30,"title":7,"digas":31,"published":9,"datetime":32,"url_linked_article":5,"presenters":33,"visual":35,"show":37,"duration":45,"radios":46,"audio_file":49,"rolls":50},"61227","episode","PR-22864","2020-09-08T00:00:00+02:00",[34],"Edouard Simon",{"alt":14,"url":36,"url_carre":23,"copyright":15},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-06\u002Fedouard_simon_rcf_27_4.jpg.webp",{"id":38,"title":39,"alias":40,"visual":41,"description":44},"2920","Les experts de l'international","\u002Factualite\u002Fles-experts-de-linternational",{"url":42,"alt":43,"url_carre":15,"alt_carre":15},"https:\u002F\u002Fassets-prep.radiorcf.com\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fassets\u002F2021-07\u002FVignette-thematique_ACTUALITE_7.png.webp","Émission Les experts de l'international © RCF","\u003Cp>Chaque mardi à 7h20 dans la matinale, l'actualité internationale et européenne vue par Édouard Simon,&nbsp;directeur du bureau de Bruxelles du think tank \u003Ca href=\"https:\u002F\u002Fconfrontations.org\u002F\" target=\"_blank\">Confrontations Europe\u003C\u002Fa> et Yann Mens, rédacteur en chef international d’\u003Ca href=\"https:\u002F\u002Fwww.alternatives-economiques.fr\u002F\" rel=\" noopener\" target=\"_blank\">Alternatives Economiques\u003C\u002Fa>.\u003C\u002Fp>\r\n","199752",[47],{"id":18,"name":19,"code":20,"shortname":21,"liveURL":22,"alias":23,"region":48,"channelId":27},{"id":25,"name":26},"https:\u002F\u002Faudio.audiomeans.fr\u002Fguid\u002F{source_code}\u002F\u002F798201a53426c7aea85555a70dc8bcf44af762789f805166eb11b4249f0d5378.mp3",{"podcast_not_roll":51},false,{"id":53,"type":54,"name":55,"alias":56,"description":57},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[59],{"id":60,"target_paragraph_type":61,"target_wysiwyg":62},"36615","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>On a tendance &agrave; l&rsquo;oublier, mais &agrave; 3 heures de Paris en avion, 2h de Berlin ou 1h de Varsovie se trouve la derni&egrave;re v&eacute;ritable dictature europ&eacute;enne\u003C\u002Fstrong>. Situ&eacute;e au Sud des Etats Baltes et &agrave; l&rsquo;Est de la Pologne, faisant ainsi tampon entre l&rsquo;Union europ&eacute;enne et la Russie, le B&eacute;larus est dirig&eacute; d&rsquo;une main de fer depuis 1994 par Alexandre Loukachenko, qui, jusqu&rsquo;&agrave; cet &eacute;t&eacute;, &eacute;tait assez peu contest&eacute; par la population. Mais la derni&egrave;re campagne pr&eacute;sidentielle qui l&rsquo;opposait &agrave; Svetlana Tikhanovska&iuml;a a fait voler le fragile &eacute;quilibre du pays. A l&rsquo;issue d&rsquo;une campagne au cours de laquelle une v&eacute;ritable ferveur populaire est n&eacute;e autour de Mme Tikhanovska&iuml;a, des r&eacute;sultats sans nul doute truqu&eacute;s ont &eacute;t&eacute; annonc&eacute;s proclamant la \u003Cstrong>r&eacute;&eacute;lection de Victor Loukachenko avec plus de 80% des voix. Depuis lors, une foule pacifique compacte manifeste pour obtenir le d&eacute;part du dernier dictateur d&rsquo;Europe au son de &laquo;&nbsp;Mury&nbsp;&raquo;, l&rsquo;hymne de Solidarnosc dont on f&ecirc;te cette ann&eacute;e les 40 ans\u003C\u002Fstrong>. Cela fera un mois demain que les B&eacute;larusses sont dans la rue par dizaine de milliers, et ce malgr&eacute; la terrible r&eacute;pression, les arrestations, les cas document&eacute;s de torture. Le Belarus est peut-&ecirc;tre en train de vivre son 1989.\u003Cp>\u003Cstrong>La r&eacute;action de l&rsquo;UE ne semble pas tout &agrave; fait &agrave; la hauteur de la crise au Belarus\u003C\u002Fstrong>. Ne reconnaissant pas le r&eacute;sultat des &eacute;lections du 9 ao&ucirc;t dernier, les 27 ont convenu d&rsquo;arr&ecirc;ter des sanctions contre les dirigeants b&eacute;larusses et r&eacute;clam&eacute; l&rsquo;arr&ecirc;t des violences. Il me semble qu&rsquo;il y a deux explications &agrave; la faiblesse de cette r&eacute;action. \u003Cstrong>D&rsquo;une part, les Europ&eacute;ens ne peuvent pas se permettre de reproduire les erreurs de 2014 dans la gestion de la crise ukrainienne\u003C\u002Fstrong>. Si les Europ&eacute;ens entendent s&rsquo;investir pour soutenir la soci&eacute;t&eacute; civile b&eacute;larusse (ce qui correspondrait aux valeurs dont ils se r&eacute;clament), alors ils doivent &ecirc;tre pr&ecirc;ts &agrave; assumer leur position et affronter la r&eacute;action de la Russie. Ce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas su faire en 2014. \u003Cstrong>L&rsquo;autre raison de la faible r&eacute;action europ&eacute;enne est plus prosa&iuml;que&nbsp;: l&rsquo;unanimit&eacute; pr&eacute;vaut en politique &eacute;trang&egrave;re et la crise du B&eacute;larus arrive au m&ecirc;me moment que la crise gr&eacute;co-turque en m&eacute;diterran&eacute;e orientale qui divise profond&eacute;ment l&rsquo;Europe.\u003C\u002Fstrong> Le B&eacute;larus est en quelque sorte la victime collat&eacute;rale de cet autre conflit.\u003C\u002Fp>\u003Cp>\u003Cstrong>Quelle issue peut-on esp&eacute;rer &agrave; cette crise&nbsp;?&nbsp;\u003C\u002Fstrong>C&rsquo;est toujours difficile de r&eacute;pondre &agrave; ce type de question,&nbsp;mais \u003Cstrong>il est difficile d&rsquo;imaginer un simple retour au calme\u003C\u002Fstrong>. Encore une fois, comme avec l&rsquo;Ukraine en 2014, \u003Cstrong>la Russie est un acteur qui sera majeur pour l&rsquo;avenir politique du B&eacute;larus\u003C\u002Fstrong>. Loukachenko est un alli&eacute; de Poutine et le B&eacute;larus joue le r&ocirc;le de zone tampon avec l&rsquo;OTAN. Poutine pourrait probablement accepter le d&eacute;part de Loukachenko si sa situation devient intenable, mais jamais il ne pourra accepter la mise en place d&rsquo;un r&eacute;gime ou d&rsquo;un gouvernement ouvertement pro-occidental. Reste &agrave; savoir quel r&ocirc;le veulent jouer les Europ&eacute;ens.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]