[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":12,"visual":13,"radios":16,"category":28,"body":34},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fcouleurs-de-lincendie-de-pierre-lemaitre","29631","\"Couleurs de l'incendie\", de Pierre Lemaître","​Christophe Henning nous présente « Couleurs de l’incendie » le livre de Pierre Lemaître, publié chez Albin Michel.","2 mars 2018","10:51","2018-03-02T10:51:28+01:00","1 mars 2018",{"url":14,"alt":15,"url_carre":15,"alt_carre":15},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fsans_titre_5_1.png.webp","",[17],{"id":18,"name":19,"code":20,"shortname":21,"liveURL":22,"alias":23,"region":24,"channelId":27},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":25,"name":26},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":29,"type":30,"name":31,"alias":32,"description":33},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[35],{"id":36,"target_paragraph_type":37,"target_wysiwyg":38},"43605","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>\u003Cstrong>Couleurs de l&rsquo;incendie, c&rsquo;est la suite de &laquo;&nbsp;Au revoir, l&agrave;-haut&nbsp;&raquo;, prix Goncourt 2013, roman extraordinaire, loufoque, historique, qui foisonnait d&eacute;j&agrave; de personnages,\u003C\u002Fstrong> et notamment de deux poilus de la Grande Guerre qui faisaient fortune en vendant des monuments aux morts. Si vous n&rsquo;aviez pas lu ce livre vendu &agrave; plus d&rsquo;un million d&rsquo;exemplaires, vous avez peut-&ecirc;tre vu cet automne le film &eacute;pique et &eacute;ponyme qu&rsquo;en a tir&eacute; Albert Dupontel, attirant quelques deux millions de spectateurs. Bref&nbsp;: que vous vous souveniez du premier livre ou pas, vous vous r&eacute;galerez avec Couleurs de l&rsquo;incendie, deuxi&egrave;me opus d&rsquo;une trilogie qui d&eacute;peint la premi&egrave;re moiti&eacute; du XXe si&egrave;cle&nbsp;: apr&egrave;s 14-18, rendez-vous donc avec la crise de 1929, la mont&eacute;e du nazisme et autres joyeuset&eacute;s que nous r&eacute;servait l&rsquo;histoire, mais attention&nbsp;: avec Pierre Lema&icirc;tre, loin d&rsquo;une &eacute;tude sociale de l&rsquo;&eacute;poque, les personnages forment une vraie galerie de portraits.\u003Cbr>\n\u003Cstrong>&nbsp;\u003Cbr>\nIl faut dire que c&rsquo;est un livre &eacute;pais&hellip; plus de 500 pages, mais on ne perd jamais le fil qui se d&eacute;roule un peu comme les feuilletons d&rsquo;antan, comme les s&eacute;ries t&eacute;l&eacute; d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, \u003C\u002Fstrong>avec une sc&egrave;ne extraordinaire pour ouvrir l&rsquo;histoire, lors de l&rsquo;enterrement en grandes pompes de Marcel P&eacute;ricourt, banquier de son &eacute;tat. Bien s&ucirc;r, vous l&rsquo;avez compris&nbsp;: la banque, l&rsquo;argent, et aussi la politique, l&rsquo;amour tout est r&eacute;uni pour des intrigues rocambolesques&hellip; La veuve &eacute;plor&eacute;e n&rsquo;y conna&icirc;t rien en mati&egrave;re boursi&egrave;re, son fiston &eacute;pris d&rsquo;une diva, genre Castafiore, un ancien banquier qui se lance dans l&rsquo;industrie a&eacute;ronautique, le politicien v&eacute;reux qui pr&eacute;side la commission contre la fraude fiscale, sans oublier quelques monte en l&rsquo;air et autres margoulins pour fracturer des coffres fort, voler des plans et pr&eacute;parer des mauvais coups. Quand je vous disais qu&rsquo;on se laisse prendre&nbsp;: les rebondissements s&rsquo;encha&icirc;nent et on ne l&acirc;che pas le livre&hellip;\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\n\u003Cstrong>Ce qui est surprenant, c&rsquo;est que le Goncourt 2017, attribu&eacute; &agrave; Eric Vuillard pour &laquo;&nbsp;L&rsquo;ordre du jour&nbsp;&raquo; chez Actes Sud est l&rsquo;exact contraire\u003C\u002Fstrong>&nbsp;: il &eacute;voque les m&ecirc;mes th&egrave;mes&nbsp; - mais sous la forme de l&rsquo;histoire vraie, d&rsquo;un r&eacute;cit gla&ccedil;ant. Les deux Goncourt sont d&rsquo;accord&nbsp;: &laquo;&nbsp;C&rsquo;&eacute;tait un signe de l&rsquo;&eacute;poque&nbsp;: elle &eacute;tait devenue terriblement brutale&nbsp;&raquo;. Quant au style tout les oppose&nbsp;: alors que &laquo;&nbsp;L&rsquo;ordre du jour&nbsp;&raquo; est &eacute;crit au scalpel, l&rsquo;&eacute;criture de Pierre Lema&icirc;tre est jubilatoire, p&eacute;tillante, &eacute;bouriffante. Il fait froid, profitez-en pour rester bien au chaud avec un bon livre. C&rsquo;est dr&ocirc;le, c&rsquo;est tr&eacute;pidant, c&rsquo;est r&eacute;jouissant&nbsp;: c&rsquo;est un bon roman.\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\n"]