[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$4btUnHcLHF":3},{"type":4,"alias":5,"id":6,"title":7,"meta_title":7,"og_title":7,"description":8,"meta_description":8,"og_description":8,"changed":9,"changed_time":10,"full_changed_time":11,"created":9,"visual":12,"radios":16,"category":28,"body":34},"article","\u002Farticles\u002Factualite\u002Fcomment-jai-tue-son-pere","26844","\"Comment j’ai tué son père\"","Règlement de compte littéraire entre Martin Hirsch et le jeune écrivain Edouard Louis.","21 mars 2019","12:29","2019-03-21T12:29:11+01:00",{"url":13,"alt":14,"url_carre":15,"alt_carre":15},"https:\u002F\u002Fmedia.rcf.fr\u002Fsites\u002Fdefault\u002Ffiles\u002Fstyles\u002F{style_name}\u002Fpublic\u002F2021-07\u002Fimg_7205.jpg.webp","Christophe Henning","",[17],{"id":18,"name":19,"code":20,"shortname":21,"liveURL":22,"alias":23,"region":24,"channelId":27},"9","RCF","RCFNational","National","\u002F\u002Frcf.streamakaci.com\u002Frcfdigital.mp3",null,{"id":25,"name":26},"33500","France","UCNce7rDfA-1fKpO-r1Rf-Dw",{"id":29,"type":30,"name":31,"alias":32,"description":33},"1","category","Actualité","\u002Factualite","\u003Cp>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\n\u003Cstyle type=\"text\u002Fcss\">\u003C!--td {border: 1px solid #cccccc;}br {mso-data-placement:same-cell;}-->\r\n\u003C\u002Fstyle>\r\nConsultez en temps réel toute l'actualité : locale, nationale et internationale, avec la juste distance et un regard tourné vers l'espérance\u003C\u002Fp>\r\n",[35],{"id":36,"target_paragraph_type":37,"target_wysiwyg":38},"40818","wysiwyg_paragraph","\u003Cp>Il y a quelques mois, le jeune &eacute;crivain Edouard Louis r&eacute;v&eacute;lait qui avait tu&eacute; son p&egrave;re&nbsp;: c&rsquo;&eacute;tait le RSA &ndash; le revenu de solidarit&eacute; active, cr&eacute;&eacute; en 2009 -, qui aurait contraint la victime malade &agrave; travailler dans des conditions insupportables. Noir sur blanc, il d&eacute;signait le meurtrier &ndash; Martin Hirsch - qui avait utilis&eacute; cette \"arme\" qu&rsquo;&eacute;tait le RSA pour achever le paternel. \u003Cstrong>Sauf que&hellip; le p&egrave;re d&rsquo;Edouard Louis est toujours bien vivant, que le livre m&ecirc;le fiction et analyse socio-&eacute;conomique et s&rsquo;en prend nomm&eacute;ment aux responsables politiques&hellip; C&rsquo;est &agrave; travers un roman que l&rsquo;accus&eacute; Martin Hirsch a voulu r&eacute;pondre.\u003C\u002Fstrong>\u003Cbr>\n&nbsp;\u003Ch2>C&rsquo;est &agrave; la fois un roman social et un r&egrave;glement de compte&nbsp;?\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Le patron des h&ocirc;pitaux de Paris aurait pu laisser tomber&nbsp;: sauf que, pour Martin Hirsch, r&eacute;p&eacute;ter sur tous les tons qu&rsquo;il a tu&eacute; &ndash; m&ecirc;me symboliquement &ndash; le p&egrave;re d&rsquo;Edouard Louis, il en reste toujours quelque chose. \u003C\u002Fstrong>Roman social aussi parce qu&rsquo;il met en sc&egrave;ne l&rsquo;invention du RSA, au caf&eacute; de l&rsquo;Avenir, dans une petite commune de Picardie, avec, en quelque sorte, le bon sens populaire. Roman jubilatoire aussi, puisque l&rsquo;auteur se met en sc&egrave;ne, lui le gentil gar&ccedil;on, le h&eacute;raut des politiques sociales, d&eacute;cide, au d&eacute;but du livre, d&rsquo;entacher ce portrait \"bien sous tous rapports\", en devenant criminel. Bref&nbsp;: recrut&eacute; par une jeune &eacute;crivain pour tuer son p&egrave;re, le brave Martin s&rsquo;&eacute;gare, mais le naturel revient au galop&nbsp;: \"J&rsquo;ai craqu&eacute;. Je me suis senti &agrave; nouveau submerg&eacute;, envahi. Je voulais aider, r&eacute;soudre, sauver&hellip;\" Il est vrai qu&rsquo;il est attachant, le p&egrave;re Ren&eacute;, rev&ecirc;tu de son gilet jaune avant l&rsquo;heure, histoire d&rsquo;&ecirc;tre visible dans une soci&eacute;t&eacute; du profit qui laisse les plus pauvres sur le bord de la route. Et bient&ocirc;t, on s&rsquo;en doute, sur le giratoire en rase campagne. Ca vous rappelle quelque chose&nbsp;?\u003Cbr>\n&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003Ch2>Voil&agrave; certainement le premier roman sur le mouvement des gilets jaunes&nbsp;!\u003C\u002Fh2>\u003Cp>\u003Cstrong>Et sur la d&eacute;mocratie participative qui choisit pour cadre le caf&eacute; de l&rsquo;Avenir pour refaire le monde&nbsp;!\u003C\u002Fstrong> On y ressent l&rsquo;ind&eacute;fectible optimisme de Martin Hirsch et aussi sa passion de \"vrais gens\" - m&ecirc;me s&rsquo;il r&eacute;fute cette expression malheureuse &ndash; lui qui, dans les all&eacute;es du pouvoir, a trop entendu des experts de tous poils qui \"connaissaient quelqu&rsquo;un qui connaissait une personne, qui connaissait un pauvre&hellip;\" Peut-&ecirc;tre Martin Hirsch aurait pu ne pas prendre au pied de la lettre l&rsquo;accusation d&rsquo;Edouard Louis. Cela nous aurait priv&eacute; de ce roman, dr&ocirc;le et instructif, peinture sociale qui tient du polar et de l&rsquo;autofiction. Attention, vous pourriez vite devenir complice&hellip;\u003C\u002Fp>\u003Cp>&nbsp;\u003C\u002Fp>\u003C\u002Fp>\n"]